La première vertu révolutionnaire, c'est l'art de faire foutre les autres au garde-à-vous.
Ne nous laissez point succomber au diagnostic, mais délivrez-nous des maux de la santé.
Si tu ne ressens plus rien, seulement de la douleur vive, cherche encore au plus profond de ton être, le reste n'a pas disparu, tu l'as juste enfoui profondément en toi. Laisse-le t'envahir, et ressors en grandi.
L'homme n'a au fond de l'âme aucune aversion contre la mort, il y a même du plaisir à mourir. La lampe qui s'éteint ne souffre pas.
On est bien forcé de croire au doigt de Dieu quand on voit comme il se le met dans l'oeil.
Rien n'est laissé au hasard dans la nature... Même pas l'amour des hommes.
C'est au plus étroit du défilé que la vallée commence.
Il revient à l'homme d'habiller la femme qu'il déshabille et de parfumer celle qu'il enlace. Comme il lui revient de défendre au péril de sa vie le pas fragile qui s'est attaché au sien.
Mais je ne pense pas au futur, ni au passé, je me régale de l'instant. C'est le secret du bonheur, mais seulement atteint maintenant à l'âge mûr.
Il ne s'agit pas d'être naïf, ce qui est possible est lié à une culture, un peuple marqué par son histoire. Ce peuple luthérien, qui a vécu les transformations de ces dernières années, n'est pas exactement le Gaulois réfractaire au [...] ► Lire la suite
Au fond, toute âme humaine est cela : une fragile lumière en marche vers quelque abri divin, qu'elle imagine, cherche et ne voit pas.
Il n'y a que deux belles choses au monde, les femmes et les roses, et que deux bons morceaux : les femmes et les melons.
La nuit appartient au jour qui le précède.
C'est dans le plus beau moment, quand on est au sommet du bonheur, qu'on se sent en même temps le plus fragile.
Un événement n'est pas disqualifié par son caractère accidentel, au contraire c'est le hasard qui lui donne sa beauté, sa poésie.
Dans l'histoire de l'humanité, il n'y a jamais eu de système symétrique au patriarcat, c'est à dire une situation où la femme dominerait l'homme dans tous les domaines, politique, économique, domestique, religieux, culturel.
L'humilité consiste peut-être en cet acquiescement à sa misère, à sa mesquinerie. Une vertu logée au bord du désespoir.
Il n'a pas un seul ennemi au monde, mais tous ses amis le détestent.
Même collé amoureusement au chêne, le lierre ne se dévoue pas toujours à l'arbre.
Il y a des gens au monde qui aimeraient mieux perdre une dizaine d'amis qu'un bon mot.
Nous sommes au pays de la lutte. Il faut oser marcher. Ou crever.
Un érudit ne deviendra noble que lorsqu'il aura mis en pratique ce qu'il a appris, au lieu de simples mots.
Nous devons dormir pour donner assez de place au rêve.
Enfin, quand j'ai pris le temps de regarder au coeur d'une fleur, cela a ouvert un tout nouveau monde; un monde où chaque marche à pied serait une aventure, où chaque jardin deviendrait un jardin enchanté.
Rien ne doit compter en dehors de l'être qu'on aime, rien ne doit exister, l'amour doit donner des ailes, vous transporter au-dessus de la terre.
Si vous avez perdu au tiercé, vengez-vous. Mangez du cheval.
L'excès de souffrance peut conduire au sublime ; mais pourquoi la plupart des êtres sont-ils médiocres, sinon parce qu'ils ont trop souffert ?
Savoir se retirer à temps indique déjà une grande clairvoyance mais conserver l'estime de ses amis et de ses rivaux quand on est plus au pouvoir, c'est à ce signe qu'on reconnaît les gens dignes de gérer votre destin.
Donnez-moi un papier et un stylo, pour que je puisse écrire sur ma vie de péché. Deux bouteilles de gin, au cas où je n'entre pas.
L'amitié, au lieu d'amoindrir et de torturer comme l'amour, l'amitié ennoblit et purifie.
Nous sommes liés de plus près à l'invisible qu'au visible.
Vends corbillard occasion : levier de vitesse bloqué au point mort.
Existe-t-il au monde un privilège plus totalement exorbitant que la beauté ?
Ne faites pas au monde l'extrême plaisir de lui demander l'impossible pour qu'il s'autorise à vous refuser le nécessaire.
L'inventeur de l'escalier habitait sûrement au premier étage.
La lecture des évangiles produit d'abord un choc en ma subjectivité, puis, au contact de ces textes, je découvre que Jésus enseigne le désir et y entraîne. Je découvre que ces textes de deux mille ans ne sont pas en contradiction avec l'inconscient des hommes d'aujourd'hui.
Le temps est la seule chose au monde que tout le monde connaît et éprouve, et qu'on ne peut ni voir, si sentir, ni toucher, ni diriger ni modifier ni définir... il devrait être interdit d'en parler.
Le héros est un homme qui réalise, au prix de n'importe quel sacrifice, le plus haut idéal du devoir, tel qu'il le conçoit.
Les femmes au tempérament survolté ont un sexe à piles qui ne s'use que lorsque l'on s'en sert.
Être homme c'est réduire au maximum sa part de comédie.
Mourir n'est rien si cachée au fond de l'âme, on emporte la satisfaction de s'être donné brutalement sans considération de retour ou de gratification, se donner tout simplement par la force de l'amour.
Au royaume de l'homme quelconque, les hommes ne comptent plus.
Jamais d'alcool au volant, mais si tu le fais appelle Saul.
Au fond, je suis prisonnier, mon coeur endetté, j'ai trop donné à des absents.
Je crois au destin : le jour où l'on doit mourir, on meurt (...) Je suis fataliste. Ce n'est pas en freinant la vie qu'on évite la mort.
La liberté d'opinion consiste souvent à se retrouver exposé, au moment de la construction du cerveau, aux hurlements du foot, aux conditionnements publicitaires et sectaires.
Le mépris vaut mieux que la pitié au malheur qu'on ne soulage pas.
Ce qu'est le charbon à la braise et le bois au feu, l'homme colère l'est pour allumer des disputes.
Au lieu de donner à un politicien les clefs de la ville, on ferait mieux de changer les serrures.
Un texte n'est un texte que s'il cache au premier regard, au premier venu, la loi de sa composition et la règle de son jeu. Un texte reste d'ailleurs toujours imperceptible. La loi et la règle ne s'abritent pas dans [...] ► Lire la suite