Quand on perd un objet précieux de la main gauche, on le confie à la main droite.
Le langage n'exprime pas tout de l'homme. La pensée verbale n'est peut-être pas la forme essentielle et ultime de l'intelligence humaine.
On a souvent honoré du titre de sage ceux qui n'ont eu d'autre mérite que de contredire leurs contemporains.
Prudence n'est que l'euphémisme de peur.
La grande révolution dans l'histoire de l'homme, passée, présente et future, est la révolution de ceux qui sont résolus à être libres.
A moins de savoir ce que vous êtes, comment y arriverez-vous ?
Vieillir, c'est ne plus avoir envie de découvrir et se cantonner à la reconnaissance.
Le premier visage au monde est un visage de femme.
Avec la science, il n'y aura plus de superstitions ni de croyances aux miracles, plus de coups d'Etat et de révolutions.
Quand le présent est si absorbant, qui pourrait se tourmenter de l'avenir ?
Le problème, Gérard, c'est que tes sorties de route vont toujours dans le même fossé : celui du fric, des copains dictateurs, du pet foireux et de la miction aérienne, celui des saillies ultralibérales...
Si la force des armes et la vertu d'un traité (Saint-Clair-sur-Epte, 911) sont à l'origine du duché de Normandie, celui-ci se distingue par la vigueur de son particularisme régional, voire ethnique et linguistique. Un même particularisme caractérise toutes les principautés [...] ► Lire la suite
Quand un homme dit de trop belles paroles à sa femme, elle doit prendre garde, car souvent il lui parle ainsi pour apaiser sa mauvaise conscience et la loue par contrition.
Sans expérimentation, une volonté de poser des questions et d'essayer de nouvelles choses, nous deviendrons sûrement statiques, répétitifs, moribonds.
Mes collègues et moi étions engagés dans le travail. Nous avons trouvé différentes façons de gérer la ségrégation.
Il n'y a rien de bon ou de mauvais en soi, c'est la pensée qui rend les choses telles.
La profession d'hypocrite a de merveilleux avantages.
Qui redescend d'une montagne de joyaux les mains vides mérite de mendier sa vie.
L'insignifiance même de la vie oblige l'homme à créer sa propre signification.
Vivez votre vie comme si chacun de vos actes devait devenir une loi universelle.
Pour beaucoup de Français, j'étais, sans doute possible, du nombre de ceux qui avaient déboulonné la statue de François Mitterrand au soir de sa vie, alors que ce n'était pas mon objectif. Une Jeunesse française avait pour ambition de décrire [...] ► Lire la suite
Je me fiche de savoir si le monde entier est contre vous, vous taquine ou dit que vous ne le ferez pas. Croyez en vous, quoi qu'il en soit.
Si on a besoin de moi, je réponds avec mon coeur, ma détermination, mon expérience.
Je suppose que j'étais un mauvais garçon... Oui, oui, j'ai eu beaucoup de femmes dans ma vie.
Je considère la peine de mort comme une institution sauvage et immorale qui porte atteinte aux fondements morales et juridiques de la société.
Le monde dans lequel nous vivons, est violent. Je ne suis pas pour essayer de le cacher ou de le couvrir.
On ne se rend jamais compte de son bonheur avant qu'il ne se soit évanoui.
Il n'y a plus de moments où le temps s'arrête vraiment, de journées où il ne se passe rien.
L'abus de la religion la plus sainte produit de grands crimes.
De tous les morts dont la chaîne innombrable constitue notre trésor de gloire, ceux-là plus qu'aucuns autres incarneront, dans sa pure gratuité, l'esprit de sacrifice.
Ce drame au-dedans de nous, qui ne comporte pas de cris, ne crée-t-il pas le climat même de la poésie ?
Un prix Nobel a décrit le bonheur comme étant l'accomplissement de plus que ce que vous n'étiez en droit d'espérer.
Un veilleur de nuit ne peut surveiller deux villages.
Un homme qui a fait une fois un bond dans le Paradis, comment pourrait-il s'accommoder ensuite de la vie de tout le monde ?
Ce qui nous rebutait le plus dans nos études, c'était l'inutilité de nos travaux. Toujours s'exercer et ne jamais rien faire.
Un homme est toujours la proie de ses vérités.
Amis ou ennemis, il est toujours bon de bien connaître ceux qu'on aime, et meilleur encore de mieux connaître ceux qu'on aime moins.
Il est impossible que deux têtes humaines conçoivent le même sujet absolument de même manière.
La félicité suprême du penseur, c'est de sonder le sondable et de vénérer en paix l'insondable.
Le lit, c'est le champ de l'esprit délivré de la pesanteur. Il faut être couché pour voir le ciel.
Derrière tout problème négligeable, il y en a un de taille prêt à surgir.
Composer un livre, seul moyen de parler de soi sans assister à l'ennui des autres.
Dès lors qu'il n'y a pas d'accord unanime quant à la conception que l'on se fait de Dieu, on est toujours l'hérétique de quelqu'un.
Un ivrogne disait : De la naissance à la mort, la route est bien courte. Je la prolonge en zigzaguant.
Les femmes aussi ont leurs saisons. L'été ne dure pas toujours et après l'été... Ah oui ! Les splendeurs de l'automne ! Mais combien éphémères !! Qui prend le temps de regarder et d'aimer l'automne ?
Nous rabaissons trop la providence quand, par dépit de ne pouvoir la comprendre, nous lui prêtons nos idées.
On dit communément : "La plus belle femme du monde ne peut donner que ce qu'elle a" ; ce qui est très faux : elle donne précisément ce qu'on croit recevoir, puisqu'en ce genre c'est l'imagination qui fait le prix de ce qu'on reçoit.
Les impressions, c'est le cancer de l'objectivité.
Un homme qui craint de s'enivrer ne jette pas son vin, il le mélange.
Il n'est pas vrai qu'il faut souffrir pour créer. Il suffit de savoir comprendre.