L'homme heureux est celui qui se retrouve avec plaisir au réveil, se reconnaît celui qu'il aime être.
Mes chers amis, quand je mourrai, Plantez un saule au cimetière. J'aime son feuillage éploré.
Le beau est supérieur au sublime parce qu'il est permanent et ne rassasie pas ; tandis que le sublime est relatif, passager et violent.
Ce n'est pas la plus forte des espèces qui survit, ni la plus intelligente. C'est celle qui est la plus adaptable au changement, qui vit avec les moyens disponibles et qui coopère contre les menaces communes.
On dit "une belle mort", comme si la mort pouvait avoir droit à l'esthétique, au raffinement et à la souplesse.
Confrontés au fameux "vertige de la page blanche", certains auteurs sont manifestement tombés dans le vide !
Au fur et à mesure que l'homme vieillit, la réalité s'affaiblit, tandis que le rêve se renforce.
Au revoir et merci Jean d'Ormesson !
Pouvez-vous imaginer combien il est terrible quand vous avez tout et vous êtes encore désespérément seul ? C'est horrible au-delà des mots.
Quand on s'imprègne d'une personne ce n'est plus la force de gravité qui nous retient au sol mais elle. On pourrait tout être pour cette personne, un frère, un amie... un protecteur.
La première condition pour être heureux est de se croire indispensable au bonheur d'un autre ; cela fait accepter la vie.
On commande au valet et le valet au chat et le chat commande à sa queue.
Quoi qu'on en dise, c'est au visage qu'il faut regarder les hommes, mais il ne faut pas prendre leur masque pour leur visage.
C'est l'usurier le plus juif : il vend son argent au poids de l'or.
J'étends ces réflexions jusqu'au plaisir même : le définir, c'est le détruire ; il s'est couvert d'un voile brillant qui s'obscurcit dès qu'on cherche à le lever.
On ne recommence jamais. Recommencer, ce n'est que croire au quotidien des choses, aussi bien dire à l'établissement définitif de soi-même dans sa propre médiocrité.
Le tact, c'est le bon goût appliqué au maintien et à la conduite ; le bon ton, c'est le bon goût appliqué aux discours et à la conversation.
Une autre fois Paul Arène, ami de jeunesse de mon père, famillier de la maison, mais déchu par l'alcool et l'envie, cette plaie de l'homme de lettres, colporta qu'il était l'auteur véritable des Lettres de mon Moulin, assertion d'autant plus [...] ► Lire la suite
Quand un coq arrive au village, il commence à chanter.
La cohérence ne convient qu'au ridicule.
Il faut définir l'orgueil : une passion qui fait que, de tout ce qui existe au monde, l'on estime que soi.
On reconnaît l'aristocrate à la pudeur, au respect qu'il a pour la pudeur d'autrui.
Le style, c'est ce qui arrache une idée au ciel où elle se mourait d'ennui.
Ce qu'il faut à l'écrivain, comme au peintre, au musicien, c'est l'infini de la vie et l'errance...
Celui qui ajoute du vert au printemps, des roses à l'automne, du pourpre à de jeunes lèvres, crée la laideur parce qu'il ment.
Se coucher tôt et être matinal au travail est une bonne chose.
Le rêve est au départ Le désir est son moyen L'acte est son présent Le sourire est à la fin Son nom est l'accomplissement.
L'homme qui réclame la liberté, c'est au bonheur qu'il pense.
Qui veut être riche au bout de l'an sera pendu à la Saint-Jean.
Les réincarnations, c'est comme le bac au lycée. Quand on échoue, on redouble.
Le corps de la femme est comme le garde-manger des plaisirs de l'homme : quoi de plus simple que de mettre un cadenas au garde-manger.
L'analyse ne change rien au réel.
Au casino, on boit du whisky en jouant, ça donne une excuse pour perdre...
Avant de s'agrandir au dehors, il faut s'affermir au dedans.
Pour elle, Richard Wagner n'est pas seulement un génie, c'est un Messie ; le Drame, la Musique étaient jusqu'à lui dans l'enfance et préparaient son avènement ; les plus grands musiciens, Sébastien Bach, Mozart, Beethoven, n'étaient que des précurseurs. Il [...] ► Lire la suite
Le prélèvement d'impôts au-delà du strict nécessaire constitue un vol légalisé.
L'amour, c'est le consentement de l'homme au bien voulu par la femme.
Le mobile essentiel du mouvement ouvrier est une question de dignité au moins autant qu'une question d'intérêt.
Entouré d'un univers de choses tangibles et visibles : les animaux, les végétaux, les astres, l'homme, de tout temps, perçoit qu'au plus profond de ces êtres et de ces choses réside quelque chose de puissant qu'il ne peut décrire, et qui les anime.
L'amour est insaisissable. C'est un vide intérieur qui se comble. La beauté retrouvée grâce au regard d'un autre. C'est vivre au présent, pour l'avenir, en brûlant le passé. C'est la seule façon de se sentir vivant.
Au lieu de vivre, ô combien, en pleine plénitude, nous ferions mieux d'exceller en satisfaction et profonde gratitude !
Chez moi, nous ne nous prenons pas trop au sérieux, et le rire est la meilleure forme d'unité, je pense, dans un mariage.
De tous les animaux qui s'élèvent dans l'air, Qui marchent sur la terre, ou nagent dans la mer, De Paris au Pérou, du Japon jusqu'à Rome, Le plus sot animal, à mon avis, c'est l'homme.
Au lit, la bonté prime la beauté.
Si je devais un jour me suicider, je le ferais le matin plutôt que le soir. Au moins, ça fera une journée de boulot en moins.
On me donna la méthode de Le Carpentier. Au bout d'un mois, j'étais arrivé à la fin de la méthode ! On ne pouvait faire travailler le piano à un marmot de cette espèce, et je criais comme un perdu [...] ► Lire la suite
L'histoire est une parenthèse au coeur de l'éternité.
Les moments les plus heureux que j'avais eus moi-même étaient ceux où ma vie m'importait moins que celle d'un autre. Ce qui arrivait parfois au début d'un amour et tout le temps avec son enfant.
La route de l'excès mène au palais de la sagesse.
Je mets les choses au pire, parce que je trouve que c'est là la vraie façon de raisonner.