Bref, partout et toujours, ce sont les conditions et les moyens de puissance économiques qui aident la « violence » à remporter la victoire, sans laquelle elle cesse d'être violence.
Ça, c'est le coup de théâtre démocratique : l'égalité est au départ, et non à la fin. C'est ce qui fait la différence entre la démocratie et l'égalitarisme : la démocratie suppose l'égalité au départ, l'égalitarisme la suppose à la fin.
J'ai toujours essayé de transmettre un message, non pas à être un prédicateur, mais un message qui montre qu'il vaut mieux être un bon gars qu'un méchant, et j'essaie de préciser que faire ce qui est bien est plus attrayant que le contraire.
- Est-ce que tu baisses les bras ? - Non, non, non, non mais on est toujours en train de se battre pour rester ensemble et... - Et quoi ?! Quoi ?! - Et même si on s'aime très fort, je crois malheureusement qu'on prend nos rêves pour des réalités...
Connaître un homme aujourd'hui, veut surtout dire connaître ce qu'il y a en lui d'irrationnel, ce qu'il ne contrôle pas, ce qu'il effacerait de l'image qu'il se fait de lui.
Tout a un terme en ce bas monde excepté le loyer qui en a quatre.
Ce sont toujours les indifférents qui sont les mieux renseignés.
Le poète doit, avant qui que ce soit, prouver ce qu'il dit.
On s'est dit que ce qui nous passe sous le nez ne nous passe pas à travers le coeur. Et on s'est crus.
Il y a deux trucs vraiment risqués et qu'il ne faut donc pas faire en France en ce début de XXIe siècle : dessiner Mahomet et dire que Brassens vous emmerde.
La pure musique d'église devrait être exécutée seulement par les voix, à part le Gloria, ou tel autre texte de ce genre. C'est pourquoi je préfère Palestrina ; mais c'est une absurdité de l'imiter, sans posséder son esprit, ni ses conceptions religieuses.
Il semblait très âgé, presque un enfant,Il allait lentement, la main crispéeSur un lambeau d'étoffe trempée de boue.Ses yeux fermés, pourtant. Ah, n'est-ce pas !?
Je suis athée, autant qu'on peut l'être et je fais tout ce qu'il me plaît de faire. J'ai horreur des pauvres, j'exècre la douleur et j'aime mieux une mauvaise conscience qu'une mauvaise dent.Je me moque de votre Dieu sanglant et n'ai que faire des absolutions que vous prodiguez aux petites bonnes gens de ce village.
Je pense que les gens iront au cinéma, ne serait-ce que pour le changement.
Si un extraterrestre nous regardait, il se dirait : qu'est-ce qu'ils sont intelligents ces êtres humains, mais qu'est-ce qu'ils sont crétins à avoir crée un concept pour pouvoir vivre alors que l'on vit.
Une chose dont je suis sûr, c'est le vrai plaisir de la vie - on ne le sait pas, ce n'est pas d'avoir son propre avion à réaction, ce n'est pas d'avoir un manoir, le plaisir est d'apprendre quelque chose.
Je ne suis pas un galant. Je déteste ce mot.
La poésie, sa brièveté, sa fulgurance, c'est le domaine de la jeunesse. Le roman, c'est lourd, suffocant, ce n'est pas fait pour l'impétuosité de la jeunesse.
Les danses modernes ? Ce n'est plus de la danse, c'est de la décadence.
Première dame dans un pays, ce n'est pas un emploi, c'est un rôle.
C'était déjà assez triste dans la vie de se passer de quelque chose qu'on aimerait avoir. Mais, malheur du sort, ce qui m'enrage, c'est de ne pouvoir donner aux autres ce que vous voudriez qu'ils aient !
Les bégueules rassasiées ne savent plus ce qu'elles veulent, ni ce qu'elles doivent aimer ou rejeter.
Ce n'est pas en changeant le nom du gibier qu'on modifie l'instinct du chasseur.
Je suis ému de l'honneur que vous m'avez fait en me décernant ce prix Nobel de Littérature.
Ce dont la France souffre aujourd'hui est avant tout une absence totale de maîtrise de la langue.
On trouve innocent de désirer et atroce ce que l'autre désire.
