On n'a jamais autant parlé, ne serait-ce que pour affirmer qu'on ne peut plus rien dire.
Dans la lutte des idées, ce sont les hommes qui périssent.
En Amérique, seuls les écrivains qui ont du succès sont importants, en France, tous les écrivains sont importants, en Angleterre, aucun n'est important, en Australie, vous devez expliquer ce qu'est un écrivain.
Ce que nous avons fait de pire, nous vous avons privés d'ennemis.
- Quelle heure est-il ?- Midi cinq. - Dans une minute ce sera l'heure de Catherine. - Comment cela ? - Catherine de midi six !
L'acte violent surprend toujours et est presque toujours désapprouvé ; que ce soit une bombe, une gifle, un coup de feu, une détermination quelconque, la hardiesse, en déplaçant quelque chose d'établi, irrite et rebute.
Ne vous imaginez jamais ne pas être autrement que ce qu'il pourrait apparaître aux autres que ce que vous fûtes ou auriez pu être, ne serait pas autrement que ce que vous aviez été et leur serait apparu comme étant autrement.
Quelque chose de beau doit nous arriverQuelque chose de fort doit nous emporterQuelque chose qui nous ferait vivre du jour au lendemainQuelque chose pour quoi tendre les mainsQuelque chose de beau doit nous transporterQuelque chose de fort doit nous faire changerQuelque chose qui nous ferait suivre un tout autre cheminCommençons ce rêve demain.
A quoi servent les aveux ? A faire croire que l'on n'est coupable que de ce que l'on avoue.
Et cela très vite, sinon ce sera trop tard.
Il m'est soudain apparu que ce petit pois, joli et bleu, était la Terre. J'ai levé mon pouce et j'ai fermé un oeil, et mon pouce a effacé la planète Terre. Je n'avais pas l'impression d'être un géant. Je me sentais très, très petit.
J'ai une vie et une chance de faire en sorte qu'elle compte pour quelque chose... Ma foi exige que je fasse tout ce que je peux, où que je sois, chaque fois que je le peux, aussi longtemps que je le peux avec tout ce que j'ai pour essayer de faire la différence.
La nation, ce n'est pas un bouillon. Elle est une agglomération de populations identiques qui ont créé une civilisation propre à leur identité.
Une partie de ce que j'aime à propos du vieillissement est de réaliser qu'il y a quelque chose de parfait dans l'imperfection. C'est très humain.
Qui dira ce qui serait arrivé si j'avais confiance dans mon instinct et je me suis déplacé à New York comme je le pensais.
Ce feutre de merde est bleu !
Ce qui est bon n'appartient à personne.
Ce qui est seulement presque vrai est tout à fait faux.
Ne sont-ce pas les deux problèmes les plus durs à résoudre : gagner sa vie quand on est pauvre, occuper sa vie quand on est riche.
Ce qu'on a acquis très vite, on ne le garde pas longtemps.
On voit ce qu'on peut voir, on vit ce qu'on peut vivre : c'est déjà beaucoup, c'est de l'infini palpable, concret, inaliénable, vivre aujourd'hui, c'est déjà n'être pas mort.
Ils ne sont pas heureux, ils sont immobiles, ce qui est très différent.
Ce matin, j'ai lu dans le journal : « Peu de gens meurent après cent ans ». Ils font quoi alors ?
La force particulière de la sociodicée masculine lui vient de ce qu'elle cumule et condense deux opérations : elle légitime une relation de domination en l'inscrivant dans une nature biologique qui est elle-même une construction sociale naturalisée.
Le souvenir se garde au coeur, dans un petit coin... le visage, l'image ne durera que ce que va durer votre existence...
Je n'écris pas facilement et je ne suis jamais satisfait de ce que j'écris. Et donc je réécris.
Ce qu'on veut avoir demain, il faut bien le tenir aujourd'hui.
La nudité ne me fait pas peur du tout; la seule chose à ce sujet est la perception par le public.
Ceux qui croient avoir trouvé la paix, ce n'est souvent que par défaut d'amour.
Ce qui est magique dans la vie des hommes, c'est moins leurs souffrances que leurs échecs.
Y a-t-il donc vraiment, tel que le disent les fanatiques du destin réglé par les astres, une ordonnance préalable de tout ce que nous sommes et de tout ce que nous serons ?
Ce métier a rempli ma vie. Il m'a amené mes plus grands bonheurs.
J'appelais de mes voeux la parition du chef-d'oeuvre de l'écrivain véritable: un livre blanc, constitué de pages blanches, sans un seul mot. Au lecteur d'y lire ce qu'il voudrait, au gré de sa plus grande liberté.
Ce qui est bon pour tous ne vaut rien. Tu ne seras respectable que si tu as mieux que les autres.
Ce n'est pas l'exception culturelle qui pousse la France à continuer la production et le commerce de foie gras. C'est l'exception d'humanité.
Je sais que lorsque je vais au cinéma, je veux vivre quelque chose, que ce soit rire, pleurer, me sentir mal.
Rien de ce qui est harmonisé par le lien de la Muse ne peut être changé de la sienne à une autre langue sans détruire sa douceur.
L'amour est un grand maître. Il nous apprend à être ce que nous n'avons jamais été.
Faites ce pour quoi vous êtes né. Vous n'avez qu'à vous faire confiance.
Qu'est-ce qui importe en ce monde, sinon de faire naître le bonheur sur un beau visage ?
En ce moment, un moment passe!... Nous devons devenir ce moment.
Ma réussite, si réussite il y a, ce n'est pas une réussite de ma vie. Ma vie aurait été une réussite si je l'avais poursuivi là bas ou j'étais né.
J'aime les choix étranges. Je m'intéresse toujours aux gens qui s'écartent de ce qu'on attend d'eux et qui vont dans un nouveau territoire.
La mort d'un proche est un stimulant de la mémoire Tout revient en foule, le bon et le mauvais. Et les remords parfois. On se reproche ce qui n'a pas été accompli. Dans ce procès jugé à huis clos, le défunt est toujours acquitté. C'est soi-même que l'on condamne.
- Dastan, je crois que tu ne devrais pas faire ça. - Est-ce que tu serais inquiète ? - Prudente. - Prudente ? Donc inquiète. - Vous vous flattez Prince. - Et vous, vous mentez moins bien qu'avant princesse. - Parce que j'ai perdu l'habitude.
Il n'est pas facile de distinguer dans nos réflexions ce qui se rapporte à nous ou à nos proches. On est habité par ceux qu'on aime ou qu'on hait.
Nos fautes sont vouées à l'oubli et c'est ce qu'elles méritent.
Ce qu'il y a de tragique dans bien des philosophies, c'est qu'on n'admet pas de finir.
La TV : l'époque où les fantômes agitaient leurs chaînes a été remplacée par l'époque où ce sont les chaînes qui agitent leurs fantômes.
De ce qu'à moi, ou à tout le monde, il semble ainsi, il ne s'ensuit pas qu'il en est ainsi. Mais ce que l'on peut fort bien se demander, c'est s'il y a sens à en douter.