Un critique de rock, journaliste mondain, doit se choisir un look pour devenir quelqu'un. On peut aller à droite, les cheveux demi-longs, avec une cravate et des complets-veston. On peut aller à gauche, avec les cheveux courts et des allures de super de vrai conquistador.
Les hommes sont si différents. Peu importe ce qu'on en dit, c'est vraiment leur ambition qui passe au-dessus de tout le reste, alors que les femmes cherchent toujours le truc qui les fera se sentir un être complet, pas l'attribut de quelqu'un, pas un accessoire.
Le péril passé, l'on ne se souvient guère de ce qu'on a promis aux cieux.
Savez-vous ce qui enlaidit nos captives ? Que personne ne les voie. Or la beauté n'existe qu'admirée, elle est toute d'ostentation. Cessez de braquer vos yeux sur elle, elle dépérit.
Ce qu'un oeil humain n'est capable d'attraper, aucun crayon, pinceau, plume de fixer, ta caméra l'attrape sans savoir ce que c'est et le fixe avec l'indifférence scrupuleuse d'une machine.
J'ouvre ici une parenthèse, complètement inutile d'ailleurs, pour déclarer que le téléphone est une de mes haines. Je prétends qu'il est immoral de se parler de si loin, et que l'instrument susdit est une mécanique infernale.
La force des Américains : leur volonté d'être les premiers dans tous les domaines, la simplicité de leurs relations.
Il faudrait se convaincre qu'on est en parfaite forme lorsqu'on atteint la capacité de faire à peu près tout pas très bien, ou quand on réussit à conserver ce poids magique qui est très précisément à 10 kilos du bonheur.
Le pain de ménage est parfois dur à avaler.
L'élément vital de ma carrière a été le cinéma indépendant.
S'il y avait quelque part une ville à taille humaine, où l'on peut garder son intimité tout en ayant une connexion très forte avec les gens, un jardin-ville, j'irais tout de suite.
Je pense que les gens en Angleterre prennent les choses pour acquises, nous nous plaignons de notre système NHS et oui ce n'est pas parfait mais croyez-moi, c'est bien mieux que ce qu'il y a ailleurs.
Ecoutez bien, ne toussez pas et tâchez de comprendre. Songez que ce que vous comprendrez le moins sera le plus beau, ce que vous trouverez le plus long sera le plus intéressant, et que ce qui vous amusera le moins sera le plus drôle.
Durer provient de dur.
Le meilleur moyen de se familiariser avec un sujet, c'est de lui consacrer un livre.
La conscience ne vous interdit pas de faire ce que vous ne devriez pas, elle vous empêche de vous en réjouir.
Les nuits de la semaine restent à baptiser.
- Mais de quoi sont composées les affaires du monde ? - Du bien d'autrui....
Aussi ne saura-t-il jamais comme je l'aime; et cela, non parce qu'il est beau, Nelly, mais parce qu'il est plus moi-même que je ne le suis. De quoi que soient faites nos âmes, la sienne et la mienne sont pareilles.
Nancy Clutter est toujours à la course, mais elle a toujours le temps. Et c'est là une définition de ce qu'est une dame.
Quelle avait été son existence, cette existence qu'elle ne partageait pas avec lui? Il ne parvenait pas à la comprendre. Et puis il avait honte de sa curiosité et de l'intérêt qu'il prenait à elle. Ce n'était, après tout, Qu'une femme.
C'est une aventure exaltante, que de découvrir l'âme profonde d'un peuple, à travers ses poètes. Telle est l'expérience qu'il nous a été donné de vivre quatre années durant, jour après jour.
Cette électrisation de l'âme qui est la passion.
C'est ici que souvent, errant dans les prairies,Ma main des fleurs les plus chériesLui faisait des présents si tendrement reçus.Que je l'aimais alors, que je la trouvais belle !Mon coeur, vous soupirez au nom de l'infidèle :Avez-vous oublié que vous ne l'aimez plus ?
Il est dur de parler de la peur et de la faim. Ce sont des choses que l'on ressent très fort, mais que l'on ne peut pas décrire.
