Il n'y a que deux sortes de femmes : celles qui trompent leur mari, et celles qui disent que ce n'est pas vrai.
Quand on se croit destiné à produire de grandes choses, il est difficile de ne pas les laisser pressentir : le boisseau a toujours des fentes par où passe la lumière.
Le christianisme a enrichi la scène érotique du hors-d'oeuvre de la curiosité et l'a gâtée par l'entremets du remords.
La démocratie est un système merveilleux dans lequel un homme est encore libre de faire ce que sa femme veut.
La violence meurtrière est le triste apanage de l'espèce humaine.
L'art mène à Dieu, car il tend vers la perfection. Il y a, dit-on, un ciel de gloire pour les artistes malheureux.
Dans les livres, il n'y a rien ou presque rien d'important : tout est dans la tête de la personne qui lit.
N'est-il pas étonnant que l'art jaillisse de la vie et, le plus souvent, se retourne contre elle.
Il y a dans la vie deux sortes de destins : ceux qui ouvrent les pistes dans la grande brousse de la vie et ceux qui suivent ces pistes ouvertes.
Le langage n'exprime pas tout de l'homme. La pensée verbale n'est peut-être pas la forme essentielle et ultime de l'intelligence humaine.
L'imagination c'est de la mémoire fermentée. Quand on perd la mémoire on perd sa faculté d'imaginer.
On doit laisser en paix les gens chargés de la cuisine.
Saisir la pleine signification de la vie est le devoir d'un acteur ; l'interpréter est son défi.
Certains écrivains s'excusent de ne pas avoir forgé des choses excellentes à cause du manque de liberté. Peut-être est-ce une excuse naïve pour justifier leur ineptie ou leur paresse.
Qu'est-ce-qu'une année sinon le volume infini d'une pincée de secondes ?
La victoire n'est rien, mon garçon, la victoire ne laisse pas de trace, c'est un assouvissement passager. La vie, c'est la défaite.
Une autre fois Paul Arène, ami de jeunesse de mon père, famillier de la maison, mais déchu par l'alcool et l'envie, cette plaie de l'homme de lettres, colporta qu'il était l'auteur véritable des Lettres de mon Moulin, assertion d'autant plus [...] ► Lire la suite
On se rend compte de l'ensemble de qualités, de circonstances, de bonheurs rejoints qu'exige, à la Chambre, un véritable succès de tribune, capable de déterminer un acte national, ou un changement d'orientation politique! C'est le gros lot à la loterie, [...] ► Lire la suite
Concentrer votre vie uniquement sur le fait de gagner de l'argent montre une pauvreté d'ambition. Cela vous laissera insatisfait.
Ne vous souciez pas de ce que les gens vont penser de vous, faites ce que vous voulez et cherchez votre bonheur.
Les parents et les proches les plus aimants commettent des meurtres avec le sourire aux lèvres. Ils nous forcent à détruire la personne que nous sommes vraiment : une sorte de meurtre subtil.
Dans un monde de plus en plus incertain, avec des puissances qui se remilitarisent, est-ce qu'en tant que président de la République je peux dire à mes concitoyens que je veux mettre entre les mains des Etats-Unis notre souveraineté ? Non.
La clé de la vie est d'accepter les défis. Une fois que quelqu'un arrête de le faire, il est mort.
Certains jumeaux se sentent obligés de se comparer entre eux, mais nous ne sommes pas comme ça. C'est grâce à mes parents, et d'avoir six enfants dans la famille.
Je suis allé chez vous ce matin, après votre départ, j'ai essayé de jouer au mari, de gouter la vie d'un homme ordinaire, ça n'a pas marché. Alors, j'ai emporté un petit souvenir... sa jolie p'tite tête.
Jeune, j'aimais courir, sauter, faire des bonds et cabrioles... On ne peut danser sans cet amour de l'espace...
Viens, épaisse nuit, enveloppe-toi des plus sombres fumées de l'Enfer.
La tolérance doit être partie intégrante de la religion.
Les moyens de communication, l'instantanéité, rendent les frontières classiques et nationales obsolètes.
Il m'est arrivé de prêter l'oreille à un sourd. Il n'entendait pas mieux.
Les adversaires de la peine de mort guillotineraient volontiers les partisans de la peine de mort.
La sortie de secours est à l'intérieur de nous-mêmes.
Combien généreuse est la vie pour l'homme, mais combien l'homme se tient éloigné de la vie !
Tristesse du réveil. Il s'agit de redescendre, de s'humilier. L'homme retrouve sa défaite : le quotidien.
L'oeil n'aime pas ce qui est au-dessus de lui.
Il doit y avoir dans les mots une merveilleuse puissance d'apaisement pour que tant d'hommes leur aient demandé de servir à leurs confessions.
La vie, on sait bien ce que c'est : un amalgame saugrenu de moments merveilleux et d'emmerdements.
Dieu a créé l'utérus, toujours infesté de mille microbes, miasmes et infections, pour bien montrer en quel piètre estime il tenait la femme.
Apprendre les langues prend énormément de temps, et il en est de même pour toutes les choses que l'on veut connaître.
Le créateur a bien peu d'influence sur sa créature si celle-ci ignore qu'elle est issue de lui.
L'homme ne sait rien de l'homme ; presque rien du monde qu'il habite et de l'univers qui l'entoure ; moins que rien de sa provenance et de sa destination.
A certaines heures de la vie, la persécution de l'adversité est si grande que l'on ne peut plus en ressentir les coups. On vit, ou mieux on se laisse vivre comme si la vie s'était retirée de nous et qu'un souffle de mort continuait de nous animer.
Eviter les sujets sérieux en début de repas. Ils figent et font parfois flotter au-dessus de la nappe des nuages de malaise qu'il est ensuite très difficile de faire lever.
Il n'existe que deux manières de gagner la partie : jouer coeur ou tricher.
La chose étrange avec les gens intelligents est qu'ils abordent chaque idée comme un problème, ils n'ont pratiquement aucune notion de ce qu'est un vrai problème.
Les applaudissements sont des simulacres et des gifles. La dernière punition de la soirée.
Le monde n'a jamais été un océan de paix.
Traçons le vrai portrait de Paris : au nord, le mont Martre ; au sud le mont Parnasse, entre les deux la Seine, et sur la Seine, la piscine Deligny.
Quand un homme parle à une femme de ses péchés, c'est généralement pour en rajouter un.
Consentir à autrui le pouvoir de vie et de mort sur soi, ou se croire si au-dessus de tout qu'on puisse décider du prix de telle ou telle vie, c'est quitter toute dignité et laisser le mal devenir une valeur.