Il y a loin de la réforme à la renaissance.
Un grain de poésie suffit à parfumer tout un siècle.
La seule manière de protéger sa culture, c'est d'accepter de la mettre en danger.
La paix a ses victoires. Non moins célèbres que celles de la guerre.
Les affaires interminables sont celles où il n'y a pas de difficultés.
Pleurer est le plaisir de l'âme.
Seule manière de croire en Dieu : espérer en lui. Voilà pourquoi qui ne prie pas ne croie pas.
La prière n'a pas d'autre but que de supplier Dieu d'exister.
On n'a plus de mal à ne rien faire qu'à travailler.
On peut pardonner beaucoup à autrui, sauf de vous avoir aidé.
Le plaisir des grands est de pouvoir faire des heureux.
La démesure est fille de l'impiété.
La haine donne une raison de vivre.
Vie de famille ou de bureau, on se hait mais on ne se quitte pas.
Nous ne faisons rien de notablement humain tant que le désir n'est pas en jeu.
Si une femme fait attendre un homme avec qui elle a rendez-vous, c'est pour le plaisir de pouvoir se dire que, pendant ce temps, il n'est pas auprès d'une autre.
La femme se procure des fourrures aux dépens de divers animaux. La loutre, par exemple, le castor et le lapin (qui prend des pseudonymes). Mais principalement, l'homme.
Il y a des gens qui n'ont ni droit ni raison d'être heureux, comme si le bonheur existait indépendamment de soi.
Les malheurs humains ont des teintes multiples : jamais ne se retrouve même nuance de douleurs.
Ce sont généralement les gens qu'on aime beaucoup qu'on a le plus de difficulté à endurer.
Le collectionneur est un créateur essayant de bâtir un tout cohérent et par là capable de faire oeuvre originale.
C'est une autre chose ça qui mène le monde, l'orgueil dissimulé sous le couvert de la vanité.
Un homme qui réussit son suicide est bien au-delà de la mort car il s'est mesuré à Dieu, en choisissant son heure, et a eu le dernier mot.
Comme l'or, le bien ne se rencontre jamais à l'état pur dans la nature : il est donc normal de ne pas le trouver impressionnant. Il a la fâcheuse habitude de ne rien faire ; il préfère se donner en spectacle.
L'important, ce n'est pas d'être marié ou non, pour un acteur, l'important, c'est de ne pas avoir l'air marié.
Jouer, c'est le contraire de déclamer, de réciter.
Chaque fois que je vois le nombre 1, j'ai envie de l'aider à s'échapper... Il a constamment à ses trousses, derrière, le zéro qui veut le rattraper et devant, toute la mafia des grands nombres qui le guettent.
Les lauriers se trouvent beaucoup mieux à leur place dans un civet de lièvre que sur la tête d'un glorieux.
C'est une bonne règle de conduite, que faire en sorte qu'il naisse toujours quelque agrément de l'échec de ce que nous espérons...
La télévision c'est le monde à temps plein, à ras bord de souffrance, impossible à voir dans ces conditions, impossible à entendre.
Qu'importe que le fils meure pourvu que la bru soit privée de mari.
Les alarmes antivol sont insupportables et ne servent à rien, bien au contraire on risque davantage de se faire esquinter sa voiture par un voisin furieux que de se la faire voler.
Il n'y a de défaites que celles que l'on a tout seul, devant sa glace, dans sa conscience.
Le problème n'est pas de savoir s'il faut ou s'il ne faut pas parler des banlieues à la télévision, mais comment.
La télévision privée se préoccupe d'abord du marché économique. La télévision publique se préoccupe quant à elle avant tout de la vie démocratique.
Il y a des vérités qui apportent un sentiment de libération et d'autres qui imposent le sens du terrible.
Ce n'est pas difficile, d'être exquis de temps en temps ; mais l'être tout sa vie !...
Ah ! l'insignifiance de tout face à la douleur !
Electeurs : heureux mortels qui sont à l'image de certaines femmes malchanceuses. On leur fait la cour pendant six mois et quand elles ont dit oui, on les cocufie pendant six ans.
Le monde fleurit par ceux qui cèdent à la tentation. Le monde n'est justifié qu'aux dépens éternels de sa sûreté.
Dans ces derniers temps, de grands efforts ont été faits pour soulever les répugnances populaires contre le capital, l'infâme, l'infernal capital ; on le représente aux masses comme un monstre dévorant et insatiable, plus destructeur que le choléra, plus effrayant [...] ► Lire la suite
Le voyage, pour moi, ce n'est pas d'arriver, c'est partir. C'est l'imprévu de la prochaine escale, c'est le désir jamais comblé de connaître sans cesse autre chose, c'est demain, éternellement demain.
Il y a chez moi ce besoin de rugir parce que les antillais, descendants d'esclaves, êtres déchirés, ont été opprimés, dépouillés de notre langue et de notre terre.
Il ne faut jamais craindre de dire aux hommes leurs quatre vérités : ils sont tellement vaniteux qu'ils ne vous croient jamais, si le portrait n'est pas flatteur.
Pour un peu, j'aurais mis fin à mes jours...C'est l'art, et lui seul, qui m'a retenu. Ah, il me paraissait impossible de quitter ce monde avant d'avoir donné tout ce que je sentais germer en moi. Ma résolution sera durable, [...] ► Lire la suite
Je suis folle de toi, mon amourqui viens chercherdans mon passéces jouets cassés de mes paroles.Je te donne toutsi tu veux,je ne suis de toute façon qu'une enfantpleine de poésieet couverte de larmes salées,Je veux seulement m'endormirsur la berge du ciel étoiléet devenir une douce brisede chansons d'amour pour toi.
Grande est la victoire, mais l'amitié de tous est plus grande.
On ne sait pas profiter de la vie. On est habitué à notre vie de merde. De la même manière qu'on a envie de manger, on a envie de braquer. On a pris un mauvais chemin.
Être libre, c'est avoir le droit de changer d'avis.
Ne laissez pas passer quelque chose d'attrayant aujourd'hui parce que vous pensez trouver quelque chose de mieux demain.