Le Très-Haut est démesurément au-delà de toute mesure, nous le savons.Pourtant un coeur humain est capable de l'enclore entièrement.
Nous devons faire face au fait épouvantable que nous avons été trahis à la fois par les partis démocrate et républicain.
Je suis une partie de l'histoire que les gens le prennent au sérieux ou non.
- Aime moi ! - Cap ! - Attends, c'est un jeu là pour toi ? - Non, c'est un pari. C'est toi qui l'a lancé. - Bah si c'est moi qui l'ai lancé t'as pas su le rattraper au vol. Pauvre tache. Tu vas rater ton bus.
C'est au moment où les femmes sont de vrais démons qu'elles nous paraissent des anges.
Tout dépend de la mère, de son histoire et de l'Histoire. Non, il n'y a pas de loi universelle en cette matière qui échappe au déterminisme naturel. L'amour maternel ne va pas de soi. Il est "en plus".
Je sais que si j'étais fou, et depuis quelques jours interné, je profiterais d'une rémission que me laisserait mon délire pour assassiner avec froideur un de ceux, le médecin de préférence, qui me tomberaient sous la main. J'y gagnerais au [...] ► Lire la suite
Car au-delà de la difficulté de se communiquer, il y a la suprême difficulté d'être soi.
Quand on arrive à exprimer quelque chose avec un regard et la musique au lieu de le dire avec des mots ou de faire parler le personnage, je pense que c'est un travail plus complet.
Comme se serait amusant si l'on n'était pas obligé de songer au bonheur !
La musique contemporaine est le prix ennuyeux auquel on achète au présent un visa pour le passé.
Le sous-développement, c'est l'alliance de l'isolement et de l'immobilisme, relayés par la démographie. Le développement, c'est le mariage de l'ouverture au monde et des innovations croisées.
Toutes les femmes ont un père : cela veut dire que toutes les femmes sont condamnées au malheur.
Mon rapport au corps n'est sans doute pas le même que le vôtre. Je travaille mon corps comme un danseur peut travailler le sien.
Faisons donc en sorte que les lois de la vie se concrétisent au-dessus, et par-delà les lois de la mort.
S'interroger, cela ne vaut-il pas mieux que marcher au pas ?
Il est difficile, dit-on, de se faire au bâton ; mais à la liberté, c'est beaucoup plus facile.
Poursuivre le bonheur, au lieu de le laisser venir, n'est-ce pas courir après le reflet d'un mot ? En fait, les hommes seraient plus heureux si on leur parlait moins de bonheur !
On conviendra aisément qu'il importe au plus haut point de savoir si l'on n'est pas dupe de la morale.
Seul, l'Homme a la faculté de concevoir l'idéal et d'ajouter au réel.
Il reste que la liberté consiste toujours à choisir entre l'abandon au monde et l'élan vers la valeur.
L'action est l'antidote au désespoir.
On fait sa part à l'ennui, au vice, au désespoir même, mais on ne fait pas à l'orgueil sa part.
On a mal au dos aux bras partout mais on y croit à la fin du jour du moisAu pognon pris sur nos maux sur nos dos ou nos brasIl y a la nuit sans fin dans d'infinis couloirs
Ris mon ami, car le rire allume un feu au creux de ton ventre et réveille ton être.
Le monde était tracé à la règle et Sir George était perpendiculaire au monde.
Être l'ami de quelqu'un signifie qu'on le comprend au-delà des apparences.
Federer joue presque comme je jouais à mon époque. Il fait tout à une main, vient au filet, est élégant.
Tout le monde connaît, au moins de réputation, le théâtre national de l'Opéra. J'ai eu le regret de constater qu'il n'avait pas changé : pour le passant mal prévenu, ça ressemble toujours à une gare de chemin de fer; une fois entré, c'est à s'y méprendre une salle de bains turcs.
Au long de la longue vie, il y a bien des amours parce que Dieu est bon. Mais d'un amour plus fort que tout, plus obstiné que tout, plus long que tout, nul n'est aimé que par sa mère.
Contempler des ossements, c'est se regarder au miroir.
Le métier des intellectuels est de chercher la vérité au milieu de l'erreur.
Il n'est pas une chose au monde que je connaisse si peu que moi-même.
Grandir, devenir adulte, c'est ne plus courir à la recherche d'un bosquet où se tapir. Devenir adulte, c'est, au lieu de s'enfuir en permanence, oser se retourner et, enfin, faire face aux loups.
Le dieu qui errait là, au premier matin,Qu'aurait-il espéré de la parole ?Il ne fit rien que rassembler des pierres,Ce sont ces tas qu'on voit, à des carrefours.
C'est le nom du jeu... plaire au client. Si jamais nous perdons de vue ce fait, nous aurons perdu la partie.
Le référencement au résultat, c'est comme demander à Jardiland de s'engager sur le nombre de cerises produites par l'arbre qu'il vous vend.
C'est un des mystères attachés à la condition humaine, et la définition de sa folie essentielle, que le domaine de l'inexistant ait presque toujours la part la plus belle par rapport au domaine de l'existant.
Je ne fais plus attention à mes gens quoique encore parmi eux. Je ne les crains pas. Ils ne me blessent plus. Je suis à moitié absent. J'erre au loin sur la mer. Mon coeur s'apaise, mon coeur s'apaise. Je grandis, je m'absente, je deviens grave.
Immobile sur les coussins brodés, j'évoqueL'enchantement ancien, la radieuse époque,Et les rêves au ciel de tes yeux verts baignés !
La vie est toujours la vie, quelles que soient ses affres ; nos yeux et nos oreilles et leur utilisation restent avec nous, bien que la perspective de ce qui plaît soit entièrement retirée et le son de ce qui console doit être réduit au silence.
Ne cédez pas à une alarme inutile ; s'il est juste de se préparer au pire, il n'y a pas lieu de le considérer comme certain
Au lycée, j'étais le comédien de classe par opposition au clown de classe. La différence est le clown de classe est le gars qui tombe son pantalon au match de football, le comédien de classe est le gars qui lui a parlé à travers.
Il est singulier de songer qu'amour n'est féminin qu'au pluriel.
Une larmf$est ce qu'il y a de plus vrai, de plus impérissable au monde.
Certaines périodes de mon existence, en particulier au moment de l'enfance et de l'adolescence, n'ont pas été très agréables à vivre et restent comme des cicatrices.
Au zoo. Toutes ces bêtes ont un tenue décente, hormis les singes. On sent que l'homme n'est pas loin.
On regrette seulement, au matin,Que les meilleures choses aient une fin.
Je suis seul, je suis seul, c'est l'heure des tempêtes.Les mots à qui je parle ont peur de me parler.La nuit m'entoure, je m'accroche à ma planète.Le Sud est-il au Nord ? Mon étoile a coulé.
Je m'intéresse au langage parce qu'il me blesse ou me séduit. C'est là, peut-être, une érotique de classe ? Mais quelle classe ?