La discipline, c'est d'aimer ce qu'on aime.
L'amour, comme tout ce qui vit, commence à dégénérer sitôt conçu.
Ce beau Nohant, si beau parce que vous y êtes ; envoyez de ma part à tous ses arbres mes tendresses d'ami. Vous savez comme j'aime les jardins, les fleurs. Je crois que c'est pour ça que je vous aime tant.
Tous ceux qui ont accepter de tirer se rendent dans le rond central avec les deux gardiens de but. Ils sont soudain si loin de tout, prisonniers dans ce cercle de courage.
Celui qui n'est jamais parti, le matin, au petit jour, tout son bagage à l'épaule, et la canne en main, ne sait pas ce que c'est que de partir. Il ne sait pas davantage ce que c'est d'arriver.
Avec cette rage d'aventures, ce besoin d'émotions fortes, cette folie de voyages, de courses, de diable au vert, comment diantre se trouvait-il que Tartarin de Tarascon n'eût jamais quitté Tarascon ?
Ce qui nous arrive sur terre se perd dans l'infini rayonnement de l'éternité.
Lui et moi, nous faisons partie du peuple accablé par la sourde terreur de ne pas comprendre le monde et ce qui s'y passe.
Si loin que je recule dans mes souvenirs, j'entends mon père me raconter l'épouvante que ce fut dans Colmar quand on sonna le tocsin pour la défaite de Woerth. Tout petit, j'avais l'impression d'avoir souffert pour la France.
Quand vous échappez à un piège, vous avez droit déjà à une bonne nouvelle; et après une fois que vous avez échappé à ce piège et bien il va falloir travailler pour transformer l'essai (...): comment on évite à l'Europe de s'embourber dans la crise économique et sociale ?
L'inspiration vient vraiment d'abord du personnage et de l'histoire. Cette vision de ce qu'est l'histoire et de ce qu'est le personnage, du monde qu'il habite et de ce que l'histoire veut raconter. C'est vraiment ce qui m'inspire.
Je ne veux pas abandonner un travail pour un autre, et je ne pense pas que je dois sacrifier quoi que ce soit pour mettre mon tout dans l'un ou l'autre.
Réaliser, c'est bien plus que savoir faire un champ-contrechamp il me semble, non ? Et là je les vois tous devenir cinéastes, les Lellouche, les Dujardin, etc. Est-ce que c'est là qu'ils sont le plus intéressants ? Je ne crois pas.
J'ai toujours essayé d'être conscient de ce que je dis dans mes films, parce que nous tous qui faisons des films cinématographiques sommes des professeurs - des professeurs avec des voix très fortes.
On pointe rarement du doigt le vrai ravage dont les journaux féminins et l'industrie cosmétique sont responsables : faire croire à une nation de boudins qu'elles peuvent, en faisant quelques efforts, avoir l'air d'autre chose que de ce qu'elles sont.
Ce voeu de retour à la paix, l'humanité le doit à des centaines de milliers de personnes qui, sans aucune faute de leur part, pour le seul fait de leur nationalité ou de leur origine ethnique, ont été vouées à la mort ou à une progressive extinction.
Il faut avoir une très haute idée, non pas de ce que l'on fait, mais de ce qu'on pourrait faire un jour. Sans quoi, ce n'est pas la peine de travailler.
Je ne suis pas ce que je suis. Je suis tout ce qu'il a pensé que j'étais.
Ce que peut faire la nature, l'homme le peu aussi, à sa façon.
Tu vécus de longs jours, ton rôle fut immense,Les maîtres de ce monde à ta porte ont frappé.À quoi ne sert cela ? Rien ne nous est resté.Nous n'avons à t'envier que ton intelligence.
De nature, je ne suis pas enclin à exiger quoi que ce soit des gens. Je les prends comme ils sont. Parfois la faiblesse ne m'émeut pas moins qu'un acte de générosité.
Je ne rêvais pas du tout de ça, non, pas du tout. Je rêvais d'être tranquille, autonome, de voyager. Être dans la lumière, être celle qu'on regarde, ce n'est pas dans ma nature.
Après vous être ridiculisé quelques centaines de fois, vous apprenez ce qui fonctionne.