Le rêve, à ce qu'il me paraît, est une défense et notre sauvegarde contre la routine et la banalité de l'existence, les libres vacances de l'imagination enchaînée, où elle s'amuse à mettre sens dessus dessous toutes les façons de la vie et à couper d'un jeu d'enfant joyeusement folâtre le perpétuel sérieux affairé de l'adulte.
Ce sont les Druides, en effet, qui tranchent presque tous les conflits entre états ou entre particuliers et, si quelque crime a été commis, s'il y a eu meurtre, si un différend s'est élevé à propos d'héritage ou de délimitation, ce sont eux qui jugent, qui fixent les satisfactions à recevoir et à donner.
Il inclut dans sa théorie les forces morales et les "frictions" qui sont en quelque sorte une conceptualisation de tout ce qui échappe à des régularités déterministes.
Les gens disent que je suis tellement pessimiste, mais je l'ai toujours été. Cela ne m'a jamais empêché de faire ce que j'avais à faire. Je dirais que je suis réaliste.
Plus tard, quand la bouteille de rosée sautera, et que vous entrerez silencieusement dans les feuilles, et que l'absolu printemps qui se prépare ouvrira son écluse, vous songerez à l'amant de la Porte Albinos qui reposera sur les claies du plaisir, ne demandant qu'à reprendre à Dieu ce que Dieu lui a pris.
Aux Etats-Unis, le Physicians Committee for Responsible Medicine a évalué que les soins médicaux directement imputables à la consommation de viande dans ce pays sont compris entre 29 et 61 milliards de dollars par an.
Une société où tout ce qui n'a pas un prix, un tarif, n'a pas de valeur et où l'indispensable - comme la nourriture - est banalisé donne à l'argent un pouvoir totalitaire sur cette société.
Je vais vous dire ce qu'est l'homme. C'est un monstre, un foetus éjecté privé de son développement naturel, jeté au monde avec une couverture nue de parchemin, avec trop peu de place pour ses dents et un crâne bombé mou comme une bulle. Mais la nature y remue un pudding.
J'ai mis le costume et j'ai dit "Ce n'est pas très confortable, mais ça a l'air incroyable", donc tout va bien.
Demain sera ce que nous en ferons ; aucun sort ne nous a été jeté qui nous rendrait incapables de produire une humanité pacifié. Encore faut-il qu'elle soit sincèrement et unanimement désirée.
Mes parents m'ont toujours dit que si tu veux quelque chose, tu peux faire tout ce que vous dois faire pour l'obtenir. Tant que ce n'est pas contre quelqu'un d'autre.
J'ai un penchant naturel pour les mots et leur côté farce. J'en ai acquis une certaine technique, et ne sais m'empêcher de mettre cette farce à toutes les sauces. Ce n'est pas un métier, mais... ça sert d'os, et pour moi, c'est le squelette de toute expression du comique.
Il y a le cadeau, il y a l'esprit, et il y a le travail - tous les trois doivent se réunir. Si l'une de ces choses est manquante, cela peut vous empêcher de devenir ce que vous étiez censé être.
La poésie ce n'est pas du vent, c'est le vent qui est poésie.
Une larmf$est ce qu'il y a de plus vrai, de plus impérissable au monde.
Voyelles : ce qui reste quand on a enlevé toutes les consonnes.
Nous ne sommes rien. Ce que nous cherchons est tout.
Les instants, voilà ce qu'il faut vivre.
C'est dans le rapport à autrui qu'on prend conscience de soi; c'est bien ce qui rend le rapport à autrui insupportable.
Jamais il ne s'était vu un coeur plus simple. Le langage moderne a déshonoré, autant qu'il a pu, la simplicité. C'est au point qu on ne sait même plus ce que c'est. On se représente vaguement une espèce de corridor ou de tunnel entre la stupidité et l'idiotie.
Je crois que l'amour est ce qui fait tourner le monde. Peu importe l'âge ou la jeunesse, l'amour est la raison pour laquelle nous sommes ici. C'est l'essence même de son être.
Tout ce que vous pouvez imaginer est probablement faisable, il vous suffit de l'imaginer et d'y travailler.
Vous devez perfectionner chaque élément fondamental de votre entreprise si vous vous attendez à ce qu'elle fonctionne bien.
Les pingouins s'accouplent pour la vie. Ce qui ne m'étonne pas vraiment, car ils se ressemblent tous exactement. Ce n'est pas comme s'ils allaient rencontrer un jour un pingouin plus beau.