Je viens de lire, avant de quitter Los Angeles le best-seller de Garcia Marquez et je pense à l'amour au temps du Sida. Mais peu importe. Je ne suis pas venu ici pour me montrer prudent.
Les combattants individuels forment de nouvelles unité lorsqu'ils sont rattachés au commandement.
Pauvre homme du Nord, enchanté un jour par cette beauté, je songe au page des chiens courant du seigneur de Laon. Sa vie, vous l'allez voir, c'est toute la nôtre, enfoncée dans la médiocrité des besognes et des contacts professionnels, illuminée par de courts éclairs.
Parmi les diverses méthodes que les sociétés ont inventées pour entraîner les hommes à l'effort, les dirigeants chinois semblent avoir compris que la moins efficace était l'obligation autoritairement imposée à des sujets passifs : elle provoque un énorme gaspillage, à cause des freinages dus à l'inertie, à l'indifférence, à la malveillance, au sabotage larvé.
Les chansons ont une sorte de structure qui se connecte au coeur des gens.
Il ne faut pas s'affliger de n'être pas connu des hommes, mais, au contraire, de ne pas les connaître.
Nous sommes des loueurs de miroirs que nous offrons au public afin que ce dernier se contemple.
L'avenir ressemble beaucoup au présent, en plus marqué.
Je ne vois pas un monde de demain différent du monde d'aujourd'hui. Il y a eu une accélération des techniques, mais je ne suis pas sûr que cette accélération continue au même rythme, il est bien possible qu'elle se ralentisse et que nous ayons vu des changements plus spectaculaires que ceux du prochain millénaire.
Attendons nos mamans jusqu'au soir et puis nous verrons bien.
Un jour pour celui qui fait tout en son temps, en vaut au moins trois.
Pelé devrait retourner au musée.
Je dois ma célébrité au fait que je pense une ou deux fois par semaine.
Il y a loin du dire au faire.
L'erreur, et on ne se corrige pas, c'est de rêver qu'on vit au lieu de vivre qu'on rêve.
Plus que tout au monde, j'ai cru aimer le musée du Trocadéro, les marais d'Aigues-Mortes, de Ravenne et de Venise, les paysages de Tolède et de Sparte; mais à toutes ces fameuses désolations, je préfère maintenant le modeste cimetière lorrain où, devant moi, s'étale une conscience profonde.
Depuis que je suis enfant, j'aime aller à l'opéra, au théâtre et au ballet.
Certains trouvent que j'ai une tête d'acteur. Moi pas. J'ai une tête de rien. Au fond, c'est peut-être le mieux pour être comédien, avoir une tête de rien pour tout jouer.
Tout, au-dehors, dit à l'individu qu'il n'est rien. Tout, au-dedans, lui persuade qu'il est tout.
Le guilledou est un oiseau. C'est un vulgaire petit moineau des champs qu'on trouve du côté de la Saintonge. Il faut dire qu'il est particulièrement malin et que peu d'oiseaux au monde lui en remontreraient en matière d'astuce et de roublardise.
Sur le point de m'en aller, je veux lui poser une question qui résume toutes les autres, une question qu'il n'y a que moi pour poser, sans doute, mais qui, au moins une fois, a trouvé une réponse à sa hauteur: "Qui etes-vous?" Et elle, sans hésiter : "Je suis l'âme errante".
Mais au moins, se perdre dans l'espace, ça vous tenait occupé.
Quand je ne vais pas au théâtre, je ne sais pas quoi faire, je ne sais pas à quoi je sers.
Tous les voisins sont des serpents à sonnettes. Des vermines qui attendent l'occasion de vous claquer la porte au nez. Dans le monde entier, c'est la même chose.
Elle se disait que l'arrivée d'un enfant avait beau être une joie, c'était aussi une porte ouverte au chagrin, comme à toutes les naissances ; on risque de recevoir un petit être mort, mal bâti, idiot, aveugle, ou bien une fille!
La chose la plus ennuyeuse au monde ? Silence.
Jusqu'à Twilight, l'aspect célébrité m'avait totalement échappé. Je me suis tout d'un coup retrouvée confrontée à cet intérêt malsain qui a plus trait à la "pop culture" qu'au cinéma.
