J'aime ce genre d'attitude sauvage en créant des choses. C'est très amusant pour moi que tant de gens, designers, créateurs essaient de refaire les années 60. Je l'ai fait au début, juste pour une sorte de moquerie mais de douce moquerie.
Même si nous n'avons pas pu briser ce plus haut et dur plafond de verre, grâce à vous, il y a maintenant 18 millions de fissures dedans. Et la lumière brille au travers comme jamais auparavant, nous remplissant de l'espoir et de la certitude que le chemin sera plus facile la prochaine fois.
Il en avait vu, des choses, dans sa vie d'homme. Ce qu'il en avait vu! Le vent sec du malheur, la mort des naufragés, une inoubliable récolte de haricots rouges l'année de ses vingt ans, la main forte des dieux, l'usure des jardins, les hanches douces si douces des femmes. Et tant, tant d'autres choses!
On ne fait pas ce que l'on veut et pourtant on est responsable de ce que l'on fait.
On serait tenté de dire : "Ce ne furent que des mots", mais, aux moments importants de l'histoire, les mots sont des actes.
On juge du peu de cas que fait la providence des richesses de ce monde quand on voit à qui elle les donne.
Et qu'importe quel nom on imprimera à la tête de ton livre ou l'on gravera sur ta tombe ? Est-ce que tu liras ton épitaphe ?
Je souffre terriblement d'une maladie orpheline pour laquelle il n'existe nul Téléthon ou choses de ce genre-là. En fait, je suis un insomniaque pervers. C'est-à-dire que la nuit, je rêve que j'arrive pas à dormir.
L'hypocrite est peut-être le premier à se prendre pour ce qu'il voudrait qu'on le prît.
Ce qui constitue au contraire le mérite de notre théorie, c'est le fait non pas d'avoir eu une idée juste, mais d'avoir été naturellement amené à concevoir cette idée.
Peut-être est-ce seulement depuis ces dernières semaines que je comprends que le mouvement profond de l'art moderne est l'intériorisation. L'art semble chargé aujourd'hui de compenser ce qui es tari dans les anciennes sources religieuses et l'abus d'extériorisation dans la vie de nos sociétés.
À l'assurance des acteurs oppose le charme des modèles qui ne savent pas ce qu'ils sont.
L'homme est en réalité un être spirituel et ce n'est que quand il vit dans l'esprit qu'il est vraiment heureux.
Mes hiers marchent avec moi. Ils ne marchent pas, ce sont des visages gris qui regardent par-dessus mon épaule.
Tout ce qui entre dans la bourse n'est pas gain.
Je dis toujours ce que je pense, et même parfois ce que je ne pense pas.
Sans Elvis, je ne sais pas où serait la musique populaire. C'est lui qui a tout déclenché et ce fut certainement le début pour moi.
Je n'ai pas à expliquer quoi que ce soit à personne.
Chose étrange, ce que nous aurons donné, c'est là ce qui nous restera.
Le rôle d'un ministre de l'Intérieur : s'efforcer de tout savoir, et savoir en tout cas tout taire de ce que l'on sait.
Un mari est ce qui reste d'un amant lorsqu'il a été dénervé.
Les livres disent ce qu'on veut leur faire dire.
Il nous faut faire ce que commandent nos parents.
Ecrire une chanson, ce n'est pas du mille-feuille.
La liberté et la justice consistent à rendre tout ce qui appartient à autrui ; ainsi l'exercice des droits naturels de la femme n'a de bornes que la tyrannie perpétuelle que l'homme lui oppose ; ces bornes doivent être réformées par les loix (sic) de la nature et de la raison.
C'était une bête étrange. Mais les femmes, peut-être, aiment cela. Vu sous ce jour, il valait bien la peine qu'on l'apprivoisât, et je suppose que chaque femme au fond de son coeur se considère comme une dompteuse de bêtes étranges.
La conscience errante, vagabonde, se disperse comme du pollen par une journée de printemps ; ce qui la dissémine la sauve. Mais à côté de cette conscience brisée de l'univers, une question fait le voyage de la vie et nous demande : quelle est la raison la plu profonde pour aimer ?
C'est merveilleux de trouver du rire où que ce soit, mais je crois aussi que toute réflexion profonde s'accomplit par le rire.
Volontiers en ce moi ici, la terre mue et se renouvelle. Maints amoureux en font ainsi, sujets à faire l'amour nouvelle. Ma façon d'aimer n'est pas telle, mes amours durent en tout temps.
La théorie doit être une observation, non une doctrine. C'est une investigation analytique de l'objet qui aboutit à sa connaissance et, appliquée à l'expérience, en l'occurrence l'histoire, entraîne la familiarité avec cet objet. Plus elle atteint ce but, plus elle passe de la forme objective d'un savoir à la forme subjective d'un pouvoir.
Coppola fait son film, Apocalypse Now, comme les Américains ont fait la guerre - dans ce sens, c'est le meilleur témoignage possible -avec la même démesure, le même excès de moyens, la même candeur monstrueuse...et le même succès.
On croit que si rien ne se passe, on disparaît. Ce n'est pas vrai.
Ce qui est intéressant dans l'autre, c'est ce qu'on n'est pas.
Vous ne pouvez jamais être ce que vous devriez être tant que je ne suis pas ce que je devrais être.
Tout ce que je veux, c'est être fou.
C'est ce qui se passe si vous ne vous adressez pas à l'obscurité en vous. Vous êtes réprimé, déprimé et suicidaire.
Oh ! combien ce monde de jours ouvrables est encombré de ronces !
Ce n'est que dans les romans que l'on sait comment les choses arrivent, et c'est bien pour ça qu'on donne des prix à ceux qui les écrivent.
Ce qu'on n'a jamais mis en question n'a point été prouvé.
On n'est pas privé de ce dont on n'a pas besoin.
L'information peut tout nous dire. Elle a toutes les réponses. Mais ce sont des réponses à des questions que nous n'avons pas posées, et qui ne se posent sans doute même pas.
La théorie de la souveraineté est, si vous voulez, ce qui permet de fonder le pouvoir absolu dans la dépense absolue du pouvoir, et non pas de calculer le pouvoir avec le minimum de dépense et le maximum d'efficacité.
Tout ce qu'on ne comprend pas se résout avec l'amour.
C'est ce que nous faisons de ce que nous avons, et non ce qu'on nous donne, qui sépare une personne d'une autre.
Dans ce pays, américain signifie blanc. Tout le monde doit faire un trait d'union.
Mon premier film, une fiction, je l'ai réalisé à 12 ans avec mon cousin. Je savais ce que je voulais faire de ma vie. Je voulais faire du cinéma.
Ma richesse est ce qui préoccupe le plus les journalistes alors que tout le monde s'en fout.
S'il n'y a point ce matin quelque grand malheur dans le monde, nous nous sentons un certain vide.
Personne ne se repose jamais vraiment, on imagine qu'on se repose ou qu'on va se reposer mais c'est juste une petite espérance qu'on a, on sait bien que ça n'existe pas, ce n'est qu'une chose qu'on dit quand on est fatigué.
Le public voit assez bien que le génie est exceptionnel : il croit donc que tout ce qui est exceptionnel est du génie.