Il ne faut point vouloir juger. On peut à peine comprendre son prochain. En se penchant sur son semblable tout n'est que reflets ou leurre, vu que chaque homme a sa vérité propre et qu'aucune vérité n'est de ce monde.
Quand je serai mort, il faudra qu'on dise de moi: celui-là n'a jamais appartenu à aucune école, à aucune église, à aucune institution, à aucune académie, surtout à aucun régime, si ce n'est le régime de la liberté.
Il n'y a rien de plus difficile que de faire ressentir la réalité dans sa banalité. Flaubert aimait à dire : "il faut peindre bien le médiocre". C'est le problème que rencontrent les sociologues : rendre extraordinaire l'ordinaire ; évoquer l'ordinaire de façon à ce que les gens voient à quel point il est extraordinaire.
Je sais que je suis responsable non pas de ce qui se passe, mais de ce que j'en fais.
L'amour est un risque également pour autrui car ce n'est pas seulement soi que l'on engage.
Le seul sport que je fais en ce moment, c'est parler trop vite et tirer des conclusions hâtives.
Cher vieux. Merci de votre carte. En voici une bien pépère. Salez et iodez-vous à fond, c'est affreux ce qui vous attend.
On m'a demandé ce que je pense de la "nouvelle vague" : j'aime toutes les vagues. Ça remue !
Demander à un écrivain ce qu'il pense des critiques, c'est demander à un réverbère ce qu'il pense des chiens.
Ce n'est pas un médecin que je veux, mais un fossoyeur : je déteste les intermédiaires.
Tout ce qui va arriver, peut et doit être prévu.
Sans les bavards, qu'est-ce que deviendrait la police ?
Tout ce qui constitue la féminité, dans notre culture, dans nos traditions, est fait d'interdits, d'éléments négatifs. On nous enseigne à ne pas faire beaucoup plus qu'à faire.
Le succès est ce qui peut arriver de pire à quelqu'un.
Car être libre, ce n'est pas simplement se débarrasser de ses chaînes, mais vivre d'une manière qui respecte et renforce la liberté des autres.
Je me perdrais si la vie le veux, mais je n'autoriserai quiconque ni quoique ce soit à violer ma beauté intérieure.
Les souvenirs ? Des verres vides. On ne sait plus ce qu'ils contenaient, ni si on a bu avec plaisir ou dégoût, mais on est quand même soûl...
Le coeur, le coeur ? On emploie souvent ce mot, qui dit si bien ce qu'il ne veut pas dire.
Les amitiés de l'adolescence, rien ne peut en effacer complètement la trace dans notre coeur. Ce que nous avons de meilleur, nous le devons à la pureté et à la grandeur des sentiments qu'elles nous ont fait éprouver.
Ce ne sont point ceux qui m'attaque que je redoute ; mais bien ceux qui me défendront.
Il est si rare qu'il n'y ait pas une partie apparente d'un désir ! Ce que vivent les coeurs des amants, leurs palpitations, leurs émois et leurs dévoiements, la chair en est aussi bavarde que retournée.
La folie, ce n'est pas la confusion, c'est un palmier qui donne des dattes sans noyau, c'est une brûlure qui ne fait pas mal, c'est le baiser de l'absent.
Les morts on toujours tort. Les gagnants, ce sont ceux qui restent en vie.
Il faut, si l'on veut vivre, renoncer à avoir une idée nette de quoi que ce soit. L'humanité est ainsi, il ne s'agit pas de la changer, mais de la connaître.
J'ai toujours remis au surlendemain ce que j'aurais parfaitement pu faire l'avant-veille.
L'amour est sûr. Ce sont les hommes qui ne le sont pas.
Il y a encore douze ans, lorsque je commençais un tournage, j'étais empli de bonheur et de crainte. Maintenant, la crainte a disparu. Seul subsiste le bonheur, il est total. J'ai bien l'intention de continuer jusqu'à ce que mort s'ensuive.
Oui, tout est simple. Ce sont les gens qui compliquent les choses.
On ne peut pas s'attendre à résoudre des problèmes si tout ce qu'on fait c'est s'entretuer. Vous pouvez être en désaccord avec une certaine politique sans diaboliser la personne qui l'adopte.
Je ne renie rien de ce que j'ai fait, ou de ce que j'étais. J'ai simplement moins besoin de cette fuite en avant.
Quelle réussite ! Si avant la fin de sa vie on ressemble, même de loin, à ce que l'on a toujours voulu être.
Ne fais pas attention à ce que dit la critique : on n'a jamais élevé une statue à un critique.
Rien n'est si commun au beau sexe que de ne vouloir pas qu'une autre profite de ce qu'on refuse.
Toute la philosophie n'est fondée que sur deux choses : sur ce qu'on a l'esprit curieux et les yeux mauvais.
On croit qu'on amène son chien pisser midi et soir. Grave erreur : ce sont les chiens qui nous invitent deux fois par jour à la méditation.
Les jeunes ont des aspirations qui ne se concrétisent jamais, les vieux ont des souvenirs de ce qui n'est jamais arrivé.
Ne remets jamais au lendemain ce que tu peux faire faire par un autre.
L'éditeur, ce n'est pas celui qui dompte la bête, c'est celui qui la socialise.
Ce que l'amour n'oserait prendre, l'amour ose le donner.
Chaque nouveau changement oblige toutes les entreprises d'un secteur à adapter leurs stratégies à ce changement.
Sois ce que tu es, pas qui le monde veut que tu sois.
Ce que nous disons que nous faisons est modifié par notre propre compréhension et les limites de notre compréhension.
Les événements sont appropriés aux caractères. Rien de ce qui nous arrive n'est fait pour autrui.
Posséder un corps, c'est la vie parce que c'est ce que la mort vous enlève.
Il fallait jeter des fleurs blanches dans les vagues en faisant un voeu que les divinités réaliseraient dans l'année. Je ne sais pas ce qui s'est passé : mes fleurs devaient être moches, ou les dieux absents. En tout cas, je n'ai jamais été exaucé.
Ce don je suis pleinement convaincu, c'est que patriotisme et humanisme, ou, si l'on veut, amour de la patrie nationale et de la patrie internationale sont des sentiments compatibles par essence.
Ce qui ne me passionne pas m'ennuie.
Ce qu'il nous faut, c'est la haine. D'elle naîtront nos idées.
Chacun est présumé innocent jusqu'à ce qu'il soit reconnu coupable.
L'actualité, c'est ce qui, ce matin, semble être quelque chose et, ce soir, ne sera plus rien.