La beauté est une source inépuisable de joie pour celui qui sait la découvrir.
Ne faites pas rire au point de prêter à rire.
Il est indispensable de se sacrifier quelquefois. C'est l'hygiène de l'âme.
L'art recèle toujours des évocations de la condition mortelle.
Ce qui est déshonorant, ce n'est pas de mentir, c'est de se faire prendre en flagrant délit de mensonge. Il y a des maladroits du mensonge : ceux-là on devrait les reléguer dans la vérité et leur interdire d'en sortir.
C'est un supplice pour l'homme qu'on lui résiste. C'en est un bien plus grand pour la femme que de résister.
Le théologien : il sollicite la raison tant qu'elle sert sa démonstration et la récuse dès qu'il risque de la mettre en péril.
L'art est l'antithèse directe de la démocratie.
C'est de la contradiction des idées et des forces que vient l'évolution.
C'est bien connu, les bourgeois ont toujours eu la conscience étroite. Ils s'accommodent de la morale individuelle conventionnelle pour mieux refuser la morale sociale et politique.
Le poète est en face du langage comme le peintre est en face de l'objet. Le langage devient sa matière première.
L'animosité, l'intolérance, le fanatisme ne favorisent jamais entre elles la bonne entente. Partout où vivent côte à côte des races différentes, la plus faible est vouée à l'oppression de la plus forte, conquérante ou usurpatrice.
La timidité est l'un des patrimoines de l'homme.
Les femmes devraient apprendre des hommes cet art de disserter sans conséquence des sujets graves, au lieu de prendre trop à coeur les réalités qui les entourent.
Si vie et mort joignent leurs doigts pour t'étrangler, Trop morte vie et mort trop vive, alors t'imposent De rejoindre en germe de fleur et grain de blé L'essentiel des choses.
Il a fallu que l'intelligence de l'homme fût obscurcie par l'amour pour qu'il ait appelé beau ce sexe de petite taille, aux épaules étroites, aux larges hanches et aux jambes courtes.
Les surprises de la pensée sont comme celles de l'amour : elles s'usent.
Le mariage est une institution de charité.
Il faut avoir plus de force dans les yeux que dans les sentiments.
On voit tellement de choses lorsqu'on ferme les yeux.
Lorsque vous commencez un travail d'importance, vous ne pouvez espérer le finir de suite : c'est la raison pour laquelle il ne faut laisser personne vous forcer à vous hâter ou vous décourager tant que vous n'êtes pas allés au bout de votre tâche.
Aimer, c'est aussi posséder, c'est aussi triompher de la joie de sentir un autre vibrer comme soi...
Le théâtre doit servir à ça, à aller, toujours, vers un peu plus de communion.
S'il n'y avait que de bons cuisiniers, les pharmaciens auraient peu de chose à faire, les médecins disparaîtraient, on ne garderait que des chirurgiens pour les fractures.
La littérature est l'un des derniers lieux où l'on peut se permettre de n'être contemporain que de l'homme.
Les chambres de ceux qui sont morts jeunes sont le sanctuaire de leur absence, mais aussi le refuge de la lâcheté des vivants.
L'ordre règne dans les gènes pendant que les défenseurs des sciences cognitives s'efforcent de découvrir dans le cerveau l'ordinateur de leurs rêves.
L'Histoire est une interaction de peuples divers, il n'en a jamais été autrement.
Dieu ? On peut demander à l'homme de croire à l'impossible, mais non à l'improbable.
Si un homme possède une épicerie ou une librairie et qu'il tombe malade, il peut prendre quelqu'un pour le remplacer. Si un acteur est malade, il cesse aussitôt de gagner de l'argent au moment où il en a le plus besoin.
L'abondance ne serait un progrès que si elle s'accompagnait de la diversité et de la qualité. Or les programmes tendent de plus en plus à se ressembler. Abondance est progressivement synonyme d'uniformité.
Les sondages me font penser aux cours d'eau : ils sont le reflet de notre société.
S'il suffisait de se coller un timbre rare sur le dos pour se retrouver à l'étranger !
Le beau geste, c'est celui qui est si absolument juste, si précis, si parfait, qu'on le croit facile, oubliant la somme de pratique, de connaissance et d'intuition dont il est le signe.
Ce trouble qu'elle était toujours incapable de définir. Le Larousse s'arrête là où le coeur commence.
C'est être sage que de n'accuser que soi de ses malheurs.
Dans ce palais, la fête, et toutes les somptuosités du monde. Car les moines de Cluny, en toute bonne conscience, se considéraient comme des princes, formant la cour du Tout-Puissant, comme les courtisans d'une sorte de Versailles immatérielle, sacralisée. Persuadés [...] ► Lire la suite
Je suis en état d'érection intellectuelle permanente, et tout vient au-devant de mes désirs.
La dégustation, comme l'amour commence par les yeux, il n'y a point de dégustation sans la caresse du regard.
Je reviens te chercherJe savais que tu m'attendaisJe savais que l'on ne pourraitSe passer l'un de l'autre longtempsJe reviens te chercherBen tu vois, j'ai pas trop changéEt je vois que de ton côtéTu as bien traversé le temps.
Je suis conscient de mes propres limites. Cette conscience est ma seule force.
Rien ne fait souffrir certaines personnes plus que la nécessité de penser.
Les hommes ne peuvent résoudre les uns pour les autres le problème de la sagesse. C'est donc à chacun de le résoudre pour soi, de trouver une sagesse à sa mesure. La sagesse ne s'enseigne pas. A chacun de se [...] ► Lire la suite
Je me souviens de qui je suis, qui j'étais et qui je suis censé être.
Le gouvernement n'a pas d'argent. Son seul pouvoir est de prendre aux uns et de donner aux autres.
L'homo sapiens est beaucoup plus porté à l'excès que ses prédécesseurs et son règne correspond à un débordement de l'onirisme, de l'éros, de l'effectivité, de la violence.
Je n'ai aucun sens de la nostalgie. C'est demain qui m'intéresse.
L'être humain se doit de vivre, ne serait-ce que par curiosité.
Répondre à des questions sur ma vie m'ennuie, parler de mon métier m'emballe.
Je mange beaucoup de poisson, beaucoup de légumes, beaucoup de fruits. Je ne mange pas de malbouffe.