Tout ce qui est tombé dans le domaine du fonctionnarisme est à peu près stationnaire ; il est douteux qu'on enseigne mieux aujourd'hui que du temps de François Ier ; et je ne pense pas que personne s'avise de comparer l'activité des bureaux ministériels à celle d'une manufacture.
On dirait que c'est de cette inhumanité même que nous avons besoin, qu'elle nous rassure ou qu'elle nous fascine, qu'elle est notre élément ou encore que nous voulons à tout prix retarder ce moment dont nous savons bien pourtant ou dont nous pressentons qu'il arrivera, où tout deviendra plus grave et peut-être douloureux.
Être parisien confère une sorte de primauté à l'heureux tenant de ce titre.
Quel curieux sentiment de férocité j'éprouve pour tout ce qui paraît avoir peur de moi ! Si j'étais né dans un pays où les lois sont moins sévères et les goûts moins raffinés, je me donnerais le plaisir d'une lente vivisection sur ces deux êtres-là pour passer la soirée.
Si vous me posez la question : « Qu'est-ce que c'est l'autre ? », je n'ai pas de réponse, parce que l'autre, il est autre et il est en même temps moi-même.
Les Russes étaient patients. Ils avaient un dicton : « Ce sont toujours les cinq cents premières années les plus difficiles. »
L'art dramatique n'est pas un problème de mémoire. Comme disait Sarah Bernard, le théâtre, ce n'est rien du tout : tu me parles et je te réponds. Et c'est vrai ! Cela vient tout seul. Si une scène est difficile à apprendre, c'est qu'elle est mal écrite.
Je sais que c'est mal de dire des choses pareilles, mais qu'est-ce que je peux faire d'autre ?
Aux Etats-Unis, le Physicians Committee for Responsible Medicine a évalué que les soins médicaux directement imputables à la consommation de viande dans ce pays sont compris entre 29 et 61 milliards de dollars par an.
Il n'y a rien de plus important pour l'avenir de ce pays que d'investir dans nos jeunes.
Je suis moins dispersé. Je sais un peu plus ce que je veux.
Lorsque j'ai accepté d'enseigner à Sarajevo pendant la guerre, ce n'était pas par générosité ou don de soi. Plutôt une sorte d'excès par quoi je me définissais et où je pensais que je finirais par me perdre ou mieux m'aimer.
Les aveux vraiment flatteurs ne sont pas ceux que nous faisons, ce sont ceux qui nous échappent.
Savoir ce que tout le monde sait, c'est ne rien savoir.
Il ne faut demander à la vie que ce qu'elle peut nous donner.
Il est étrange de voir combien nos défauts nous aident, la légèreté nous sauve, la paresse nous sauve, mais sont-ce encore des victoires ?
Le plus grand principe de toute vraie cuisine, c'est que les choses aient le goût de ce qu'elles sont.
Mordre est facile, et ce n'est jamais qu'un talent de chien.
Regardez comme passé ce qui est passé.
Notre objectif, ce n'est évidemment pas de créer la psychose, mais c'est de bien expliquer aux Françaises et aux Français qu'il faut faire en sorte de ne pas accélérer cette progression (Coronavirus).
Je me suis cru mort moi aussi, jusqu'à ce que je découvre que j'étais au Nebraska.
Je m'octroie sur le tard le droit de faire ce que j'aime.
La plus commune des inconséquences est de ne pas vouloir les moyens de ce que l'on veut.
On parle du droit à la vie, mais jamais du droit à la non-existence. Est-ce que vous avez décidé de naître ? Non, sans doute, mais ensuite, débrouillez-vous, même si vous naissez au Sahel en période de famine.
Un tiens dans ce monde vaut mieux que dix tu l'auras dans l'autre monde.
Les petits esprits ont toujours fustigé ce qu'ils ne comprenaient pas.
L'imagination s'entraîne. Ce qui ne s'entraîne pas, c'est l'émotion.
Laisser couler sa main jusqu'au bout du bras. Caresser le sexe de la rivière. Son bord ultime. Sur le dos. Le monde qui file dans la mémoire. Avec ce désir au bout des doigts. Cette soif de toi. Toujours.
Si un extraterrestre nous regardait, il se dirait : qu'est-ce qu'ils sont intelligents ces êtres humains, mais qu'est-ce qu'ils sont crétins à avoir crée un concept pour pouvoir vivre alors que l'on vit.
Si je devais être envieux de la carrière de quelqu'un ce serait de celle de mon ami Alain Bashung. Pour le coup, ce serait vraiment un compliment d'être comparé à lui.
Est-ce que je me considère comme sexy? Tout dépend de la façon dont je me sens. Quand je suis heureuse à l'intérieur, c'est là que je me sens très sexy.
Qu'est-ce qu'un sage ? Un lucifer gâteux.
Nous aborderons le nouveau millénaire sans pouvoir espérer y trouver autre chose que ce que nous serons capables d'y apporter.
Ce sont nos choix qui montrent qui nous sommes, bien plus que nos capacités.
Dans ce pays, lieu d'une grande expérience historique, l'héroïsme n'encombre pas.
Nos défauts sont ce qui fait de nous des êtres humains. Si nous pouvons les accepter comme faisant partie de qui nous sommes, ils n'ont même pas besoin d'être un problème.
Ce n'est pas que je n'aime pas les culottes. Je choisis juste de ne pas en porter certains jours !
Ce système américain qui est le nôtre, appelez ça l'Américanisme, appeler ça le capitalisme, appelez ça comme vous voulez, donne à chacune et chacun d'entre nous une grande opportunité si nous ne la saisissons à deux mains et en tirons le meilleur parti.
Faire l'amour avec qui que ce soit, c'est toujours à peu près la même chose et c'est utile de penser que, comme pour une prise de courant, la nature permet que les deux pièces soient interchangeables.
- Freddie, Si tu me disais ce que ça t'a fait de perdre ta mère hein ? - Je l'ai pas perdue, c'est pas comme si j'allais la retrouver sous la banquette !
Est vrai ce qui est.
Nous saurons qui nous sommes quand nous verrons ce que nous avons fait.
Paraphraser, c'est réécrire ou reformuler ce que vous avez lu ou appris dans vos propres mots sans en dénaturer le sens.
Je ne te demande pas de m'aimer toujours à ce point-là, mais je te demande de t'en souvenir. Quoi qu'il arrive, il y aura toujours en moi celle que je suis ce soir.
Oublier ou excommunier notre passé, ce n'est pas nous ouvrir à la dimension de l'avenir : c'est nous soumettre, sans résistance, à la force des choses.
Il ne faut pas nous défaire de ce qui assure notre sécurité, en prêtant foi aux serments de nos ennemis irréconciliables.
Dans ce bruit de fusillade, le crépitement régulier d'une mitrailleuse domine, exaspérant.
Quand les pieds ne veulent plus vous porter, on marche avec sa tête. Et c'est vrai. Ce n'est peut-être pas dans l'ordre naturel des choses, mais ne vaut-il pas mieux marcher avec la tête que penser avec les pieds, comme il arrive souvent ?
Je fuis tout ce qui pourrait m'empêcher d'être concentré, sérieux.
La rancune montait en leur âme. Ah ! ce n'était pas l'amour, seule raison valable d'un esclavage passager, mais l'aventure avec tous ses obstacles de chair et l'odieuse hostilité de la matière.