C'est drôle, beaucoup de gens pensent que je me prends au sérieux parce que j'ai l'air tellement sérieux parfois. Mais ce n'est pas que je me prends au sérieux, je prends ce que je fais au sérieux.
J'avais l'habitude de prendre les personnes pour des otages dans mes relations et de ne pas laisser les gens être indépendants. Cela finissait toujours par un désastre, parce que vous enlevez l'identité des gens et ils finissent par être pleins de ressentiment.
Les révolutionnaires, même de robe, ne sont pas les fauves de l'Histoire, ils n'en sont que les charognards. Ils ne dévorent que des sociétés mortes et n'attaquent que des institutions malades ou débiles.
Si cette dépouille extérieure de l'homme te parait merveilleusement ouvragée, considère qu'elle n'est rien, auprès de l'âme qui l'a formée. En vérité, quel que soit l'homme, c'est toujours quelque chose de divin qui l'homme incorpore.
C'est sans doute la vocation du romancier, devant cette grande page blanche de l'oubli, de faire ressurgir quelques mots à moitié effacés, comme ces icebergs perdus qui dérivent à la surface de l'océan.
Je ne sais si la soumission est en marche, mais la peur est là et, malgré les crayons brandis, malgré les professions de foi martiales, il y aura de moins en moins de « Charlie » sur notre sol.
Beaucoup de gens ne sont jamais jeunes ; quelques personnes ne sont jamais vieilles.
Combien de grands hommes ont dû la célébrité au nom que, par hasard, ils ont reçu de leurs parents.
L'homme est doué de talents que n'éveillent jamais que des circonstances fortuites.
Parlez à un homme de lui-même, il vous écoutera pendant des heures.
On a besoin de peu de vie pour vivre...
Une forte quantité d'opinions est fondée sur le principe que nous ne sommes rien. Les meilleurs ajoutent que nous sommes pourtant susceptibles d'une certaine espèce de valeur absolue - en nous reconnaissant pour rien, et en croyant à l'amour de Dieu.
L'atmosphère bureaucratique est capable de tuer tout ce qui respire l'air de l'effort humain, d'éteindre tout aussi bien l'espoir que la peur dans la suprématie de l'encre et du papier.
Mexico lui parut une ville sans limites, livrée à sa propre vitesse, ayant perdu ses freins, prête à rivaliser avec l'infini, remplissant le moindre espace vide, avec n'importe quoi, murets, bicoques, gratte-ciel, toits de tôle, murs de carton, monceaux d'ordures, ruelles sordides, panneau publicitaire sur panneau publicitaire...
Dans mes afflictions, dans toutes mes traverses et tous les chagrins inséparables de la misère humaine.
Avouons-le, ces dernières années, la Chine nous a encore étonnés : plus semblable à elle-même de nous surprendre toujours, que de se conformer à l'image que nous nous en faisions. Elle nous interroge de nouveau, et sur elle, et sur nous.
Souvenez-vous de ce soir... car c'est le début de toujours.
Quand on est dans un domaine comme l'écriture de spectacle, le luxe c'est jamais bon. On ne trouve pas les bonnes idées dans le luxe, on les trouve dans les contraintes.
Certains me parlent de l'âme. Le corps meurt et l'âme demeure, mais où va-t-elle ? J'aimerais le savoir. Personne ne le sait hormis ceux qui élucubrent, ceux qui brodent.
La renommée est comme un cochon rasé avec une queue graissée, et ce n'est qu'après avoir glissé entre les mains de quelques milliers de personnes, qu'un homme, par hasard, s'y accroche !
Vous devez essayer de rejeter la force du cynisme.
Sting est un de mes grands copains et je l'aime à en mourir.
J'ai de nombreuses facettes ! Je sais bien que depuis trente ans je me ressemble, mais, en vérité, cela cache une multitude de personnages, c'est sans doute pour cela que je suis actrice.
Avec les années les relations conflictuelles avec les parents se sont effacées, de même que les reproches que l'on se fait à soi-même une fois qu'ils ne sont plus. Alors vient le temps de la douceur.
Rien de fastidieux comme des larmes qu'on n'a pas fait couler à dessein.