Je suis conscient de mes propres limites. Cette conscience est ma seule force.
Si vous vous fixez des objectifs ridiculement élevés et que c'est un échec, vous échouerez au-dessus du succès de tout le monde.
Les hommes à un moment donné sont maîtres de leur destin. La faute, cher Brutus, ce n'est pas à nos étoiles, mais à nous-mêmes, d'être des sous-fifres.
Les hommes ne peuvent résoudre les uns pour les autres le problème de la sagesse. C'est donc à chacun de le résoudre pour soi, de trouver une sagesse à sa mesure. La sagesse ne s'enseigne pas. A chacun de se [...] ► Lire la suite
Le gouvernement n'a pas d'argent. Son seul pouvoir est de prendre aux uns et de donner aux autres.
L'homo sapiens est beaucoup plus porté à l'excès que ses prédécesseurs et son règne correspond à un débordement de l'onirisme, de l'éros, de l'effectivité, de la violence.
C'est lors de la pleine lune que la lunarité du visage et la visagéité de la lune se marient de façon éphémère.
Personne de normal n'a jamais accompli quelque chose de significatif dans ce monde.
Le gouvernement n'a pas de richesse et lorsqu'un homme politique promet de vous donner quelque chose en échange de rien, il doit d'abord vous confisquer cette richesse - soit par des impôts directs, soit par l'impôt cruellement indirect de l'inflation.
Pendant les moments très difficiles de ma vie où je commence à me demander pourquoi je me bats avec quelque chose, je me tourne souvent vers les livres pour mieux me comprendre.
Saisir toute la signification de la vie est le devoir de l'acteur, l'interpréter, c'est son problème, et l'exprimer avec dévouement.
Je mange beaucoup de poisson, beaucoup de légumes, beaucoup de fruits. Je ne mange pas de malbouffe.
les camps d'extermination nazis "symboles de l'enfer sur terre".
Je ne vois pas d'autre métier que je puisse exercer qui me donne, comme celui-ci, l'impression de ne pas travailler.
[Renifle] Le taux de phéromone du garçon indique qu'il veut s'accoupler avec sa femelle.
Tant qu'on est respectés, reconnus et qu'on peut exprimer clairement nos idées, il n'y a pas de difficulté.
Les plus belles choses de ce monde sont les plus inutiles : par exemple les paons et les lys.
L'art recèle toujours des évocations de la condition mortelle.
Ne vous fiez pas aux couples qui se tiennent par la main. S'ils ne se lâchent pas, c'est parce qu'ils ont peur de s'entre-tuer.
Jamais deux sans trois. Cela serait l'épitaphe de l'humanité, qui pourrait valoir aussi pour les guerres mondiales.
Les journaux sont les chemins de fer du mensonge.
Mourir de mort naturelle après être né accidentellement, quelle revanche !
L'innocence prend toujours l'accent violent de la candeur.
Bourse de joueur n'a jamais de loquet.
Dans chaque fournée de personnes qui vient dîner, il est raisonnable de penser que la moitié vous déteste autant que la nourriture.
L'amour est la véritable religion de l'hypercomplexité.
La timidité est l'un des patrimoines de l'homme.
Le baccarat, la roulette, les courses de chevaux, c'est la vieille guerre, c'est l'arme blanche. La Bourse, c'est le tir à longue portée.
Les femmes devraient apprendre des hommes cet art de disserter sans conséquence des sujets graves, au lieu de prendre trop à coeur les réalités qui les entourent.
Je continue à croire que ce monde n'a pas de sens supérieur. Mais je sais que quelque chose en lui a du sens et c'est l'homme, parce qu'il est le seul être à exiger d'en avoir.
Il a fallu que l'intelligence de l'homme fût obscurcie par l'amour pour qu'il ait appelé beau ce sexe de petite taille, aux épaules étroites, aux larges hanches et aux jambes courtes.
La colère repose de l'amertume.
Par l'amour, il peut arriver qu'on livre et reçoive quelque chose d'essentiel, qu'on sente s'épanouir ce qui pouvait sommeiller de meilleur au fond de soi...
En fin de compte tout est littérature. La vie, l'amour, la mort. Simulacre et dérision.
L'amour a ceci de commun avec la grâce que tout - et jusqu'à la manière de pousser une porte ou de nouer un lacet - est modifié. Rien de ce qui était avant ne demeure.
On ne peut réduire les autres à l'ordinaire que si, fort de sa propre médiocrité, on se juge supérieur.
Se contenter de la femme qu'on a c'est ne jamais connaître la femme rêvée.
Aimer, c'est aussi posséder, c'est aussi triompher de la joie de sentir un autre vibrer comme soi...
Le théâtre imagine pour le spectateur, et lui fait vivre les produits de cette imagination.
C'est tout une science que d'arriver à comprendre, de la scène, l'effet que le jeu produit de l'autre côté de la rampe.
S'il n'y avait que de bons cuisiniers, les pharmaciens auraient peu de chose à faire, les médecins disparaîtraient, on ne garderait que des chirurgiens pour les fractures.
Le marketing est une sorte de sociologie vénale, d'ethnologie de bazar dont le but est de savoir de quoi vous n'avez pas besoin et que l'on pourrait quand même vous vendre.
Dieu : une entité qui réconcilie tous les antagonismes, la beauté et la laideur, les forces du bien et celles du mal, la complexité et la simplicité, dans la plénitude de l'unité.
La langue humaine a été véritablement frappée d'impuissance à la tour de Babel. Elle a ses limites, ce sont celles de l'orgueil.
Les chambres de ceux qui sont morts jeunes sont le sanctuaire de leur absence, mais aussi le refuge de la lâcheté des vivants.
On a autant de peine et de mérite à se passer d'argent qu'à en gagner.
L'abondance ne serait un progrès que si elle s'accompagnait de la diversité et de la qualité. Or les programmes tendent de plus en plus à se ressembler. Abondance est progressivement synonyme d'uniformité.
On commence par dire : "Ne fais pas de bruit quand tu rentres", et cela devient très vite : "Ne fais pas de bruit si tu rentres."
S'il suffisait de se coller un timbre rare sur le dos pour se retrouver à l'étranger !
Qui a plus de toits a plus de neige.