L'argent n'est pas une force de motivation majeure dans ma vie. Ce n'est pas mon métier. Il y a d'autres choses qui m'importent plus que d'être acteur.
Il est impossible de devenir très instruit si on ne lit que ce qui plaît.
Le sommeil dévore l'existence, c'est ce qu'il y a de bon.
Il n'était habile à exprimer que ce qu'il n'éprouvait pas.
Creezy n'a pas ri. Il faudrait que je sache ce qui la fait rire. Je sens bien qu'il y a en elle quelque chose que je dois détruire, défaire, quelque chose de dur, de noué. La faire rire, ce serait déjà un moyen.
Ce qu'il faut savoir, c'est si tu es déjà journaliste maintenant, parce que si tu l'es, tu pourras le devenir. Autrement non.
La Cathiminie est le nom de ce pays où règne le roi Motus. C'est un pays prospère et riche, mais, comme tu as pu t'en rendre compte, le bruit en est banni. Le silence est la loi.
C'est déjà assez triste dans la vie de se passer de quelque chose qu'on aimerait avoir. Mais, malheur du sort, ce qui m'enrage, c'est de ne pouvoir donner aux autres ce que vous voudriez qu'ils aient.
Qu'est-ce qu'un ordre qu'aucun enthousiasme ne vient plus animer ?
Ce qui me paraît être le terme de mes débordements sexuels : une incandescence géométrique (entre autres, point de coïncidence de la vie et de la mort, de l'être et du néant) et parfaitement fulgurante.
La politique, c'est quand vous dites que vous allez faire une chose tout en ayant l'intention d'en faire une autre. Alors vous ne faites ni ce que vous avez dit ni ce que vous vouliez.
La chose la plus importante que j'ai apprise est que les soldats observent ce que font leurs chefs. Vous pouvez leur donner des cours et leur donner des conférences pour toujours, mais c'est votre exemple personnel qu'ils suivront.
J'aime les libertés que nous avons dans ce pays, j'apprécie la liberté de brûler votre drapeau si vous le souhaitez, mais j'apprécie vraiment mon droit de porter les armes pour pouvoir vous abattre si vous essayez de brûler le mien.
Beaucoup de gens aiment vous tromper et dire que vous n'êtes pas intelligent si vous n'êtes jamais allé au collège, mais le bon sens règne sur tout. C'est ce que j'ai appris en vendant du crack.
Si vous aimez seulement 70% de vous-même, c'est ce qui va vous revenir.
Les films donnent l'illusion d'avoir évolué alors que ce sont les mentalités, la culture des spectateurs qui muent.
La vraie fête, c'est faire ce dont on a envie, indépendamment de ce que font les autres, sans tenir compte du calendrier, en se moquant des usages et en faisant fi du qu'en-dira-t-on. Rare et difficile.
Le christianisme de nos jours, a cessé d'être cru : mais il a été compris et senti : c'est ce qui le prolonge.
Il faut toujours avec esprit savoir choisir ce qu'on imite.
C'est la faiblesse de presque tous les écrivains qu'ils donneraient le meilleur d'eux-mêmes et ce qu'ils ont écrit de plus propre pour obtenir un emploi de cireur de bottes dans la politique.
Les raisons ne sont que des raisons, c'est-à-dire que ce ne sont peut-être pas des vérités.
Ce n'est pas l'homme qui est méprisable, mais ce qu'il pense.
Ce que nous demandons au cinéma, c'est l'impossible, c'est l'inattendu, le rêve, la surprise, le lyrisme qui effacent les bassesses dans les âmes et les précipitent enthousiastes aux barricades et dans les aventures.
Je pense que c'est le génie des acteurs de pouvoir échapper à ce que les gens attendent d'eux. Sinon, vous devenez comme un ouvrier d'usine.
Est plausible ce que vous parvenez à faire avaler à vos lecteurs.
On me dit que Sarkozy serait fou de mon corps, qu'il m'exhibe partout comme un joli trésor... Pourtant quand vient la nuit, il est tout picolo, ce n'est pas un engin, c'est juste un bigorneau...
Tous les voyeurs morbides entrent par la petite porte et sortent par l'entrée. Il paraît que tout ce qu'ils voient d'elle, c'est qu'elle a l'air toute vieille et mitée, et son nez a déjà pourri... (parle de la mort d'Édith Piaf)