Ce qu'il y a de plus beau dans les cimetières, ce sont les mauvaises herbes.
Quiconque recueille avec foi un simple précepte, est digne de recevoir l'esprit saint.
Croire, c'est abdiquer l'usage de la raison.
Un jeune général qui a besoin d'une victoire livre souvent sans motif mainte bataille sanglante. L'avantage d'un général éprouvé, c'est qu'il n'est pas obligé de combattre pour montrer au monde l'art de vaincre.
Défiez-vous des choses posthumes : quel que soit l'esprit avec lequel une vieille femme parle de sa beauté perdue il y a toujours dans sa louange la funèbre solennité de l'office des trépassés.
Il est, dans la vie des hommes, des heures où la tension des événements semble répondre à celle de notre âme.
C'est le rôle de l'artiste de s'inquiéter où le monde va.
Le talent est plein de pensées, le génie est la pensée. Le talent est une citerne, le génie une fontaine.
Nous sommes tous fait pour l'amour ; c'est le principe même de l'existence et sa seule fin.
Le monde des ombres ne nous instruit pas de ses visées.
La philosophie, c'est toujours l'ignorance qui interprète le monde, quand immanquablement les cultes que célèbrent Les hommes se font les visions même que les dieux ont de nous
Le meurtre, chez l'homme, c'est tout près, c'est juste sous la peau, frémissant, c'est au bord des yeux comme le désir, à fleur de tête. Le meurtre, en un sens, n'est qu'une figure du désir : c'est l'envie de vous le faire passer.
De nos jours, le jeune dirige le vieux et le profane, le compétent.
Le théâtre est un façon de vivre, le cinéma une façon de travailler.
En Australie, ne pas lire de poésies est le passe-temps national.
L'homme n'amène pas son propre malheur, et si nous souffrons, c'est par la volonté de Dieu, bien que je n'arrive pas à comprendre pourquoi il se croit obligé de tellement en remettre.
Pour qui vit-on ? Pour qui écrit-on ? Devant qui, en fin de compte, est-on moralement responsable de ses actes ?
Quand un jockey a droit à un peu de chantilly, c'est qu'il s'agit de l'hippodrome.
Ceux-là seuls vous font de belles confessions qui aiment encore leurs fautes.
Les ours blancs sont blancs parce que ce sont de vieux ours.
Il en est de la bohème comme il en est de l'alcool, comme il en est du tabac et des femmes ; il ne faut pas en pousser la pratique à l'excès.
Il est beaucoup plus difficile de ne pas croire que de croire en Dieu, les vrais athées sont presque introuvables.
Faire de la télévision, c'est comme faire de la politique : chaque matin, nous sommes sanctionnés par le verdict des sondages d'audience.
L'enfance recèle aussi de terribles poisons, dont le pire est peut-être le regret stérile que nous en gardons parfois.
Ce Dieu, maître absolu de la terre et des cieux, N'est point tel que l'erreur le figure à vos yeux.
Vous savez que la mémoire d'un poisson est d'une seconde seulement ? A force de regarder ces poissons rouges dans leur bocal, le téléspectateur devant son écran n'a plus qu'une seconde de mémoire lui aussi.
La politique, c'est fait pour donner aux gens des raisons de vivre.
L'important, c'est l'obligation de résultat.
Les difficultés et les obstacles, s'ils sont bien compris et utilisés, peuvent devenir des sources de force inattendues...
La société moderne, ce n'est pas une société sans religion, c'est une société qui s'est constituée dans ses articulations principales par la métabolisation de la fonction religieuse.
Mais un homme qui a fait une fois un bond dans le paradis, comment pourrait-il s'accomoder ensuite de la vie de tout le monde ?
On rirait aujourd'hui de celui qui n'oserait pas toucher la main d'un lépreux. Pauvre type !
L'idée que les actions politiques de premier plan sont le facteur décisif en histoire est aussi vieille que l'historiographie elle-même, et c'est la raison principale qui fait que si peu de chose nous a été conservé de l'évolution des peuples [...] ► Lire la suite
La possession de la richesse est tout, et justifie tout.
Petite Marie, je parle de toiParce qu'avec ta petite voixTes petites manies, tu as versé sur ma vieDes milliers de roses.
L'expérience enseigne qu'aux moment redoutables de sa vie l'homme se la sauve qu'en la risquant.
Les murs sont avant tout tes murs. Ils peuvent reculer devant tes pas, mais ta liberté même reste une enceinte si tu ne sors pas de toi-même.
Nous sommes à une époque où les hommes n'arriveront jamais à perdre assez de temps pour conjurer cette fatalité de passer leur vie à en gagner.
L'individualisme est un mythe bourgeois qui permet de vacciner d'une liberté inoffensive l'ordre et la tyrannie de classe.
La superbe que donne l'uniforme à ceux qui n'ont rien d'autre à se foutre sous l'aiguillon de la vanité.
Ferme tes yeux de chair pour contempler d'abord ton image avec l'oeil de l'esprit.
La femme est de feu, l'homme est d'étoupe, le diable passe et souffle.
À moins que la discipline ne soit enracinée dans la non-violence, elle pourrait s'avérer être une source de méfaits infinis.
La logique est l'art de faire prévaloir la vérité.
Qui a de grandes passions est nécessairement exposé à de grands sacrifices.
Il n'y a pas de mauvaise chaussure qui ne trouve sa pareille.
Je m'effondre comme un morceau de chiffon, sur moi-même.
Que vos promesses soient conformes à la justice et vous pourrez tenir parole ; que votre courtoisie soit conforme aux rites, et vous serez à l'abri de toute insulte. Le plus sûr soutien est celui que l'on trouve chez ses proches.
C'est facile de gagner une bataille, bien plus compliqué d'en gagner plusieurs.
J'aime la nourriture: les hamburgers, les pizzas, les gnocci, la purée de pommes de terre et surtout le chocolat. J'aime manger pour manger. Parfois, je suis triste pour les mannequins qui ne mangent pas. Lorsque vous aimez la nourriture, vous aimez la vie. Lorsque vous aimez la vie, vous aimez aimer.