- Je ne veux plus jamais voir un homme nu de ma vie ! - Ouais, et ben moi je mordrai plus une seule fesse !
Le quotidien avec son cortège de bonnes et de mauvaises choses peut nous apporter l'occasion de croître, si l'on sait rester ouvert et vigilant.
Certains se font de la poésie une idée si vague qu'ils prennent ce vague pour l'idée même de la poésie.
L'analyse est parfois un moyen de se dégoûter en détail de ce qui était supportable dans son ensemble.
Tout humour un peu élevé commence par cesser de prendre au sérieux sa propre personne.
J'ouvre une parenthèse. Si vous avez un peu trop d'air, je la refermerai tout de suite.
Un homme plein de classiques est un danger pour l'humanité.
Le grand mal de notre époque, c'est l'inquiétude : on est prêt à tout pour s'assurer un peu de sécurité, même à aliéner sa liberté.
L'hiver, cette saison de silence froid, mais aussi d'attente féconde.
Acteur ? Un métier de ringard où l'on passe le plus clair de son temps à faire de l'après-vente comme si on demandait à un pilote de réparer son avion en cas d'avarie.
Le plus difficile ce ne sont pas les réponses, le plus difficile, c'est de se poser des questions.
Ce n'est pas la couleur de ma peau qui me rend bon ou mauvais.
Ce sont les filles des familles qui se nourrissent de bouillie qui font tout pour épouser des fils de famille où l'on mange du riz.
La vision trop subtile use les yeux de l'homme. L'ouïe trop fine use les oreilles de l'homme. L'ambition démesurée use l'esprit de l'homme.
La barbe de l'héritier pousse plus vite que les ongles du mort.
Si une fille aime rarement l'amant de sa mère, une mère a toujours un faible pour l'amant de sa fille.
Une sottise dite par une vieille bouche est aussi sotte que dite par de jeunes lèvres.
- Je m'éteins ! dit le pompier avant de mourir.
Les gens s'attendent à ce que nous échouions. Notre mission est de dépasser leur attente.
Celle qui construisit, de ses mains, vos usinesCelle dont Monsieur Thiers a dit : «Qu'on la fusille !»
Ce n'est pas une mauvaise chose de célébrer une vie simple.
L'homme est parfois extraordinairement, passionnément, amoureux de la souffrance.
L'action non-violente, née de la conscience de la souffrance et nourrie par l'amour, est le moyen le plus efficace de faire face à l'adversité.
Vous ne pouvez pas empêcher les gens de parler de vous, mais vous pouvez arrêter de leur donner de quoi parler.
Quand je pense à mon père, je ne peux pas m'empêcher de comparer nos temps, nos curiosités, no centres d'intérêt...Allons! En cette fin de siècle, nous prêtons beaucoup moins d'attention aux gens qui nous entourent, nous n'en avons plus le [...] ► Lire la suite
L'art me semble être avant tout un état d'âme. Toutes les âmes sont sacrées, l'âme de tous les bipèdes de tous les coins du globe.
Je porte un pansement très serré autour de ma tête pour qu'elle n'enfle pas avec le succès.
Pour moi, Jade n'est pas superficielle et est à l'opposé de l'image qu'on peut se faire d'un mannequin. Avec son franc-parler, elle m'apporte une sorte de franchise, dont on a tous besoin. Elle me conseille de me méfier d'un tel [...] ► Lire la suite
C'est même le contraire ! Par fierté, j'ai eu besoin de faire mes preuves par moi-même. Je ne me suis jamais senti menacé par la stature artistique impressionnante de mon père, car je sentais que j'avais mon propre caractère. Ma [...] ► Lire la suite
Je ne peux pas. Je ne peux pas sortir. Je suis restée éveillée pendant 4 jours. Je me souviens, chaque minutes de ces 4 jours. Le feu s'était éteint. Il faisait vraiment, vraiment sombre. Il y avait tellement d'étoiles. Je [...] ► Lire la suite
T'essayes de m'faire du mal ? Sois pas ridicule Julien, t'en es même pas cap'.
Une civilisation se mesure à la qualité des objets de colère qu'elle propose à sa jeunesse.
Ce qui empêche l'homme d'accéder au bonheur ne relève pas de sa nature, mais des artifices de la civilisation.
Arthur Dreyfuss aimait les gros seins. Il s'était d'ailleurs demandé, si d'aventure il avait été une fille, et parce que sa mère les avait eus légers, sa grand-mère lourds, du moins dans le souvenir des étreintes asphyxiantes, s'il les aurait [...] ► Lire la suite
Seule de la prière peuvent sortir des larmes qui ne soient pas lâches.
Les héros ont leur accès de crainte, les poltrons des instants de bravoure, et les femmes vertueuses leurs instants de faiblesse.
Sur terre, il n'y a rien de plus faible que l'homme.
L'avarice est comme le feu, plus on y met de bois, plus il brûle.
Dieu tombe goutte à goutte du ciel, et larme à larme de nos yeux.
Si nos armées n'étaient faites que de chevaliers qui combattent par choix et par liberté, quelle plus grande beauté humaine pourrait-il y avoir que la guerre ?
Fermez les portes sur l'esprit de la femme et il s'échappera par la fenêtre ; fermez la fenêtre et il s'échappera par le trou de la serrure ; bouchez la serrure et il s'envolera avec la fumée par la cheminée.
L'amour de la gloire, une vertu ! Étrange vertu, que celle qui se fait aider par l'action de tous les vices qui reçoit pour stimulants l'orgueil, l'ambition, l'envie, la vanité, quelquefois l'avarice même !
Il faut beaucoup de courage pour montrer ses rêves à quelqu'un d'autre.
Illusion dérisoire de tenir la vie alors que celle-ci fuit de tous côtés, indomptée, indomptable, fière. Libre.
La vie conjugale est une longue partie de bowling. Année après année, les illusions sont renversées l'une après l'autre.
Comme le dit un jour un homme d'esprit, le cannibalisme fit place au capitalisme lorsque l'homme se rendit compte qu'il était plus rentable d'exploiter son prochain que de le manger.
Quand on va étudier l'intelligence des autres, ce n'est pas pour abandonner la sienne, mais la multiplier indéfiniment, fort de cet apport de l'autre.
Un écrivain n'est jamais le lecteur de son oeuvre, même cinquante ans après l'avoir écrite ; s'il ouvre l'un de ses livres, dès la première ligne, il se remet à l'écrire.
L'intéressant, ce n'est pas de savoir d'où vient le monde, mais où il va.
Il vient un temps que les vaches ont besoin de leur queue.