Fidel était à la fois un de Gaulle cubain et un Staline tropical.
T'as beau faire des milliers de selfies, tu peux pas t'voir.
Les créateurs de mode sont des dictateurs du goût.
C'est une chose terrible de traverser la vie en pensant que vous avez un caillou de votre côté quand ce n'est pas le cas.
Tout dans la nature prend sa forme à partir de la sphère, du cône et du cylindre.
Beaucoup de gens ont peur de dire ce qu'ils veulent. Voilà pourquoi ils ne reçoivent jamais ce qu'ils désirent.
Maintenant les élections sont passées. Je n'ai pas de haine, pas de rancoeur ni de rancune. Je positive. J'espère que les gens qui ont un espoir de changement vont le trouver.
La solitude est propice aux révélations de l'esprit.
La réalité n'a pas besoin de prouver qu'elle existe. Quand on l'oublie, elle se contente de faire mal.
L'amour, c'est comme de la fumée de cigarette : ça entre bleu et ça sort gris.
Il faut convenir que, pour être heureux en vivant dans le monde, il y a des côtés de son âme qu'il faut entièrement paralyser.
La fidélité conjugale, une terrible démangeaison avec défense de se gratter.
La haine est la plus grande affaire de la vie. Les sages qui ne haïssent plus sont mûrs pour la stérilité et pour la mort.
Un livre bien neuf et bien original serait celui qui ferait aimer de vieilles vérités.
Les juifs, toujours exterminés et toujours renaissants, ont réparé leurs pertes et leurs destructions continuelles par cette seule espérance qu'ont parmi eux toutes les familles, d'y voir naître un roi puissant qui sera le maître de la terre.
Il y aurait une grande mortalité si l'on cessait de vivre lorsqu'on a plus rien à se dire.
Le miracle est logique, et même banal, en ce qu'il dévoile la suprématie de l'inventeur sur son invention, du moteur sur la machine, de la cause sur ses effets.
On n'est pas libre lorsqu'on n'est pas maître de soi.
La haine n'est pas l'envers de l'amour, elle en est le renoncement. Ne plus pouvoir aimer, glisser lentement vers l'indifférence... Seule, la volonté de puissance peut combler ce vide.
Gardons-nous de suivre la pensée d'un auteur... D'ailleurs, qu'en sait-il de sa pensée ?
Qui meurt d'extase, qu'il se garde bien de ressusciter.
La mémoire de ma mère et ses enseignements ont été, après tout, le seul capital dont j'ai disposé pour affronter la vie. Et ce capital m'a fait devenir ce que je suis.
Faire croire à des gens d'esprit que nous sommes ce que nous ne sommes point est plus difficile, dans la plupart des cas, que de devenir vraiment ce que l'on veut paraître.
Sans inspiration, pas de création qui réponde vraiment aux cris du coeur, aux mouvements de l'âme.
Sans doute l'homme ne mérite-t-il d'être intégralement ni un objet d'amour ni un objet de haine pour l'homme. Bien connaître quelqu'un, c'est l'avoir tour à tour aimé et haï. Aimer et haïr, ce n'est qu'éprouver avec passion l'être d'un être.
C'est fou comme la voix seule peut dire d'une personne qu'on aime - de sa tristesse, de sa fatigue, de sa fragilité, de son intensité de vivre, de sa joie. Sans les gestes, c'est la pudeur qui disparaît, la transparence qui s'installe.
Les courtes peines, et qui sont suivies de bonheur, ne détruisent pas le goût des plaisirs, au contraire, elles l'aiguisent.
Il n'y a plus d'art populaire parce qu'il n'y a plus de peuple.
Plus la terre contient de formes de vie, plus la vie sous toutes ses formes est protégée.
La fin suprême de la famille serait qu'entre les trois personnes il n'y eût plus ni sexe ni âge, que les fils fût le père de ses parents, l'époux de sa mère.
Puisque nous ne savons pas à l'heure actuelle comment rendre les ordinateurs sages, nous ne devons pas leur confier de tâches demandant de la sagesse.
A trente ans, tout est joué : oeuvre, carrière, amour, destinée. Après, il suffit de suivre les rails - chemin de velours ou mauvaise glissade, peu importe - on "suit" sa pente. Entre vingt et trente ans, on la "fait".
Il arrive parfois que le hasard prenne l'apparence de la justice.
Découvrir une ville, c'est comme découvrir une femme, cette oasis de la vie. Il y faut du temps.
Impossible de palper le temps, mais il s'insinue là entre les fibres les plus ténues de l'être, s'y loge en intrus et s'y creuse un nid fatal.
Le chercheur qui a mis au point des clones de moutons s'est finalement endormi.
A voir ce qui s'imprime tous les jours, on dirait que chacun se croit obligé de faire preuve d'ignorance.
S'il y a dans le sublime de l'homme les trois quarts de folie, il y a dans la sagesse les trois quarts de mépris.
Le salut du monde viendra de la pensée populaire.
La torture. Il y a quelque chose d'insoutenable et de vertigineux, la destruction de l'homme à l'état pur.
Les journaux regorgent d'histoires de braves gens pris en otages à la banque par des gangsters, mais ils restent muets sur les cas, pourtant plus fréquents, de clients pris en otages pas leur banquier.
L'affirmation de la vie ne va pas sans la pensée de la mort, sans l'attention la plus vigilante, responsable, voire assiégée, obsédée de cette fin qui n'arrive pas à arriver.
L'esprit est cette étrange faculté qui permet à l'homme de se séparer du monde, pour le comprendre, et de lui-même, pour se juger.
La formule nouvelle du roman, c'est de ne pas faire de roman.
Si l'expérience servait à quelque chose, au bout d'un moment, on arrêterait de s'enrhumer !
Perdu hier... une bonne occasion de me taire.
Si on peut maintenant garantir la filiation entre parents et enfants, rien qu'à partir de la salive, l'expression "c'est son portrait tout craché" n'a jamais eu autant de sens !
Il y a ceux qui me croient plus jeune ; il y a ceux qui m'espèrent plus vieux. Aussi je ne dis jamais mon âge de crainte de décevoir les uns et les autres.
La vraie révolution de l'Education nationale n'est pas de doubler le budget mais de changer la mentalité des fonctionnaires.
Une société malade est une société qui crée de l'hostilité mutuelle, de la méfiance, et qui transforme l'homme en un instrument exploité par les autres, qui le prive du sentiment d'avoir de la valeur, sauf dans la mesure où il se soumet aux autres et devient un automate.