La loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, et nul ne peut être puni qu'en vertu d'une loi établie et promulguée antérieurement au délit et légalement appliquée.
Je n'avais jamais aimé le pathos et les grands mots. J'aimais et j'aime encore contempler. La supériorité de la contemplation tient au fait qu'elle est dénuée de mots. Le silence des objets et des paysages vient à vous sans rien imposer.
Le cinéma est un hymne au mensonge fondé sur la croyance que les êtres humains sont réductibles à une projection sur deux dimensions.
La question aujourd'hui est la même qu'elle l'a été tout au long de l'histoire, si l'homme doit être autorisé à se gouverner lui-même ou être gouverné par une petite élite.
Le mot «travail» n'existe pas dans mon vocabulaire, la comédie est un art de vivre que j'ai toujours pris au sérieux même si je fais joujou, je me déguise...
Quand on arrive à exprimer quelque chose avec un regard et la musique au lieu de le dire avec des mots ou de faire parler le personnage, je pense que c'est un travail plus complet.
Rien au monde n'est impossible depuis que nous savons que deux et deux font quatre.
Si l'on doit aimer son prochain comme soi-même, il est au moins aussi juste de s'aimer comme son prochain.
L'impératrice Catherine II de Russie choisit aussi de condamner la torture, et proposa que partout la prévention l'emportât sur la répression. Sur ce chapitre, elle faisait en effet preuve d'un grand libéralisme, au point que même le Nakaz fit peur dans un certain nombre pays européens, notamment en France où l'ouvrage fut interdit...
Si vous donnez suffisamment d'avoine au cheval, une partie passera pour nourrir les moineaux.
C'est le "presque" qui compte, et le conditionnel. Sur le coup, ça semble une folie. On est tout juste au début de mars, la semaine n'a été que pluie, vent et giboulées. Et puis voilà. Depuis le matin, le soleil est venu avec une intensité mate, une force tranquille.
Je me définis comme le plus normal et honnête possible. Je ne suis pas un artiste, je suis un artisan. Le mot « travail » n'existe pas dans mon vocabulaire, la comédie est un art de vivre que j'ai toujours pris au sérieux même si je fais joujou, je me déguise...
Je viens de voir ma bien-aiméeEt vais au hasard, sans desseins,La bouche encor tout embauméeDu tiède contact de ses seins
Par peur du ridicule, j'ai toujours préféré le moins au plus.
Au zoo. Toutes ces bêtes ont un tenue décente, hormis les singes. On sent que l'homme n'est pas loin.
Voici les lieux charmants où mon âme raviePassait à contempler SilvieLes tranquilles moments si doucement perdus.Que je l'aimais alors, que je la trouvais belle !Mon coeur, vous soupirez au nom de l'infidèle :Avez-vous oublié que vous ne l'aimez plus ?
Lorsque Nixon a déclaré la guerre au cancer, il n'avait pas d'armée. Il n'avait pas d'outils. Il n'avait rien, sauf de bonnes intentions.
Je n'ai pas de cabinet, je travaille à l'hôpital. Mais c'est vrai que je passe plus souvent au zapping qu'à l'hôpital !
Tout le monde connaît, au moins de réputation, le théâtre national de l'Opéra. J'ai eu le regret de constater qu'il n'avait pas changé : pour le passant mal prévenu, ça ressemble toujours à une gare de chemin de fer; une fois entré, c'est à s'y méprendre une salle de bains turcs.
Au lieu de discuter toute la journée avec mes compagnons de guerre de la possibilité de rentrer, je pense aux plus beaux jours de ma vie avec la femme qui, cette nuit, sept ans après, m'a une nouvelle fois rendu visite.
[...] qu'on interroge et qu'on remue jusqu'au fond les Archives de France, et, de quelque façon que la fouille soit faite, pourvu que ce soit de bonne foi, la même histoire incorruptible en sortira.
Au premier baiser un univers nouveau s'ouvrira devant toi et la vie, de ses mille rayons, pénétrera ton coeur extasié.
Supérieures par l'amour, mieux disposées à toujours subordonner au sentiment l'intelligence et l'activité, les femmes constituent spontanément des êtres intermédiaires entre l'Humanité et les hommes.
