Ce qui me gâte la plupart des livres, c'est qu'au lieu d'être faits pour le salut de l'auteur, ils saluent le public.
Le soleil éclaire le mondeEt le chauffe et le nourrit...Dieu nous garde qu'il se cache !Car ce serait la fin de tout !Fais briller ta lampe blonde !Chasse l'ombre et les fléaux !Vite ! vite ! vite !Montre-toi, beau soleil.
Maintenant le public écoute l'orchestre, cherche à suivre les mille dessins qui s'enchevêtrent, le jeu chatoyant des sonorités ; il oublie pour cela d'écouter ce que disent les acteurs sur la scène, et perd de vue l'action.
Au reste, la reconnaissance n'est pas un sentiment d'une complète pureté: reconnaître ce que l'on doit à autrui, c'est aussi avouer sa propre insuffisance. Il faut beaucoup de force et d'orgueil, ou de placidité, pour supporter ses propres dettes sans inquiétude ni ressentiment.
Rappelez-vous une chose à propos de la démocratie. On peut avoir tout ce qu'on veut et en même temps, on finit toujours avec exactement ce qu'on mérite.
Les planeurs, les voiliers, ce sont de merveilleuses machines volantes. C'est ce qui se rapproche le plus d'un oiseau.
Ce que tout le monde dit, est, ou bien sera.
Quand est-ce que je me sens le mieux? Quand je n'ai pas regardé dans un miroir pendant des jours, et que je fais des choses qui me rendent heureuse.
Si je ne faisais que ce que je trouve bien, je ne ferais rien.
La plupart ignore ce qui n'a pas de nom ; et la plupart croient à l'existence de tout ce qui a un nom.
La joie qui a besoin d'une cause, ce n'est pas de la joie, mais du plaisir.
Tout ce que les femmes peuvent raisonnablement promettre, c'est de ne pas chercher les occasions.
On ne regrette que ce que l'on aime.
L'élément tragique pour l'homme moderne, ce n'est pas qu'il ignore le sens de sa vie, c'est que cela le dérange de moins en moins.
Les enfants justifient les réunions de famille et nous en consolent. Ils sont toujours ce qu'il y a de mieux à regarder. Ils sont toujours les premiers sur la piste de danse et les seuls à oser dire que le gâteau est écoeurant.
Ce qu'on appelle "marxisme" en France est un article tout à fait spécial.
La jeunesse masculine ne manquait ni de santé, ni de courage, mais d'allant et de passion. Ce qui lui faisait défaut, c'était ce jardin pour la culture de la volonté que constitue le sport organisé.
Peut-être, ne comprendrez-vous jamais ce que j'éprouve en vous voyant ; mon âme se repose dans votre présence.
Ma parole a été celle d'un homme libre, ma parole sera celle du ministre de ce gouvernement.
Tout ce que nous regardons et choisissons est une façon d'exprimer comment nous voulons être perçus.
Ce monde est un grand banquet où la nature convie tous les êtres vivants, à condition que les convives se mangent les uns les autres.
Ce qui, en français, a l'air de sonner bien traduit en russe peut être très vilain.
En général, ce qui s'est consumé en nous continue de nous noircir.
Commençons par faire quelque chose et nous saurons ce que pèse notre vie.
Ma manière de m'en tirer, à cette époque, c'était de concevoir l'histoire de la philosophie comme une sorte d'endulage ou ce qui revient au même, d'immaculée conception. Je m'imagine arriver dans le dos d'un auteur, et lui faire un enfant, qui serait le sien et qui serait pourtant monstrueux.
Les hommes ont ceci de très particulier qu'ils tendent à mépriser ce qu'ils désirent.
C'est tout ce que je pense de la religion : quand au départ on n'est pas quelqu'un de bien, ça vous rend deux fois pire. On se repent, on se croit pur et, grâce à la bonne conscience, on retombe encore plus bas.
Pitié pour la graine que le vent a jetée sur les pierres calcinées et qui meurt dans les tourments en serrant contre son coeur un message inentendu ! Pitié pour la semence qui vient de tomber sur la terre grasse, et qui n'en a pas fini avec ce monde incohérent !
Quelle horreur : vivre dans sa propre maison. Ce doit être encore plus dur que vivre dans sa propre peau.
Que dire maintenant des relations entre nous, entre le créateur et sa créature ? A vrai dire, je dois admettre que nous avons été quelquefois en froid... Il y a eu des moments où je me suis demandé : « Pourquoi diable a-t-il fallu que j'invente ce petit être détestable, pompeux et fatigant ? »
Je pense que l'idée que nous avons toute la démocratie que l'argent peut acheter s'écarte tellement de ce que notre démocratie est censée être.
En période de récession, vous devez être capable de remettre en cause tout ce que vous avez fait auparavant.
C'est affreux n'est-ce pas qu'à la longue on puisse souffrir moins du départ d'un être que l'on a profondément aimé.
Les danseurs ne sont pas des êtres humains. Comment pouvez-vous être humain et faire ce qu'ils font?
La leçon la plus importante que j'ai apprise dans ce métier est comment dire non. J'ai dit non à beaucoup de tentations, et je suis heureuse de l'avoir fait.
Gérard Depardieu, quelle gueule ! Un des plus grands en dehors de ce qu'il pense et de ce qu'il fait.
Quand Dieu vous aime, qu'est-ce qui a de meilleur à cela?
Le Royaume est à la fois l'arbre et la graine, ce qui doit advenir et ce qui est déjà là. Ce n'est pas un au-delà, plutôt une dimension de la réalité qui le plus souvent nous demeure invisible.
L'émerveillement ouvre ce qui est fermé.
Sur la voie de la réalisation, apprendre à connaître ses émotions, à les gérer et à les canaliser n'est pas ce qu'il y a de plus aisé, mais c'est cependant un passage obligé.
La véritable modestie consiste toujours à ne jamais se prendre pour moins ni plus que ce qu'on estime qu'on croit qu'on vaut ni pour plus ni moins que ce qu'on évalue qu'on vaut qu'on croit.
Ce n'est pas en mangeant que l'on devient forgeron. Même si on ne veut pas devenir forgeron.
Ce qu'il y a de meilleur à l'étranger ce sont les compatriotes qu'on y rencontre.
Qu'est-ce qu'un penseur ? Un homme qui se pose encore des questions quand les autres ne s'en posent plus.
Cet homme avait tant d'intelligence qu'il n'était presque plus bon à rien dans ce monde.
Le sage ne peut pas dire ce qu'il vaut mieux taire.
Les criminels aussi cherchent à savoir ce qu'ils sont.
L'exilé, ce n'est pas celui qui part, puisque celui qui part va toujours découvrir un autre monde qu'il ne connaît pas et qui pourrait apporter un certain excitant à sa vie ; l'exilé, c'est celui qui reste.
Les militaires sont souvent de naturel indécis, ce qui les prédispose à l'obéissance et leur fait perdre beaucoup de batailles.
Pendant ma promenade ce matin j'ai pensé de nouveau que, jusqu'à la mort de ma mère, je n'ai pas vécu ma vie mais celle qu'elle aurait voulu avoir.