Mon arrière-grand-père est mort, mon grand-père est mort, mon père est mort... Je crains que ce soit héréditaire.
Ce n'est pas par des discours et des votes de majorité que les grandes questions de notre époque seront résolues, mais par le fer et par le sang.
Ce qui est puissant dans une scène d'amour, c'est de ne pas voir l'acte. C'est voir la passion, le besoin, le désir, l'attention, la peur.
Je suis Dieu, car je suis ce en quoi je crois.
Partout où je vois la souffrance, c'est là que je veux être, en faisant ce que je peux.
- On ne t'a jamais dit qu'un pique-nique devait toujours se faire à l'extérieur ? - Oh ! C'est ce qui est marqué dans ton règlement des pique-niques ?
Tout le travail de l'amour consiste à oublier d'un être ce qu'on en savait au premier jour.
Si l'Evangile promet infiniment plus qu'un parti n'oserait le faire, il est vrai aussi qu'il réclame de chacun beaucoup plus que ce qu'une propagande éclairée ne se permettra jamais de demander à ses électeurs.
La solitude est le lot de ce qui vit sur terre ; et des êtres terrestres, l'homme est le plus solitaires. D'autant plus solitaires, tristement, s'il est entouré de sa race.
Qu'est-ce que mourir ? Fermer les yeux ?
Rêver, c'est refuser de choisir entre ce qui est et ce qui n'est pas.
De ce qui arrive au maître, le serviteur reçoit aussi sa part.
Les abus et les excès rendent pernicieux ce qui est bon en soi-même.
Ce n'est pas ce que l'on dit qui compte, mais ce qu'on entend. C'est fou comme la voix seule peut dire d'une personne qu'on aime - de sa tristesse, de sa fatigue, de sa fragilité, de son intensité à vivre, de sa joie.
Je bazarde les enfants à l'école neuf jours sur dix. Je n'ai à les supporter que trois jours par mois à la maison ; ce n'est pas la mer à boire. On les fourre dans le salon et on appuie [...] ► Lire la suite
L'essentiel est de lire beaucoup. N'importe quoi. Ce qu'on a envie de lire. Le tri se fait après. Et même la mauvaise littérature est nourricière.
Vous ne savez pas qui est important pour vous jusqu'à ce que vous les perdiez réellement.
Tout ce qui a des affinités avec la ruse est méprisable.
Le chameau supporte son fardeau, ce sont les punaises qui gémissent.
L'âge, pour moi, ce n'est pas forcément lié à mon métier, mais aux capacités physiques qui se barrent.
Tout ce que je vais faire, c'est continuer et faire ce que je ressens.
J'ai l'impression de faire ce que je veux. Et ce sera toujours comme ça.
Depuis que je juge la gauche sur ce qu'elle fait plus que sur ce qu'elle dit d'elle, je ne me fais plus avoir par les étiquettes.
Le sage fait tout de suite ce que le sot fait tardivement.
La forte santé incline aux abus. Voilà pourquoi ce sont les malades qui durent et les bien-portants qui claquent.
Oui, oui ! Je sais ce qu'être dieu, et ce n'est pas drôle tous les jours. Je parle du bon Dieu, cela va sans dire. Pour l'autre, celui qui n'est pas bon, il doit avoir une vie plus facile.
La charité. Ce sentiment qu'aime éprouver le riche pour le pauvre.
C'est ça l'amour, ce besoin de pardonner.
La mémoire, ce fléau des malheureux.
Le plus terrible, ce n'est pas le chagrin, c'est la diligence qu'on met à l'oublier.
La fortune est une créature fantasque, toujours ivre, et aveugle par-dessus le marché : aussi, ne voit-elle point ce qu'elle fait et ne sait-elle ni qui elle abat, ni qui elle élève.
La république serait bien ce qu'il y a de plus bête au monde, si l'anarchie n'était plus bête qu'elle encore.
Notre opinion, c'est la moyenne entre ce que nous disons à l'auteur et ce que nous disons à ses amis.
Je pense en moi-même que les français naissent, travaillent et meurent à droite, mais qu'ils sont instruits et informés à gauche, ce qui explique leurs tendances schizophrènes.
Le souvenir de ces moments est ce que je possède de plus précieux.
S'il en était ainsi, en vous serait détruit le libre arbitre, et point ne serait-ce justice de recueillir pour le bien la joie, pour le mal les pleurs.
Les clients ne vous mesurent pas à quel point vous avez essayé, ils vous mesurent sur ce que vous livrez.
Si on accepte les différences, tout type d'influence, le fait qu'on est fait de plein de choses, à ce moment-là on n'a plus de danger, on est prêt à accepter même des choses que l'on ne comprend pas. Une chose que je ne comprends pas, je l'accepte mille fois plus qu'une chose que je comprends.
On fait parfois des rêves comme ça dans un demi sommeil, on émerge peu à peu, mais le rêve est toujours là, et puis on ouvre les yeux et on comprend avec soulagement que ce n'était qu'un rêve. Et bah là c'était pas du tout ça !
Tout ce que les hommes ont fait de beau et de bien, ils l'ont construit avec leurs rêves...
La peur est ce qui gronde dans le courage ; la peur est ce qui pousse le courage au delà du but.
Un Anglais, c'est un type comme nous, sauf qu'on ne comprend pas ce qu'il dit.
Je ne crois pas que ce soient les ordinateurs eux-mêmes qu'il faille redouter, mais bien plutôt la façon dont la culture digérera leur présence.
Savoir ce qu'un boulot rapporte, mais savoir aussi ce qu'il vous coûte.
Un vrai martyr, c'est quelqu'un à qui on refuse aussi ce titre.
Je m'ennuie rarement, et seulement avec ce qui me ressemble.
Ce qu'ils appellent mon talent n'est fait que de ma conviction.
On dirait qu'une fois que les gens ont grandi, ils ne savent plus ce qui est cool.
Les dimanches où le bon Dieu est gentil, je n'entends aucune musique ; je vous en fais toutes mes excuses... Enfin, veuillez vous en tenir au mot « Impressions », auquel je tiens pour ce qu'il me laisse la liberté de garder mon émotion de toute esthétique parasite.
Adieu amours, adieu gentil corsage, Adieu ce teint, adieu ces friands yeux. Je n'ai pas eu de vous grand avantage. Un moins aimant aura peut-être mieux.