Comment tuer la peur, me demandé-je ? Comment toucher au fantôme, comment le prendre à sa gorge de fantôme ? C'est une entreprise dans laquelle on se précipite en rêve et dont on se félicite d'être sorti comme un chien trempé, les membres frissonnants.
Tout au long de cet été, Charlie publie quelques-unes des « fatwas » de Charb. Ces textes, réunis en deux tomes parus en 2009 et 2014, sont autant de coups de gueule qui brocardent toutes les modes et les tendances les plus insupportables de notre époque.
L'ennui, quand il devient maître du temps, joue au révélateur.
L'imprimerie a permis au peuple de lire, Internet va lui permettre d'écrire.
Président Poutine, au nom de l'humanité, ramenez vos troupes en Russie !
Au lycée, j'étais le comédien de classe par opposition au clown de classe. La différence est le clown de classe est le gars qui tombe son pantalon au match de football, le comédien de classe est le gars qui lui a parlé à travers.
Pourquoi quand il y a un masculin et un féminin l'adjectif doit être masculin c'est pas juste pourquoi est-ce qu'on pourrait pas dire que la mer et le lac sont belles pourquoi Dieu au masculin pas juste non plus.
Au lieu de sacraliser la société, les chrétiens feraient bien mieux de sacraliser la nature et la vie.
La femme, ayant dressé son regard et sa voix au mensonge - c'est une nécessité de sa condition vis-à-vis du mâle -, ne se livre guère que dans son allure et dans son rire.
Je suis bien certain qu'aucun imbécile n'a jamais vendu son âme au diable.
En été mon pays à moiEn été c'est n'importe quoiLes caravanes le camping-gazAu grand soleilLa grande foire aux illusionsLes slips trop courts, les shorts trop longsLes hollandaises et leurs melonsDe Cavaillon.
Une fosse - mais le ciel par-dessus,Et le ciel à côté,Et le ciel tout au loin,Et pourtant une fosseEt le ciel par-dessus.
Les petites filles bien nées rêvent toutes confusément d'une renaissance italienne: c'est l'état d'âme de notre race au quinzième siècle, un peu seule et desséchée, aspirant au baiser sensuel de l'Italie.
On ne peut regarder au fond de l'actualité, sans regarder d'abord au fond de l'histoire.
C'est un soir tendre comme un visage de femme.Un soir étrange, éclos sur l'hiver âpre et dur,Dont la suavité, flottante au clair-obscur,Tombe en charpie exquise aux blessures de l'âme.
Ce que l'on aime intensément ou depuis longtemps on est susceptible d'apporter au sein de la citadelle, et de s'affirmer comme faisant partie de soi.
Ce petit appendice (à transformations !) que nous autres hommes nous avons au bas du ventre, qu'il nous fait faire des folies !
Le plus pressant pressoir qui soit au monde, l'argent.
Si la science fut, au moyen âge, essentiellement soumise à la religion de dieu, elle doit désormais, au nom de la raison et de la morale, servir, beaucoup plus complètement, la religion de l'humanité.
Quand au fripon se joint le sot, l'honnête homme n'a qu'à croiser les bras. Le sot ligué avec le fripon contre lui-même est une combinaison à laquelle nul ne peut résister.
On a mal au dos aux bras partout mais on y croit à la fin du jour du moisAu pognon pris sur nos maux sur nos dos ou nos brasIl y a la nuit sans fin dans d'infinis couloirs
Il est impossible de vous redéfinir et de redéfinir votre vie du jour au lendemain.
Beaucoup de nos problèmes sont dus au fait que notre peuple se tourne vers les politiciens pour tout.
Nous avons besoin de pédagogie, d'émissions qui décryptent, éduquent au lieu d'attiser les conflits.
A notre époque, lorsqu'une mite s'attaque à un maillot de bain féminin, c'est sûrement qu'elle est au régime.
La personne aimée semble immobile, éternelle sous nos baisers, mais, dès que le temps aux joues gonflées de vent souffle dessus, l'amour s'enfuit dispersé ne laissant au coeur qu'un peu d'odeur et un chagrin inconsolable.
L'univers, avec toutes ces étoiles, au fond, c'est une sorte de décoration de Noël.