C'est quoi l'plus lourd entre un kilo d'péchés et un kilo de bonnes actions ?
Un coeur épuisé de douleur a besoin d'amitié.
Vous attendez-vous sérieusement à ce que je sois le premier prince de Galles de l'histoire à ne pas avoir de maîtresse ?
Nous devons à nos enfants d'être de meilleurs intendants de l'environnement. L'alternative? - un monde sans baleines. C'est trop terrible à imaginer.
Devant vous un arbre, une maison, un champ ou quoi que ce soit. Pensez seulement à ceci: voici un petit carré de bleu, de rose, un ovale vert, une raie jaune et peignez exactement comme ils vous apparaissent.
Le Seigneur du Levant et du Couchant. Il n'y a point de divinité à part Lui. Prends-Le donc comme Protecteur.
L'exercice, c'est de perpétuellement relativiser et de lister ses priorités.
On ne peut offenser ou faire la guerre, ou tuer au nom de sa propre religion.
L'orthographe participe de la vie sociale.
Si le grillon chante, plus de gelées à craindre.
Le mystère reste entier, plus verrouillé que jamais, et nous, la plus rebelle des énigmes, n'auront de cesse d'inventer, entre naître et mourir, de nouvelles raisons de vivre.
Je ne crois pas que la justice règne jamais parce que l'injustice n'est pas dans les lois, elle est en chacun de nous.
Essayer de rendre heureux un être est la seule chose positive qui soit à notre portée.
Les connaissances nous suivent tout le reste de notre vie, nous sont toujours utiles, et quelquefois, nous consolent de bien des peines.
C'est le fait d'un homme sage de tirer profit de ses ennemis.
Le management est l'art de prendre des décisions à partir d'informations insuffisantes.
Les conseils qui valent de l'or rapportent rarement de l'argent.
Une vie trop facile est une atteinte à la valeur de la vie.
La parole est la soeur jumelle de la vision, elle est incapable de se mesurer.
La passion est sourde et muette de naissance.
Il faut être toujours prêt à faire la guerre, pour n'être jamais réduit au malheur de la faire.
Savoir si l'on aimerait mieux mourir de faim ou de soif est une question qui apparemment plaît toujours.
La guerre étant, chacun le sait, la forme collective et violente de la conversation.
La renommée est la soif de la jeunesse.
Souvent on cesse de se jouer la comédie dès qu'on en devient conscient.
Il y a moins de crainte dans la haine que dans l'amour ; moins de contrainte aussi.
C'est une erreur de langage, n'est-ce pas l'amour ?
Il n'y a pas de doute : après un certain âge, on a trop de peau !
Quand on est soi-même en enfer, cela peut soulager de faire des excursions dans l'enfer des autres.
Personne n'est plus redoutable que celui qui n'a jamais de doutes.
Les femmes espèrent tellement qu'on va tout leur donner. Et les hommes souhaitent tellement qu'ils vont tout recevoir. Marché de dupes.
Une démonstration grandiose de la misérable subjectivité de l'homme qui lui fait tout rapporter à lui-même est offerte par l'astrologie qui met en rapport la trajectoire des grands corps célestes et le misérable moi.
Les rides : le chèque barré de l'âge.
Ne prendre de ce monde que ce qu'il faut pour achever notre route.
Le lieu de Dieu est le monde, mais le monde n'est pas le lieu de Dieu.
La vieillesse, la dernière politesse de la moisissure.
La performance physique n'est tant pas une métaphore de la puissance sexuelle qu'une représentation du désespoir triomphal des hommes, du bond qu'il leur faudrait faire pour n'être plus mortel.
Si l'on est d'accord pour considérer la vie avec ennui, alors seulement on peut se comporter comme de vieux amis.
La fonction même du poète, en tant que mode de connaissance, n'est pour moi qu'une règle de vie qui nous tienne plus vivant, fût-ce à vif, sur l'autre versant de l'apparence.
A des oreilles sourdes, il n'est pas bon de prêcher.
De toutes les républiques, celle des lettres est, sans contredit, la plus ridicule.
Il y a de l'espoir pour tout le monde, c'est ce qui fait tourner l'univers.
Quand on a aimé quelqu'un, ce n'est pas la durée de la liaison qui compte, c'est tout ce qu'on a ressenti ou fait, et qui ressort de là, intensifié.
C'est l'idée du despotisme qui nous donne l'idée de la démocratie.
L'esprit est le côté partiel de l'homme ; le coeur est tout.
Quelle que soit la pièce qu'il joue, le style de jeu qu'il utilise, qu'il soit là pour faire rire, pleurer ou penser, la première et indispensable arme de l'acteur, c'est sa mémoire, la seconde, son corps, la troisième, sa voix.
Le critique de livres ne lit plus que sa critique, que lui rédige son secrétaire.
L'âge adulte, c'est de l'enfance pourrie.
La vie puise dans l'écriture et les livres s'inspirent de la réalité.
Rien ne dure, sinon le renouvellement de nos regards en soi, sur le monde, sur autrui.