On dirait que la douleur donne à certaines âmes une espèce de conscience. C'est comme aux huîtres le citron.
Les âmes sont ainsi. Elles se vendraient pour posséder un corps mais n'ont rien de plus urgent à faire que de quitter à la moindre défaillance celui qui leur a donné asile et nourriture.
Ceux qui ont la plus grande conscience font les plus grands cauchemars.
Le sens que nous pouvons essayer de donner à notre existence ne peut absolument pas émaner d'une réussite matérielle personnelle, aussi éphémère que vaine. En revanche, contribuer au progrès moral de l'humanité, même modestement, est le moyen de justifier notre bref passage sur la planète.
Toute religion n'est que le reflet fantastique, dans le cerveau des hommes, des puissances extérieures qui dominent leur existence quotidienne.
Le goût est le sourire de l'âme ; il y a des âmes qui ont un vilain rictus, c'est ce qui fait le mauvais goût.
Sans conscience de soi, nous sommes comme des bébés dans les berceaux.
Comment l'esprit peut accéder à la conscience de soi. En contemplant ses oeuvres en lesquelles sont inscrits les procédés, les méthodes et les lois auxquels il s'est soumis sans en avoir d'abord conscience.
Plus un citron est pressé, plus il se dépêche...
La souffrance est une sorte de besoin de l'organisme de prendre conscience d'un état nouveau qui l'inquiète, de rendre la sensibilité adéquate à cet état.
Les hommes ne sont pas des fourmis. Ils préfèrent la mort à une existence de fourmilière.
La seule façon de traiter avec un monde non libre est de devenir tellement absolument libre que votre existence même est un acte de rébellion.
C'est la littérature qui permet à l'être humain de conserver sa conscience d'homme.
Le beau côté de notre métier de pilote de ligne est de s'imaginer, de temps à autre, que nous vivons loin des choses d'ici-bas, que notre existence est faite d'une suite d'aventures.
Vous ne vivez pas si vous n'avez pas conscience de vivre.
Le témoignage d'une bonne conscience nous porte à regarder avec mépris les folies du monde.
La conscience est la conséquence du renoncement aux pulsions.
La moralité ne peut pas être légiférée, mais le comportement peut être réglementé. Les décrets judiciaires peuvent ne pas changer le coeur, mais ils peuvent retenir les sans-coeur.
La conscience fait de nous tous des lâches.
La conscience de notre propre force nous rend modestes.
Il y a des gens qui prétendent que l'humanité, l'indulgence et la liberté de conscience font des choses horribles; mais en bonne foi, auraient-elles produit des calamités ?
Un homme qui n'a rien à voir avec son propre temps n'a aucune conscience de son intrusion dans celui des autres.
Le monde complote constamment contre les braves. C'est le combat ancestral - le rugissement de la foule d'un côté - et la voix de votre conscience de l'autre.
Faire des cadeaux est une habitude épouvantable, naturellement contractée par mauvaise conscience et, très souvent aussi, par la peur commune de la solitude
Le psychologue se nourrit exclusivement dans la conscience : moi, je ne veux qu'une inconscience impossible à acclimater.
L'incapacité de ceux qui sont au pouvoir à faire taire la voix de leur propre conscience est la grande force menant au changement.
Des âmes libres, bien plutôt que des hommes libres ! La liberté morale est la seule importante, la seule nécessaire ; et l'autre n'est bonne et utile qu'autant qu'elle favorise celle-là.
La mondialisation a poussé les pays riches à se concentrer sur les produits à forte valeur ajoutée, ils ont alors pris conscience que la richesse n'était pas dans les bras mais dans les cerveaux.
Qui comprend la réalité suprême ne regarde personne comme important ou insignifiant, car il reconnaît que toutes les âmes sont le suprême absolu.
L'effondrement de la bonne conscience et l'absence de responsabilité et de contrôle public ont conduit à des crimes contre l'humanité et à des violations du droit international.
Le progrès humain consiste à préserver et même à développer l'énergie vitale, mais en l'appliquant à des fins qui apportent une satisfaction de plus en plus complète aux « impératifs » de la raison et de la conscience personnelle, et, par conséquent, à ces idéaux collectifs qu'on appelle la liberté, la fraternité, la justice.