La collision amoureuse est l'irruption d'une verticalité dans le calme plat de l'existence; elle est douleur et jouissance, bourrasque et ressourcement, brûlure et parfum.
Alors que tu as de l'argent, fais-en usage ; après la mort, tout rentre dans le néant.
Mieux vaut un peu de réprimande que beaucoup de chagrin.
Et pourtant, la seule vie passionnante est celle de l'imaginaire.
Notre expérience collective a montré que lorsque les femmes ont le pouvoir de faire leurs propres choix, de bonnes choses se produisent.
J'ai appris la discipline de mon père. Pas en termes de châtiments corporels, mais en étant déterminé dans tout ce que vous faites et en vous y tenant.
J'ai l'impression que mon tour de magie secret qui me sépare de beaucoup de mes pairs est la bravoure d'être vulnérable, véridique et honnête.
Kim est la plus belle femme de tous les temps. De l'existence humaine.
Personne n'a le droit de vous demander de renoncer à vous-même.
Le travail est partout où l'on ne fait rien de sa vie.
Il ne peut y avoir de réelles amitiés qu'entre ceux qui ont d'abord foi dans les mêmes valeurs.
J'imagine que tous les autres coureurs sont de grosses araignées, et ensuite j'ai très peur.
Lorsque vous n'avez personne pour prendre soin de vous, vous avez deux choix: vous pouvez faire ce que vous voulez, ou vous pouvez vous prendre en charge et être votre propre parent.
Évidemment, vous essayez de garder votre vie privée aussi privée que possible.
- Hier soir j'ai baisé ta femme. - Ah bon ? Et comment tu sais que c'était ma femme ? - Elle m'a dit que son mari était un vieux macro pourri qui puait de la gueule...
Quiconque a connu Auschwitz a dû réécrire sa biographie et est devenu différent de ce qu'il était avant d'y être allé.
Nous avons tous la même responsabilité aujourd'hui : retrouver l'inspiration de nos héritages humanistes.
Dans la vie, tout tient à un fil. Ca commence par le cordon ombilical ; ça continue par les liens de l'amour et ça finit par les cordons du poêle !
Il est important de rappeler que les acteurs ne peuvent pas jouer tout seul, c'est impossible. Ce que nous devons faire, c'est nous soutenir mutuellement.
L'avenir est la parcelle la plus sensible de l'instant.
Economisez un peu chaque mois et à la fin de l'année vous serez surpris du peu que vous avez.
Un mot de trop détruit toujours son intention.
Barbe. Poils qui sont habituellement coupés par ceux qui estiment à juste titre que la coutume chinoise de se raser la tête est absurde.
Le devoir envers soi est le premier, le plus sacré ; c'est de lui que découlent les autres.
L'avez-vous remarqué ?... Quand on roule, on n'a jamais de contravention. C'est toujours quand on s'arrête...
Qu'est-ce qu'une maîtresse ? Une femme près de laquelle on ne se souvient plus de ce qu'on sait par coeur, c'est-à-dire de tous les défauts de son sexe.
Les grands hommes, en apprenant aux faibles à réfléchir, les sont mis sur la route de l'erreur.
Le luxe des femmes est monté à de telles proportions, qu'il faut être bien riche pour en avoir une à soi. Il n'y a plus moyen que d'aimer les femmes des autres.
Il n'y a pas dans l'utopie de place pour les "grands hommes", hormis pour les scientifiques, seuls autorisés à faire du neuf.
Mes joies, sans me faire de bien, font du mal aux autres.
A étudier la production des autres, on risque toujours plus ou moins de neutraliser son propre génie créateur.
Je n'écouterai pas la raison. La raison traduit toujours les pensées de quelqu'un d'autre.
Un bon livre peut enrichir de l'expérience de plusieurs siècles.
Le cinéma français, c'est une colonie de fourmis qui filme des fourmis.
Le vrai, le beau, le bon, d'où qu'ils viennent, sont le trésor de l'humanité.
La torture des autres est peu auprès de celle qu'on subit soi-même.
Il y a des éclairs qui durent l'espace d'un centième de seconde et qui aveuglent. Il y a des regards qui durent un peu plus longtemps et qui vous éblouissent pour toujours.
L'espérance est un de ces remèdes qui ne guérissent pas mais qui permettent de souffrir plus longtemps.
Le sage se réfugie dans les livres des Anciens et n'y apprend que de froides abstractions ; le fou, en abordant les réalités et les périls, acquiert à mon avis le vrai bon sens.
Il vaut bien mieux avoir de l'imagination que de la mémoire.
On a souvent parlé de la couleur et de la saveur des mots. Mais on n'a jamais rien dit de leur tension, de l'état de tension de l'esprit qui les profère, dont ils sont l'indice et l'index, de leur chargement.
Si vous avez envie de rire, vous me trouverez spirituel.
Être vous-même dans un monde qui tente constamment de vous rendre autre chose est le plus grand des accomplissements.
Le changement durable est une série de compromis. Et le compromis est bien, aussi longtemps que vos valeurs ne changent pas.
L'avenir, c'est l'autre. La relation avec l'avenir, c'est la relation même avec l'autre. Parler de temps dans un sujet seul, parler d'une durée purement personnelle, nous semble impossible.
Décider d'une guerre est une responsabilité très lourde. La prédire propre et rapide relève du cynisme ou de l'utopie.
Toute existence est, nécessairement, un processus de décomposition.
Chacun de nous devrait hériter d'un bout de jardin ou à tout le moins d'un arbre.
La vie empêche la vie. La formule de Pasteur est belle dans sa nudité.
Un jour Émile Zola, dont l'esprit graisseux n'est huilé que pour glisser sur les surfaces, s'avisa de peindre Huysmans. Le fantômatique « Souvarine » de Germinal est le portrait physique, ressemblant à faire peur, de ce virtuose de fascination. Mais ce n'est qu'un portait physique, le seul dont Émile Zola soit capable.