Quand j'étais plus jeune, ce qui veut dire plus vulnérable, mon père me donna un conseil que je ne cesse de retourner dans mon esprit: Quand tu auras envie de critiquer quelqu'un, songe que tout le monde n'a pas joui des mêmes avantages que toi.
La médecine moderne a forgé le terme de mythomanie, qui qualifie ce genre de blague. Mythomane si l'on veut, Aicard aura mené dans l'existence une singulière et fructueuse comédie. Il aura fait croire aux Parisiens gobeurs qu'il était célèbre en [...] ► Lire la suite
Si la nuit de la colère et la lucidité de la sagesse ne coïncident enfin, comment nous reconnaître en ce monde ?
Le bonheur parfait c'est faire ce que je veux, et si possible rien.
Ce que j'essaie de vous traduire est plus mystérieux, il s'entremêle dans les racines mêmes de l'être, dans la source implacable des sensations.
Bien choisir son moment et se taire, serait-ce le seul moyen d'avoir être et habitat.
Ne donnez pas aux chiens ce qui est sacré, ne jetez pas vos perles devant les porcs de crainte qu'ils ne les piétinent, puis se retournent contre vous pour vous déchirer.
Certains se préoccupent moins de ce qu'ils mettent dans leur discours que de savoir dans quelles oreilles il va tomber...
Ce n'est pas en brimant les riches que l'on rend les pauvres plus heureux.
Ce qui peut tout animer, tout adoucir, tout colorer - un grand amour.
Lorsqu'une personne est intelligente sans avoir la mesure de ce qu'elle dit, elle devient incapable de supporter ce qu'elle sait.
Ce n'est pas que je sache bien employer mon temps, mais c'est que je sais bien le perdre ; et, soit dit sans me vanter, c'est peut-être la première de toutes les sciences.
Il n'y a rien de définitif en nous, et qu'il est vain et futile d'essayer de rechercher qui on est : on ne découvrira jamais qui on est, ce qu'il faut c'est découvrir où on veut aller, ce qui est beaucoup plus intéressant.
Le passé, pour un homme, ce doit être d'abord l'expérience et la leçon qu'il en tire.
Le succès n'est pas sur le résultat final ; il s'agit de ce que vous apprenez en cours de route.
Mettez toute votre âme dedans, jouez ce que vous ressentez !
Ce qui est nécessaire sont des gens de bonne volonté, quelles que soient leurs opinions politiques, pour, tous ensemble, d'assurer la survie, notre survie.
Il ne suffit pas de trouver un pays où tout va encore plus mal pour reconnaître que ce qui se passe ici est parfait.
Il vaut mieux être moins et être ce qu'on est.
La morale est comme les régimes : elle interdit tout ce qui est bon.
Curieux cette impossibilité de se détacher tout à fait des êtres que l'on a aimés, ce besoin de les retenir, de retarder désespérément le moment où ils ne seront plus rien pour nous.
Nos idées est-ce qu'elles sont jamais nôtres autrement que par adoption?
Mais qu'est ce que c'est donc que ça la vie ? Cette vanité d'un bien dont nous n'avons plus conscience !
Il faut faire d'abord volontairement, avec plaisir, ce qu'on fait. Le résultat importe peu. On ne le prévoit pas, et on l'apprécie mal. Mais l'auteur s'est satisfait lui-même : c'est toujours ça.
Le gars qui se croit capable de tout faire et qui rate tout ce qu'il fait, mais qui est content et qui s'en vante. Et qui s'attaque à tous les genres: artistique, spirituel, dramatique, lyrique, avec une inconscience d'amateur. C'était ça mon personnage.
Ce n'est pas possible pour un étranger comme moi, parler français parce qu'on est toujours corrigé. En conséquence on n'a jamais envie de parler français.
La télé réalité est un sac à merde qui a le mérite de contenir un échantillonnage de tout ce qu'on trouve sur le marché.
Vois ton film comme une combinaison de lignes et de volumes en mouvement en dehors de ce qu'ils figure et signifie.
En tant que parent, vous essayez de garder un certain contrôle et vous avez donc ce bras de fer... Vous devez apprendre à vous laisser aller. Et ce n'est pas facile.
Tout ce que je peux faire, c'est être moi...
La grâce de la nouveauté est à l'amour ce que la fleur est sur les fruits : elle y donne un lustre qui s'efface aisément, et qui ne revient jamais.
Une femme pour un homme, c'est ce qu'il y a de plus loin au monde.
Ce qui importe par-dessus tout dans une oeuvre d'art, c'est la profondeur vitale de laquelle elle a pu jaillir.
Ce n'est pas l'amour qu'il fallait peindre aveugle, c'est l'amour-propre.
Pour écrire en prose, il faut absolument avoir quelque chose à dire ; pour écrire en vers, ce n'est pas indispensable.
Il n'y a d'universel que ce qui est suffisamment grossier pour l'être.
Ce ne sera pas un des moindres paradoxes de notre époque que d'avoir rêvé le règne de la justice là où régnait déjà l'argent.
Il n'y a rien de mieux que ce que les Français font bien et rien de pire que ce qu'ils font mal.
Quand j'étais petit je faisais ce que mon père voulait. Maintenant il faut que je fasse ce que mon fils veut. Mon problème est de savoir quand enfin je pourrais faire ce que je veux !
Ce qui manque le moins au méchant pour faire ce qu'il fait, ce sont les raisons.
Le rêve, ce n'est que la vie éperdument dilatée.
Malheur à qui n'a plus rien à désirer ! On jouit moins de ce qu'on obtient que de ce qu'on espère et l'on n'est heureux qu'avant d'être heureux.
Ce n'est pas la star qui fait l'audience, mais l'audience qui fait la star.
Mon esprit s'achoppe à ce mot : conséquence.
Ce n'est pas si difficile que cela. C'est comme une douleur avec laquelle on apprend à vivre, quand on a mal au dos par exemple.
Ce sont des gens sans artifices,Qui vous sourient quand ils sont bien,Et vont cacher leurs cicatrices,Parmi les fleurs de leurs jardins.
Tous ceux qui m'ont volé sont, au moins, commandeurs de la Légion d'honneur. Autrefois, on pendait les voleurs aux croix. Aujourd'hui, on pend des croix aux voleurs. Et chacun est content. Merveilleux pays que ce pays de France.
Tu ne peux pas retenir ce jour, mais tu peux ne pas le perdre.
Depuis que je vois tout à la télévision grâce à la télévision, je pense davantage à ce que je suis en train de rater qu'à ce que je vois.
L'homme est un grain de poussière sur lequel Dieu a soufflé, et que ce souffle emporte vers la lumière, à travers les espaces sans bornes et les siècles sans nombre.