Beaucoup de ses mérites, le saint les doit à son expérience comme pécheur.
On ne devient pas un autre homme. Mais en nous et autour de nous, tout change.
Ne pensez pas que ceux qui poursuivent les dames prennent tant de peine pour l'amour d'elles ; car c'est seulement pour l'amour d'eux et de leur plaisir.
Ce qui fait la plus longue vie N'est qu'un petit nombre de jours.
Les passions font moins de mal que l'ennui, car les passions tendent toujours à diminuer, tandis que l'ennui tend toujours à s'accroître.
Entre le oui et le non d'une femme, il n'y a guère de place pour une épingle.
Malheur à l'incroyant qui, face à ses insomnies, ne dispose que d'un stock réduit de prières !
Mieux connaître Dieu, ce n'est que mieux comprendre combien il nous est impossible de le jamais connaître. Je ne saurais dire lequel des deux est le plus puéril, de le nier ou d'essayer de le définir.
Admirer certaines oeuvres est plus qu'une faute de goût, c'est une faute de caractère.
L'expérience de l'un n'est pas nécessairement le malheur de l'autre.
C'est pour médire de l'amour que l'on dit tant de bien de l'amitié.
Celui qui peut se soumettre aux mystères s'adjuge le pouvoir de les créer.
Les femmes qui ont de la mémoire sont perdues.
Celui qui ne tend pas toujours à un plus haut degré de perfection ne connaît pas ce que c'est la perfection. La recherche de la perfection est la poursuite de la mort.
Le propre des apothéoses est, hélas, de déboucher sur le déclin.
Les importants n'argumentent point : ils se contentent de répéter la même chose, en haussant le ton.
La vraie chance des héros, c'est de plaire aux femmes.
Les idées sont comme les hommes : elles dépendent de l'état et de la place qu'on leur donne.
L'état de mari a cela de fâcheux que le mari qui a le plus d'esprit peut être de trop partout, même chez lui, ennuyeux sans ouvrir la bouche, et ridicule en disant la chose la plus simple.
On va mettre cela sur le compte de la fatigue mais je me suis surprise à patauger dans la guimauve. Grosse bouffée de tendresse pour ces trois-là et intuition que nous étions en train de vivre nos dernières tartines d'enfance...
Il y a en tout homme deux êtres : lui-même et l'opinion publique.Formée en lui, avec sa pensée, au temps qu'on l'éduquait, sans cesse rappelée à lui, du dehors et du dedans, elle le pénètre, au point qu'il a bien du mal à discerner ce qu'il resterait de lui, elle disparue.
Quand il entend les autres prononcer le mot de « chance », il dit : « Ah oui ! Voilà comme les faibles appellent le courage. »
J'appelais de mes voeux la parition du chef-d'oeuvre de l'écrivain véritable: un livre blanc, constitué de pages blanches, sans un seul mot. Au lecteur d'y lire ce qu'il voudrait, au gré de sa plus grande liberté.
Le malchanceux, c'est celui qui prépare tranquillement un noeud coulant dans un bois pour se pendre et qui se fait arrêter par le garde champêtre pour pose illicite de collet.
Cette incapacité de nos sociétés à fonder une civilisation du temps libéré entraîne une distribution absurde et scandaleusement injuste du travail, du temps disponible et des richesses.
Potentiel chez tous, cet instinct de dépassement ne se développe que dans une minorité. Une société novatrice est une société où cette minorité est assez importante et libre pour agir. Une société figée est celle où cette minorité est réduite et paralysée.
Cette nuit de Pâque, je restai longtemps tout sommeil enfui, à me demander si je n'étais pas de ceux qui, toute leur vie, seraient condamnés à hésiter au bord de l'abîme.
Seules la simplicité et la vérité comptent. On ne peut les feindre, cela doit venir de l'intérieur.
Je n'ai pas de désir particulier de vivre. Je n'ai aucun désir particulier d'être tué. C'est une question d'indifférence pour moi.
Je suis moulue comme un grain de blé.
La beauté dans l'art n'est souvent que de la laideur maîtrisée.
Les Russes ne peuvent pas nous changer ou nous affaiblir de manière significative. C'est un petit pays. C'est un pays plus faible. Leur économie ne produit rien que quiconque veuille acheter, sauf du pétrole, du gaz et des armes. Ils n'innovent pas. Mais ils peuvent nous impacter si nous perdons de vue qui nous sommes.
La France, trait d'union au sein de l'humanité universelle.
Je viens d'une grande famille. J'ai vu la vie de famille et je sais à quel point elle peut être merveilleuse et enrichissante.
J'ai besoin de filles avec du feu dans mon équipe.
À certaines toxines trop largement distribuées dans le public, il est nécessaire d'opposer les anticorps de la raison.
Quand j'ai fini d'écrire un film, je suis content de m'exercer dans une autre discipline, de prendre un ticket pour un autre voyage.
Il y a une différence majeure entre James Bond et moi. Il est capable de régler les problèmes!
Il y a eu de mauvaises pratiques au sein de certaines institutions, et certains ont utilisé leur position à mauvais escient... Il n'y a pas eu assez d'effort pour raffermir l'application de la loi, l'indépendance des institutions judiciaires.
Bob Dylan, comment dire ? J'aurais aimé être Dylan, évidemment. Il avait le même âge que moi, je me sentais proche de lui.
Je donnerais ma vie pour être entraîneur de l'équipe nationale.
- Qu'est-ce que tu fais ici ? - ... [Elle le frappe] - Cinq mot pas un de plus ! - [En comptant sur ses doigts] Sorti pour prendre l'air... salope !
La crainte de nourrir le nationalisme ne doit pas faire de l'enseignement de l'histoire une guerre contre l'idée de nation.
Il n'est personne qui ait fait don spontanément d'une partie de sa propre liberté en vue du bien public.
Notre exploit devait être celui de la nation.
La difficulté de la paternité contemporaine tient notamment au fait qu'il faut improviser.
L'objet de l'esprit est d'être content de soi devant soi-même. Cela ne dure guère.
Apprendre à vivre, c'est apprendre à cerner son âme jusqu'en ses retraites les plus couvertes de nuit.
La seule raison de jouer sérieusement c'est de travailler sérieusement, et non l'inverse comme le croient la plupart des gens.
Et sur de grands exploits, bâtir sa renommée.