Le confinement est extrêmement difficile à vivre, je le sais, ce qui explique qu'au fil des semaines, les comportements ont évolué.
Je suis d'un optimiste naturel, mais il me semblait que je ne faisais que mettre au dos de l'enveloppe ce que je devais payer ce mois-ci.
Les mauvais mots commencent par sonner faux, jusqu'à ce qu'ils émettent des ultrasons stridents.
Ce qui existe, c'est l'éternité masculine et l'éternité féminine. La première est le jour, la seconde, la nuit.
La tactique, c'est l'art de se faire demander comme une grâce ce que l'on brûle d'offrir.
Chacun n'est que ce que ce que tous les autres lui permettent d'être.
Dès qu'il parlait, c'était des tranchées, de barbelé, de veille, de macaroni, de barrage, de gaz, de tout ce cauchemar qu'il ne pouvait oublier.
Dommage qu'on ne puisse pas donner ce qu'on ressent, parce que j'aimerais vous donner ce que je ressens comme une fleur.
Un journal intime a des pouvoirs, quand on le relit, quand on le retrouve, c'est incroyable ce que ça ramène comme images, comme souvenirs d'une précision inouïe pour celui qui l'a écrit.
- Est-ce là le paradis ? demanda Hinkston.- Absurde. Non. C'est un monde où l'on a une deuxième chance. Personne ne nous a dit pourquoi. Mais personne ne nous a dit pourquoi nous étions sur la Terre, non plus.
Ce n'est pas "je" qui agit, c'est la logique automatisée des agencement sociaux qui agit à travers moi en tant qu'Autre.
Ce que je trouve nouveau, c'est la richesse des rôles des vraies femmes à la télévision et au cinéma. C'est ce que je pense être révolutionnaire et évolutif.
Je voulais être John Lennon, j'écoutais ses disques toutes les nuits, religieusement. Je rêvais que les Beatles venaient jouer à Aberdeen, j'imaginais comme cela pouvoir être grandiose pour moi. Ce n'est qu'en 1976 qu'on m'a dit qu'ils étaient séparés depuis déjà six ans.
Mon père... m'a jamais obligé d'étudier quoi que ce soit, mais il savait m'inspirer un grand désir de connaissance. Avant d'apprendre à lire, mon plus grand plaisir était d'écouter des passages de l'histoire naturelle de Buffon. Je l'ai constamment demandé de me lire l'histoire des animaux et des oiseaux...
Un bon livre se retrouve toujours entre les mains d'un lecteur libre. Sinon il n'y reste pas longtemps, car le mauvais lecteur cherche à se débarrasser de tout ce qui ne ressemble pas à ce qu'il a déjà lu. Un livre-pute n'est jamais loin de devenir un livre-culte.
Par conséquent, la question importante du sens de l'être n'est pas : pourquoi y a-t-il quelque chose et non rien - question leibnizienne tant commentée par Heidegger - mais : est-ce que je ne tue pas en étant ?
Ce qui fait d'un livre une oeuvre d'art, c'est précisément tout ce qui empêche de le résumer en une formule, toute cette richesse, cette beauté secrète qui, bien souvent, contredit d'une certaine manière, serait-ce à l'insu de l'auteur lui-même, le mouvement visible de sa pensée.
Les autres font ce qu'ils veulent de tes mots, tandis que tes silences les affolent. Tiens ta langue et ils se mettront en huit pour essayer de piger ce que tu ne dis pas.
Si vous croyez en ce que vous faites, vous allez gagner de l'argent.
Ce sont les méthodes qu'on utilise qui déterminent la valeur d'une cause.
Air - Quoique personne ne sache exactement ce qu'est le fond de l'air, tout le monde en parle, en général pour le trouver frais.
Tout en ce monde, me disais-je, y compris le commandement d'un joli petit trois-mâts barque, peut devenir un leurre et un piège où se prend l'orgueil téméraire de l'homme.
Nancy Clutter est toujours à la course, mais elle a toujours le temps. Et c'est là une définition de ce qu'est une dame.
En moi tout est tragique ; alors, vous permettez que je sois ce navire allant d'une île à l'autre et déchargeant des astres inconnus ? En moi tout est tragique ; alors, soyez compréhensifs.
Il se passe beaucoup de choses qui nous montrent qu'en ce moment, c'est le moment d'aimer.
