Le vrai comédien est l'imitateur de la nature : il doit éprouver à son gré tous les sentiments.
Le pied de la poule ne tue jamais ses enfants.
La vérité n'est très souvent qu'une seconde manière de redire un mensonge.
L'homme est ainsi fait qu'il ne peut s'empêcher de taper dans un ballon qui approche. C'est dans le sang. Et quand un ballon s'éloigne, il se met à courir après.
Les limites de ce qui est utile ou non sont le plaisir et le déplaisir.
Nous devrions tous estimer le montant maximum que nous pourrions réunir pour nos cautions, cela nous donnerait une idée de notre importance.
Il y a des régions qui doivent rester obscures. Ni floues ni ignorées mais simplement privées de la mémoire des mots.
Il n'y a pas d'acte de pensée sans violence. Le geste créateur produit une effraction dans un univers au repos.
Les chances perdues font autant partie de la vie que les chances saisies, et une histoire ne peut s'attarder sur ce qui aurait pu avoir lieu.
Il faut savoir remettre au lendemain ce qu'il est impossible de faire dans le présent.
Le monde contemporain n'est peut-être pas exactement l'endroit le plus brillant où l'on puisse rêver de vivre. C'est une espèce d'étrange carnaval. Où il y a pas mal de douleur mais qui peut-être assez drôle aussi.
Plus vous aidez les gens à obtenir ce qu'ils désirent et plus vous avez de succès.
Développons le respect pour tous les êtres vivants. Essayons de remplacer la violence et l'intolérance par la compréhension et la compassion. Et l'amour.
Notre capacité de douter, de critiquer et de désobéir est sans doute le seul moyen d'éviter la fin de la civilisation et d'assumer l'avenir de l'humanité.
Le meilleur compliment qu'on puisse faire à une femme qu'on aime c'est de l'épouser.
Une forte vie intérieure se suffit à elle-même et ferait fondre vingt années de banquise.
La gravité du péché dépend de l'insondable malice du coeur, et les êtres finis ne peuvent la connaître sans l'aide de la révélation.
Je ne souffre pas de la solitude ; il est déjà suffisamment difficile de se supporter soi-même et ses manies.
Pâle, j'écoute au bord du silence béant.La nuit autour de moi, muette et sépulcrale,S'ouvre comme une haute et sombre cathédraleOù le bruit de mes pas fait sonner du néant.
La prière s'écoule dans un murmure. De temps à autre une voix s'élève et entraîne les murmures à sa suite.
Celui qui s'inquiète de demain perd les joies d'aujourd'hui.
La cigale prévoit par un pressentiment que le vent froid soufflera, mais nul homme ne sait d'avance l'heure de sa mort.
On apprend beaucoup de quelqu'un en partageant un repas ensemble.
Mesut Ozil a fait de moi le meilleur attaquant du monde.
C'est l'insécurité qui vous poursuit et vous empêche de réaliser vos rêves.
Le yoga est presque comme la musique d'une certaine façon; il n'y a pas de fin.
En football, tout se joue dans la tête. Il faut se croire le meilleur et tout faire pour prouver qu'on a raison. Quand j'étais à Anfield, je disais toujours que nous avions les deux meilleures équipes de la ville : Liverpool et la réserve de Liverpool.
Dans ce balbutiement de cette pauvre esquisse d'une révolution oubliée, seule reste à nu la cruauté, dans le ressac des sentiments.
L'homme, partie la plus noble de cette terre, fond pourtant si facilement à la façon d'une statue, non de terre, mais de neige.
On prouve tout ce qu'on veut ; la vraie difficulté est de savoir ce qu'on veut prouver.
Le mystère reste entier, plus verrouillé que jamais, et nous, la plus rebelle des énigmes, n'auront de cesse d'inventer, entre naître et mourir, de nouvelles raisons de vivre.
Dans chaque nouveau livre, je cherche tout depuis le début, non seulement dans le monde, mais à l'intérieur de moi-même.
Dans beaucoup de prudence il y a toujours un peu de lâcheté.
A la place du bon Dieu, je ne serais pas très flatté de n'amener à moi que les gens qui ne trouvent pas mieux.
- A quoi est due la chute d'Adam et Eve ? - C'était une erreur de Genèse.
Le plus beau triomphe de l'écrivain est de faire penser ceux qui peuvent penser.
Nous vaincrons ou nous mourrons ici, De la douce mort des hommes libres.
Que ce soit la révolution ou la paëlla, rien de ce qui est espagnol n'est simple.
On prétend que le cheval est une animal de luxe. Il ne s'habille pourtant qu'avec des bretelles.
Aimer c'est se libérer de la peur.
Il n'est qu'une, et une seule, raison valable de croire en Dieu : parce que c'est incroyable !
Quand Dieu a pétri la Terre de ses mains sacrées, il a fait une belle boulette.
Evidemment il y a un enfer puisque la très sainte Eglise l'enseigne ; mais la miséricorde de Dieu étant infinie, je suis à peu près sûr qu'il n'y a personne dedans.
Les pinces de notre esprit sont des pinces grossières ; en saisissant la vérité, elles la déforment toujours un peu.
On reconnaît un propriétaire de chevaux à l'intérieur de sa voiture ; on y trouve des bottes, de la boue, des friandises pour poney, de la paille, des objets de sellerie... Et puis, naturellement, au-dessus de tout ça, des enfants et des chiens.
Nous vivons ici-bas dans un mélange de temps et d'éternité. L'enfer serait du temps pur.
Les êtres nous deviennent supportables dès que nous sommes sûrs de pouvoir les quitter.
Les inscriptions sur les tombes ressemblent parfois à des avis de recherche.
Certains psychanalystes voient dans l'infériorisation une autopunition de l'attachement excessif à la mère.
Il y a tant d'égoïsme dans le coeur des hommes, tant d'intérêts personnels chez eux, que les belles initiatives viennent s'y briser comme les lames de la mer sur un rocher inébranlable.