Chaque époque laisse plus de traces de ses souffrances que de son bonheur : ce sont les infortunes qui font l'histoire.
Ce n'est pas en mangeant moins que tu nourris ton voisin.
Nous sommes possédés par ce que nous possédons.
Si le monde tolère un malheur, n'est-ce pas pour le façonner à son usage, en tirer profit, le bâter, lui mettre un mors, une housse, le monter, en faire une joie ?
Ce n'est que dans la vieillesse que l'homme devient vraiment lui-même.
Sous ce régime le peuple doit nécessairement souffrir : la raison en est que le système des services publics, outre qu'il trouble le nivellement des valeurs, ce qui est injustice, amène aussi une déperdition fatale de richesse, ce qui est [...] ► Lire la suite
Si t'as le bec fin,S'il te faut du vinD' premièr' classe,Va boire à Passy,Le nectar d'iciTe dépasse.Mais si t'as l' gosierQu'une armur' d'acierMatelasse,Goûte à ce velours,Ce petit bleu lourdDe menaces.
Sans spiritualité, on prend le risque d'être rattrapé par un sentiment de manque, de vide, de solitude à certains moments de notre vie. Et pas de chance, ce seront souvent les moments les plus importants : adversité, maladie, épreuve, deuils...
Qui veut comprendre le poète, écrit Goethe, doit se rendre au pays de la poésie. En général, ce n'est pas le poète qui est incompréhensible ou obscur.
Enfin, je vais savoir ce qu'est la France. Fini le jet. Je prends le train pour aller faire danser les jeunes. Mais j'ai de l'énergie et du caractère, c'est probablement ce qui me tient en forme.
Faites-vous toujours confiance aux gens ? Même après tout ce que vous avez traversé ?
Ce qui m'a un peu embêté pendant le confinement, c'est cette idée qu'on a fonctionné au ralenti.
La popularité n'est pas ma boussole. À moins que cela puisse aider à agir, à être compris... c'est ce qui compte.
Mon travail consiste à amener les gens à ce qu'ils n'oseraient pas faire eux-mêmes.
Peu importe ce que tu crois, c'est pas ce que tu crois.
Nos amis sont notre miroir, notre mémoire ; on n'exige rien d'eux, si ce n'est qu'ils astiquent de temps en temps ce miroir pour que l'on puisse s'y regarder.
Ce que j'ai appris, et qui est au fond le plus important, c'est qu'il faut toujours montrer aux enfants que c'est une très bonne chose qu'ils fassent partie de ce monde, qu'ils soient parmi nous.
L'homme fait à tous les instants des déclarations définitives sur la vie, l'homme et l'art, et ne sait pas plus que le champignon ce qu'est la vie, l'homme et l'art.
Il faut parfois faire ce que nul ne vous demande ni n'attend de vous. Pour se prouver à soi-même que l'on existe, que l'on est homme, que le monde a un sens.
Celui qui ne tend pas toujours à un plus haut degré de perfection ne connaît pas ce que c'est la perfection. La recherche de la perfection est la poursuite de la mort.
Les vrais prophètes parmi vous, ce sont ceux qui se taisent terribles.
L'Allemand n'arrive pas à comprendre ce que Napoléon plus intelligent pourtant, saisissait à peine : à savoir que la victoire, très amusante pour le vainqueur, l'est infiniment moins pour le vaincu.
A quoi sert ce progrès dont nos siècles se parent A quoi sert d'avoir tant vécu ? Il n'y a plus de chefs de gare Mais il y a toujours des cocus !
On désire surtout ce que l'on ne doit pas avoir.
Il n'y a pas un exil. Ce sont toujours des exils.
En réalité, le fait d'être est ce qu'il y a de plus privé; l'existence est la seule chose que je ne puisse communiquer; je peux la raconter, mais je ne peux partager mon existence. La solitude apparaît donc ici comme l'isolement qui marque l'évènement même d'être. Le social est au-delà de l'odontologie.
J'ai trouvé intéressant d'écrire. Je voulais savoir qui je suis. C'est très facile d'oublier tout ce qui c'est passé dans la vie.
Personne ne sait ce que vous ressentez à moins que vous ne le lui disiez.
Faites ce pour quoi vous êtes né. Vous n'avez qu'à vous faire confiance.
Je ne m'attarde pas à penser à mes titres et rôles; Je fais juste ce qui me semble bien.
Si ça n'marche pas, est-ce qu'il faut courir à sa perte ?
Être un acteur est la chose la plus solitaire au monde. Vous êtes tout seul avec votre concentration et votre imagination, et c'est tout ce que vous avez.
Par exemple, la France est un pays catholique, ce n'est pas pour autant qu'on va m'obliger à aller à la messe.
L'amour de soi est à l'amour de Dieu ce que le blé en herbe est au blé mûr. Il n'y a pas de rupture de l'un à l'autre - juste un élargissement sans fin.
Ce n'est pas le but qui est intéressant, ce sont les moyens pour y parvenir.
Ce n'est pas Dieu qui est loin de l'homme, mais l'homme qui est loin de Dieu.
Tout ce qui est stable est contestable.
Dis-moi ce que tu tais, je te dirai qui tu es.
Si ce n'est pas expressément interdit, c'est permis.
Les machines reproductrices que l'ordre a fabriquées et répandues partout, ce ne sont pas les gouvernants, les armées, les polices, les institutions, les lois : ce sont nos propres cervelles. Décapitez l'ordre et gardez vos têtes: l'ordre repousse.
J'appelle raisonnable celui qui accorde sa raison particulière avec la raison universelle, de manière à n'être jamais trop surpris de ce qui arrive et à s'y accommoder tant bien que mal.
Les relations les plus solides s'établissent toujours sur l'envie qu'on a de les faire durer, et la connaissance exacte de ce qui les menace.
Il y a en tout homme deux êtres : lui-même et l'opinion publique.Formée en lui, avec sa pensée, au temps qu'on l'éduquait, sans cesse rappelée à lui, du dehors et du dedans, elle le pénètre, au point qu'il a bien du mal à discerner ce qu'il resterait de lui, elle disparue.
Bizet n'était pas un rival, c'était un frère d'armes ; je me retrempais au contact de cette haute raison parée d'une blague intarissable, de ce caractère fortement trempé que nul déboire ne pouvait abattre. Avant d'être un musicien, Georges Bizet était un homme, et c'est peut-être, plus que tout, ce qui lui a nui.
Ceux qui agissent ont la chance de pouvoir être ce qu'ils font : ils plongent ainsi dans le temps qui est à la fois leur vie et leur élément.
Les enfants sont ce qu'il y a de plus sain, surtout lorsqu'ils sont jeunes et qu'il n'ont aucune malice.
J'ai toujours considéré qu'une vie ce n'était pas beaucoup. J'ai peut-être voulu être acteur pour démultiplier les vies.
Quand vous regardez rétrospectivement la vie, vous regrettez rarement ce que vous avez fait, mais vous pourriez regretter des choses que vous n'avez pas faites.
C'est ce que j'aime appeler le silence d'après.
Les hommes sont comme les lions, comme toutes les bêtes, comme tous les êtres vivants. La faim les rend féroces. Et qu'est-ce que la pauvreté, sinon une faim généralisée ?