Je vivrai de sorte que ta mort devienne ma réconciliation avec ce monde où tu m'as laissée en mourant.
La musique a ce pouvoir magique : elle accompagne nos vibrations émotionnelles, particulièrement exacerbées à l'âge où les sentiments nous surprennent. Le temps aidant, tout cela se calme.
Si nous revenions quelques siècles en arrière, tout ce que nous considérons comme acquis aujourd'hui passerait pour de la magie : parler sur de longues distances, transmettre des images, voler, consulter d'énormes quantités de données...
Je ne sais pas si vous avez déjà fait du ski, mais si vous allez sur la pente, vous verrez tous ces enfants filer sans crainte. Ce n'est que lorsque nous vieillissons que la peur s'installe.
Le pauvre finit toujours par comprendre que la pauvreté n'est pas un vice. Ce n'est pas un vice mais un état qu'il faut remplir, tout comme un autre. Il a ses règles qu'il faut accepter et ses lois auxquelles il faut obéir pour ne pas être un mauvais pauvre.
Il n'est rien tel en ce monde que de se contenter.
Seul le fou sait ce qu'il sait.
Le type de liberté le plus important est d'être ce que vous êtes vraiment. Vous échangez votre réalité contre un rôle. Vous renoncez à votre capacité à ressentir, et en échange, mettez un masque.
Ce n'est pas parce que c'est comme ça que ça ne changera jamais.
Fais ce qui t'effraie, et la peur disparaîtra.
Tout homme est rare et inimitable par ce que la vie a fait de lui ou lui d'elle ; sait-on comment tout cela se juxtapose, se mêle et se pénètre ?
La suprême ambition de tout ce qui existe Est de se perdre dans le néant, s'anéantir, Dormir sans rêves...
Ce sont les questions simples qui ouvrent la porte à des explications longues et compliquées.
Les américains aiment tout ce qu'ils n'ont pas, en particulier les antiquités et les manifestations de la vie intérieure.
Qu'est-ce que la réalité, sinon un impondérable ?
On voit ce qu'on peut voir, on vit ce qu'on peut vivre : c'est déjà beaucoup, c'est de l'infini palpable, concret, inaliénable, vivre aujourd'hui, c'est déjà n'être pas mort.
Nous cherchons toujours à savoir ce qui se passe dans la tête de ceux qui nous dirigent, même si nous avons toutes les raisons de penser qu'il ne s'y passe rien.
De temps en temps, pour qu'il ne s'ennuie pas, Lurette lui porte un morceau d'étoile qu'il s'amuse à sculpter pour elle. Quand il n'est pas content de son travail, il jette les morceaux par-dessus bord et ce sont des étoiles filantes.
Les gens pouvaient bien dire ce qu'ils voulaient.On n'est jamais comme les autres quand on aime.
Et nous étions là, dans la nuit, à jeter des pierres. À les jeter le plus haut, le plus loin possible, dans ce bois devant nous qui si rapidement dévalait la pente que c'en était sous nos pieds comme déjà un ravin, avec le bruit de l'eau à ruisseler en contrebas sous les arbres.
Et cela très vite, sinon ce sera trop tard.
Riez autant que vous le pouvez. Riez jusqu'à ce que vous pleuriez. Pleurez jusqu'à ce que vous riez. Continuez à le faire même si les gens vous croisent dans la rue en disant : « Je ne peux pas dire [...] ► Lire la suite
Ce n'est généralement pas la chute qui nous blesse, c'est l'essai de la combattre.
Est-ce un malheur que la magnifique Californie ait été saisie aux Mexicains paresseux qui ne savaient pas quoi en faire ?
Le cinéma n'est pas ce qui compte le plus dans ma vie. Ce qui compte le plus... c'est ma vie !
Tout ce qui anesthésie les masses fait l'affaire des gouvernements.
Ce qui est passionnant avec Dieu, c'est que tout peut arriver.
Il est assez facile de trouver une maîtresse, et bien aisé de conserver un ami ; ce qui est difficile, c'est de trouver un ami et de conserver une maîtresse.
Si je dors je dors pour moi ; si je travaille, je ne sais pour qui ce sera.
Ce qui ne remplit pas le coeur remplit la bouche. J'ai plus souvent éprouvé cette vérité que son contraire.
Croire, c'est vivre à côté de tout ce qui est inapparent.
Tout ce qui nous aidera, plus tard, à nous dégager de nos déconvenues s'assemble autour de nos premiers pas.
Il est dur de mesurer ses propres limites, d'admettre que ce qu'on avait pris pour des sentiments d'exception n'était en fin de compte, que des amours ordinaires, avec leurs intermittences, leurs élans et leurs reprises.
On dit que le ridicule tue. Est-ce vrai ? Pas du tout! Regardez autour de vous, il n'y a que des gens bien portants.
Je vise en ce moment la propriété capitaliste telle que nous l'avons toujours et constamment définie et pense que nous pourrions envisager dès à présent l'interdiction absolue de toute succession en ligne collatérale. Dans une succession, excepté la ligne descendante [...] ► Lire la suite
A quoi servent les aveux ? A faire croire que l'on n'est coupable que de ce que l'on avoue.
Le souvenir se garde au coeur, dans un petit coin... le visage, l'image ne durera que ce que va durer votre existence...
Ce n'est pas parce qu'un homme n'a pas l'usage de ses yeux qu'il manque de vision.
Votre valeur nette vis-à-vis du monde est généralement déterminée par ce qui reste après que vos mauvaises habitudes ont été soustraites de vos bonnes.
D'autant plus dommage que les sots ne disent pas sagement ce que les sages font follement.
Remerciez ce que vous êtes aujourd'hui et continuez à vous battre pour ce que vous serez demain.
Le monde est bien plus passionnant quand on ne voit pas seulement de lui ce qu'il daigne nous montrer, mais aussi ce qu'il nous cache.
Quand on se noie, on pense à sa famille qui va se demander d'abord pourquoi on est en retard pour le thé et ensuite ce qui va se passer étant donné qu'on n'a pas fait de testament.
Ceux qui croient avoir trouvé la paix, ce n'est souvent que par défaut d'amour.
Un jour vient où vous manque une seule chose et ce n'est pas l'objet de votre désir, c'est le désir.
Il est facile d'obtenir tout ce que vous désirez, pourvu que vous commenciez par apprendre à vous passer de ce que vous ne pouvez obtenir.
Ce n'est pas tant pour avoir laissé quelques ouvrages que pour avoir agi, et vécu, et porté les autres à agir et à vivre, qu'un homme reste marquant.
Chaque époque laisse plus de traces de ses souffrances que de son bonheur : ce sont les infortunes qui font l'histoire.
Nous sommes possédés par ce que nous possédons.
Si le monde tolère un malheur, n'est-ce pas pour le façonner à son usage, en tirer profit, le bâter, lui mettre un mors, une housse, le monter, en faire une joie ?