Ce qui me bluffe dans la vie ? Le courage.
Ce qui va me manquer, c'est l'espace. Les grands espaces que le public occupent, comme les grandes salles de La Seine Musicale
Si les hommes sont honnêtes, tout ce qu'ils font et partout où ils vont, c'est pour avoir une chance de voir des femmes.
Ce qui m'éreinte, ce n'est pas tellement de tourner. Ce qui me fatigue, c'est tout ce qu'il y a autour
Ce qui est bon n'appartient à personne.
Un traité est une parole éternelle. L'expérience prouve qu'il est pratique de se départir de la parole donnée. La première dérogation crée une logique pour la seconde, jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien de la première parole donnée.
Toutes les révolutions de l'avenir sont incluses, amorties, dans ce mot : Instruction Gratuite et Obligatoire.
Le Peintre ne doit pas faire ce qu'il voit, mais ce qui sera vu.
Chaque fois qu'il y a un type qui meurt, ce n'est jamais le même.
Bien vieillir, en littérature, c'est ce qu'il y a de plus difficile.
Ce qu'il ne faut jamais manquer, à la télé, c'est ce qui passe quand on rembobine.
Ce qui n'est pas toute la vérité n'est pas la vérité du tout.
Ce matin, j'ai lu dans le journal : « Peu de gens meurent après cent ans ». Ils font quoi alors ?
Ce métier a rempli ma vie. Il m'a amené mes plus grands bonheurs.
Je n'ai qu'un visage et je n'ai pas fait ce visage, mais j'ai le choix entre trente grimaces.
Des innombrables classifications que Murphy faisait autrefois à la réalité brute, la moindre n'avait pas été celle qui la divisait entre plaisanteries qui avaient été une fois bonnes et plaisanteries qui n'avaient jamais été bonnes. Qu'est-ce qui aurait pu tellement [...] ► Lire la suite
J'ai travaillé toute ma vie pour être pauvre avec la même énergie que d'autres ont travaillé pour être riches.En ce sens, je suis un parvenu.
Ce qui ne peut être guéri doit être enduré.
Ma chère et douce mamanAussi gentille que je puisse l'espérerMa chère et douce mamanAujourd'hui comme tous les jours tu es la mère rêvéeNe sachant que faire pour te remercier, j'ai écrit ce poème qui traduit ma pensée.
Les gens qui croient que tout est facile, Ce sont toujours de vieux fossiles.
Ce qu'on a acquis très vite, on ne le garde pas longtemps.
Ecrire des drames, c'est tout de même ce qu'il y a de plus intéressant. Pareil à un petit dieu, on sonde les coeurs et les reins..., on juge..., on punit, on absout et on récompense.
Après les blessures, ce que les femmes font le mieux, c'est la charpie.
Ce sont les morales souples et non les morales raides qui exercent les contraintes les plus implacablement dures. Les seules qui ne s'absentent jamais.
La principale revendication des convoyeurs, c'est qu'ils veulent plus d'argent. Ils n'ont qu'à se servir, ce sont eux qui le transportent !
La résignation rend plus facile à supporter ce que l'on ne peut améliorer.
La perfection n‟est pas de ce monde.
C'est une sacrée chose, tuer un homme. Vous emportez tout ce qu'il a et tout ce qu'il aura jamais.
Pour 15 000 francs, mon psychiatre m'a débarrassé de ce que j'avais : 15 000 francs.
Ce désir d'équité ne doit pas conduire à un excès de bien-être, où personne n'est responsable de quoi que ce soit.
Pour moi, la vraie drogue du romancier, c'est le nécessitarisme, l'idée que les choses ne peuvent pas être autrement que ce qu'elles sont.
La raison est à l'égard du philosophe ce que la grâce est à l'égard du chrétien. La grâce détermine le chrétien à agir ; la raison détermine le philosophe.
La musicologie est à la musique ce que la gynécologie est à l'amour.
Nul ne saura vraiment ce qu'il est, tant qu'il ne tendra pas à acquérir plus de savoir.
Je comprends qu'on déserte une cause pour savoir ce qu'on éprouvera à en servir une autre.
Les jeunes gens prennent tout au sérieux bien qu'ils ne sachent pas donner leur sérieux à ce qu'ils prennent.
Je perds le désir de ce que je cherche, en cherchant ce que je désire.
Ce qui fait le succès de quantités d'ouvrages est le rapport qui se trouve entre la médiocrité des idées de l'auteur et la médiocrité des idées du public.
Plus on possède Dieu, plus on veut le chercher ; il est toujours au-delà de ce que nous atteignons ; il requiert sans cesse de notre part un nouveau progrès ; l'erreur serait de nous arrêter.
Oui, oui ! Je sais ce qu'être dieu, et ce n'est pas drôle tous les jours. Je parle du bon Dieu, cela va sans dire. Pour l'autre, celui qui n'est pas bon, il doit avoir une vie plus facile.
C'est capricieux le bonheur. Ça demande, exige beaucoup pour ce que ça donne.
Ce que nous attendons d'un récit, c'est l'expérience vécue par procuration.
L'amour, l'avenir, les grands choix, tout cela est affaire de vie, d'actes et non de paroles ; ce sont choses qui se font et se démontrent ; elles ne se disent pas.
Les femmes ne décident pas des hommes ; ce ne sont pas les femmes qui font les hommes.
Le monde de l'économie est frappé par le syndrome du "Sumo is beautiful". On pense que pour être le plus fort, il faut être le plus gros. Mais les sumotoris les plus gros, ce sont eux aussi qui meurent le plus jeune.
Une femme n'est rien par elle-même ; elle est ce qu'elle paraît à l'homme qui s'en occupe : voilà pourquoi elle est si furieuse contre ceux à qui elle ne paraît pas ce qu'elle voudrait paraître. Elle y perd son existence.
L'imagination est la faculté qui donne du relief, de l'éclat, du mordant à la pensée : par elle, l'expression se concentre, se colore, et se trempe ; en individualisant ce qu'elle touche, elle le vivifie et le consacre.
Le public veut comprendre et apprendre en un seul jour, une minute, ce que l'artiste a mis des années à comprendre.
Le psychothérapeute est à l'homme ce que le chien d'aveugle est à l'aveugle, mais il ne mange pas de croquettes, il préfère du liquide.
Le fou ce ne sera plus l'exilé, celui qu'on repousse dans les marges de nos villes, mais celui qu'on rend étranger à lui même en le culpabilisant d'être celui qu'il est.