Si les gens ne faisaient que des mariages prudents, quel arrêt de population ce serait !
Avec le temps, nous haïssons ce que nous craignons souvent.
Certaines idées, comme ce que vous allez faire avec votre vie, prennent du temps à se former.
Tout ce qui est naturel est varié.
Il faut écouter les vieillards : il y a toujours dans ce qu'ils disent un peu de vérité. Mais il ne faut pas leur obéir, car ils ont perdu ce qui faisait leur force : la jeunesse.
Chez le coiffeur : "Alors, qu'est-ce qu'on fait ?" "Bah fais ton boulot mon frère, ou fais-toi un kiff : relave-les !
Et de façon mystérieuse,Nous, dans, ce flot, nous allons nous jeterDans l'océan immense de la vieAu plus profond de Dieu.Puis de ce coeur rugissantNous refluons dans notre cercle,Où dans notre remous vient se plongerLe pur esprit de la sublimité.
J'ai toujours su que je ne serais jamais la prochaine reine. J'aimerais être une reine des coeurs des gens, dans les coeurs des gens, mais je ne me vois pas être la reine de ce pays. Je ne pense pas que beaucoup de gens voudront que je sois reine.
Tout ce qui survit d'élémentaire dans l'homme moderne revient irrésistiblement à la surface : ces molécules pulvérisées se regroupent suivant des principes qui correspondent à ce qui subsiste d'essentiel dans les couches populaires les plus profondes.
On peut nommer le Dieu Très-Haut de tous les noms ;Comme on peut par ailleurs ne Lui en attribuer aucun.Dieu : Il est rien et Il est tout, et ce sans arguties.Essaie donc de m'indiquer ce qu'Il est, aussi ce qu'Il ne serait pas.
Tout ce que vous désirez ardemment et passionnément, vous l'obtenez.
La vanité et la fierté sont des choses différentes, bien que les mots soient souvent utilisés comme synonymes. Une personne peut être fière sans être vaniteuse. La fierté se rapporte davantage à notre opinion de nous-mêmes ; vanité, à ce que nous voudrions que les autres pensent de nous.
Qu'un homme meure demain, après - demain ou plus tard encore... cela ne change rien. Car si dieu n'existe pas, alors cette vie... la moindre des secondes qui la composent... représente tout ce que nous possédons.
Pensez-vous que Dieu me séparerait de mon mari si je me suicidais? J'ai l'impression de sortir de mon esprit parfois. Est-ce que Dieu ne comprendrait pas que je veux juste être avec lui ?
Le plus grand prix qu'on puisse payer pour quoi que ce soit, c'est de le demander.
Un peu d'esprit et beaucoup d'autorité, c'est ce qui a presque toujours gouverné le monde.
A la toute première ligne, Sade explique que, quelque dégoût et quelque horreur qu'il éprouve à l'égard de tout ce qu'il va raconter, l'homme de lettres doit être assez philosophe pour dire la vérité.
S'accepter comme colonisateur, ce serait essentiellement [...] s'accepter comme privilégié non légitime, c'est-à-dire comme usurpateur. L'usurpateur, certes, revendique sa place et, au besoin, la défendra par tous les moyens. Mais, il l'admet, il revendique une place usurpée. C'est dire qu'au moment même où il triomphe, il admet que triomphe de lui une image qu'il condamne.
Ma voix avec l'âge a descendu. Ce que j'ai gagné en grave, je l'ai perdu en aigu. Je veux me protéger et surtout ne pas faire l'album et la tournée de trop.
Mes enfants aiment ma mère et je dis à mes enfants que ce n'est pas la même femme avec laquelle j'ai grandi. Dorénavant, c'est une vieille femme qui essaie d'entrer au paradis.
Le meilleur conseil qui m'a été donné était que je devais être 10 fois plus intelligent, plus courageux et plus poli pour être égal. Donc c'est ce que j'ai fait.
Une partie de notre société tue ce qu'elle aime, méprise ce qu'elle a créée. Elle déteste vraiment le succès.
Des investissements, c'est de l'argent. De ce côté-là, ça ressemble pas mal à des dépenses.
Les raisons ne sont que des raisons, c'est-à-dire que ce ne sont peut-être pas des vérités.
Ce que j'aime dans un bon auteur, ce n'est pas ce qu'il dit, mais ce qu'il murmure.