C'est un devoir pour nous, les forts, de porter les faiblesses de ceux qui n'ont pas cette force et de ne point rechercher ce qui nous plaît.
Ce que nous prenons pour de la cruauté chez l'homme n'est presque toujours que de la lâcheté.
Ce ne sont pas du tout les méchants qui font le plus de mal en ce monde. Ce sont les maladroits, les négligents, les crédules. Les méchants seraient impuissants sans une quantité de bons.
Pour mentir, un diplomate n'a qu'à se taire ; et s'il parle, un diplomate sincère croit qu'il pense vraiment une partie de ce qu'il dit.
Notre destinée sera ce que nous l'aurons faite. Il ne faut pas attendre que les autres nous la construisent.
Pour survivre, certains apprennent les mathématiques et font comme les égoïstes : ils comptent ce qu'ils donnent pour ne pas trop donner et s'en garder suffisamment.
Qu'est-ce qu'un Dieu qui se fâche et s'apaise ?
La difficulté, ce n'est pas de rêver, mais d'accepter et de comprendre les rêves des autres.
Ah ! La faim ! La faim ! Ce mot-là, ou plutôt cette chose-là, a fait des révolutions ; elle en fera bien d'autres !
Sept personnes sur dix souffrent d'hémorroïdes. Est-ce que ça veut dire que les trois autres les apprécient ?
N'importe quel marchand de jouets vous le confirmera : ce n'est pas compliqué d'amuser un enfant...
Chaque pays compte des personnes violentes, haineuses ou mentalement instables. Ce qui est différent, c'est que tous les pays ne sont pas inondés d'armes facilement accessibles.
Laisse donc aux autres l'illusion de croire qu'ils paraissent ce qu'ils ne sont pas. En se trompant eux-mêmes, ils ne trompent personne.
Tout ce que je fais pour moi est contre moi, c'est assez épouvantable
Le temps de « faire l'amour »... d'ailleurs « faire l'amour », - ce n'est pas du tout l'Amour. On ne fait pas une étonnante fleur.
La météo c'est ce à quoi on s'attend, le climat c'est ce que nous obtenons.
L'amour a ce don particulier de transformer notre univers en béatitudes, et nous croyons, à ce moment-là, posséder toutes les aptitudes du monde au bonheur.
Ce n'est pas que j'aime le mienne, mais ce qui est sûr, c'est que j'aime la vie.
Elles attendent le Prince Charmant, ce concept publicitaire débile qui fabrique des déçues, des futures vieilles filles, des aigries en quête d'absolu, alors que seul un homme imparfait peut les rendre heureuses.
Faites attention à ce que vous dites à quelqu'un aujourd'hui. Parce que demain ils ne seront peut-être plus là, et vous ne pourrez pas revenir en arrière.
La paix est ce bref moment glorieux de l'histoire où tout le monde se tient debout pour recharger.
Ce que nous apprenons à travers l'échec devient une partie précieuse de nous, nous renforçant dans tout ce que nous faisons. Alors laissez les choses difficiles vous rendre plus dur.
Ce n'est pas la violence qui dompte la haine, ni la vengeance qui guérit l'injure.
Travailler définitivement sur «Deal or No Deal» a été une expérience d'apprentissage et cela m'a aidé à comprendre ce que je préférerais faire.
Ce qui les inquiète toutes - à leur propre sujet - c'est la facilité avec laquelle je me console du départ de la précédente.
Je commence à croire que le peuple n'a rien à voir dans les lois si ce n'est pour leur obéir.
Penser, ce n'est pas unifier, rendre familière l'apparence sous le visage d'un grand principe. Penser, c'est réapprendre à voir, diriger sa conscience, faire de chaque image un lieu privilégié.
Si le mariage apportait la paix, on devrait alors permettre aux grands de ce monde d'être bigames.
On ne peut jamais se débarrasser de ce qui fait partie de nous-mêmes, même si on le rejette.
Une bonne règle est de ne pas faire faire par d'autres ce qu'on aurait honte de faire soi-même.
Voler c'est comme le sexe : Je n'ai jamais eu tout ce que j'aurai souhaité mais quelquefois j'ai eu tout ce que je pouvais supporter.
Si ce monde est le meilleur de tous, c'est simplement parce que c'est le seul dont nous disposions à vrai dire sous nos deux pieds !
Les mères ont les yeux du coeur ; ce qu'elles ne voient pas, elles le sentent.
Il n'y a rien de meilleur que de s'être résigné à ce que tout aille mal, pour se sentir heureux.
Croire en Dieu, c'est désirer qu'il existe, et c'est en outre se conduire comme s'il existait ; c'est vivre de ce désir et faire de lui notre ressort intime d'action.
Ce souci est au coeur de l'Introduction à l'Origine de la géométrie, texte que j'avais choisi de traduire en particulier parce que Husserl y bute sur l'écriture. J'avais alors insisté sur le statut de la chose écrite dans l'histoire de [...] ► Lire la suite
Ce n'est pas le boulot des consommateurs de savoir ce qu'ils veulent.
Aimer à la folie, oui mais pour aimer à ce point il faut t'aimer toi.
Je ne veux pas que ma souffrance disparaisse, aussi terrible qu'elle soit... je tiens à ma souffrance. Elle fait de moi ce que je suis, sans elle je ne suis pas grincheux.
Etre fataliste, ce n'est pas tellement croire en Dieu. C'est bien plutôt une sorte de lassitude, une forme du dilettantisme et un manque presque total de volonté.
Tout ce qui divise les hommes, tout ce qui les spécifie, les isole ou les parque, est un péché contre l'humanité.
Le paradoxe, je ne sais pas ce que c'est. Je crois que c'est le nom que les imbéciles donnent à la vérité.
Demandez-moi tout ce que vous voulez, sauf de l'argent : c'est le seul souvenir que m'ait laissé mon pauvre père.
Tous les hommes, femmes comprises, naissent prisonniers et inégaux, ce que le droit doit essayer de corriger dans la mesure du possible.
Il y a une chose que la photographie doit contenir, l'humanité du moment. Ce genre de photographie est réaliste. Mais le réalisme ne suffit pas - il doit y avoir une vision, et les deux ensemble peuvent faire une bonne photo.
Les chaussures ne sont qu'un piédestal. Ce qui m'intéresse, c'est le pouvoir de la femme qui les porte.
- Qu'est-ce que vous en pensez ? - J'en pense que vous devriez chercher un autre Président des États-Unis.
Tout ce qu'on ne connaît pas paraît magnifique.
Nous ne connaissons a priori des choses que ce que nous y mettons nous-mêmes.
Nous n'avons pas besoin de plus de force ou de plus d'opportunités, ce dont nous avons besoin, c'est d'utiliser celles que nous avons déjà.