J'ai choisi douze narrateurs qui ne sont pas d'accord entre eux, ce qui donne plus d'espace au lecteur pour l'esprit critique.
Agissons au lieu de prier.
La terre sous ce corps, était ouverte comme une tombe, son ventre s'ouvrit à moi comme une tombe fraiche.Nous étions frappés de stupeur, faisant l'amour au dessus d'un cimetière étoilé.Chacune des lumières annonçait un squelette dans une tombe, elles formaient ainsi un ciel vacillant, aussi trouble que les mouvements de nos corps mêlés.
Au nom de Dieu, arrêtez-vous un instant, cessez votre travail, regardez autour de vous.
Une fois que vous pouvez vous exprimer, vous pouvez dire au monde ce que vous voulez. Tous les changements dans le monde, pour le bien ou pour le mal, ont d'abord été provoqués par des mots.
La discipline est un outil nécessaire pour vous aider à obtenir ce que vous voulez dans la vie. Cela vous oblige à rester au centre et à vous éloigner des choses qui ne sont pas nécessaires.
Quelle place la littérature prétend-elle prendre dans ce chaos où l'intime se mêle au politique, où tout semble mouvant et incertain, où le réel revendique sa part de piège et de risque ?
Le motif principal est véhément, d'un air sinistre, comme l'heure qui précède l'ouragan ; l'oreille croit saisir des interjections exaspérées, un défi jeté à tous les éléments. Incontinent, le retour prolongé d'une tonique au commencement de chaque mesure fait entendre comme des coups de canon répétés, comme une bataille vivement engagée au loin.
La science fait les esprits clairs, lui répondait-on, et les livres ouvrent l'intelligence de l'homme au ciel et à la terre.
La courbe de la surveillance dépasse celle de la population. Il n'y a pas d'issue. On en est aujourd'hui au point où 10 millions de dollars suffisent à acheter une unité pour stocker définitivement les interceptions massives d'un pays de taille moyenne.
Au palais, confession n'a pas l'absolution.
On attendait de moi que je m'incline devant le nom d'Andrew Jackson... même au détriment de ma conscience et de mon jugement. une telle chose était nouvelle pour moi et totalement étrangère à mes principes.
Pour mes premiers pas, mon père m'a donné un crayon, et j'ai eu le sentiment de m'appuyer sur quelque chose. [...] Au bout d'un certain temps, j'ai compris que le dessin, l'art pouvait être une possibilité de m'en sortir.
Le verbe désarmer ne se conjugue qu'au futur ou qu'au conditionnel.
Dans ma vie au cinéma j'ai toujours observé deux principes : ne jamais faire devant la caméra ce qu'on ne ferait pas chez soi, et ne jamais faire chez soi ce qu'on ne ferait pas devant la caméra.
Elle a jeté des ponts par-dessus l'Atlantique,Elle a quitté son nid pour un autre terroir,Et comme une hirondelle au printemps des musiques,Elle revient nous chanter ses peines et ses espoirs.
Je revois le plateau nu et l'immense cimetière échoué dans les labours brumeux, comme, au fond des mers, les épaves d'un naufrage innombrable.
Souvenez-vous qu'en politique il n'y a pas de principes. Il n'y a que des moments propices. Et la capacité de les saisir au vol. C'est ce qu'on appelle avoir de l'astuce.
J'écris toutes les nuits après le tournage. J'entends la mer. Ce soir, il faut écrire. Hors saison. Idéal pour se prendre pour un écrivain. Ce soir, je vivrai toute ma vie, solitaire, si les vagues me donnaient ce que j'envie. Le livre de mes rêves au bout de mes doigts.
Où il y a place dans le coeur, il y a place au logis.
Savez-vous, lui dis-je, que la terre est ronde, et que notre grand pays n'est pas au milieu, après tout ? Il n'occupe, avec les autres contrées, qu'une parcelle de terre et d'eau sur la surface du monde.
Mais les gémissements des mères et, plus encore, la houle silencieuse de la poitrine des pères ont une bien autre puissance que les mots ou les couleurs, tellement la peine de l'homme appartient au monde invisible.
Il ne suffit pas au photographe de nous signifier l'horrible pour que nous l'éprouvions.