Si je ne faisais pas bien,ce j'avais à faire, je n'aurais rien à faire... Je ne peux pas cuisiner, et je serais une terrible femme au foyer.
En parlant de nos affaires, nous n'apprenons pas seulement beaucoup d'autrui ; mais aussi de nous-mêmes. L'esprit achève ses propres pensées en les mettant au-dehors.
Retenez, du savoir, ce qu'il faut au bonheur.
Les prétentions sont une source de peines, et l'époque du bonheur de la vie commence au moment où elles finissent.
Il n'y a pas d'humour au féminin.
Il faut avoir le courage dans la vie de quitter sa péniche, sinon on vogue au fil de l'eau en se faisant du cinoche et on crève sans être allé ailleurs qu'au cinoche.
Partout on s'emmène soi-même. Alors partir sans vouloir un ailleurs. Partir pour se trouver. Dans le silence, dans l'espace. Juste au dessus du temps, juste au-delà des peines. Partir sans oublier. Pour regarder plus haut, faire semblant de se laisser aller au vent. Pour inventer le sens du fil qui nous attache.
Enfants d'un jour, ô nouveau-nés, Au paradis, d'où vous venez, Un léger fil d'or vous rattache.
Au fond, y a que dans les adieux qu'on peut être parfaits.
Les maximes, bien entendu celles des autres, me font souvent l'effet des noisettes. Du dehors, toutes se ressemblent et, au-dedans, les trois quart sont creuses.
Toutes les routes sont bonnes pourvu qu'on les suive jusqu'au bout.
J'ai vraiment commencé à écrire de la musique pour me mettre au défi, pour voir ce que je pouvais écrire.
Quand je suis face au pire des choix, j'évite le choix du pire.
Dans l'amour on ne s'applique pas à être bien, non, on aime avec de la douleur, de la joie mais surtout jamais de plat ! Si l'on ne tremble pas du matin jusqu'au soir alors c'est raté !
Y a-t-il une seule nation qui puisse se vanter d'être arrivée au meilleur gouvernement possible, qui serait de rendre tous les hommes, non pas également heureux, mais moins inégalement malheureux ?
Au lieu d'interdire à une personne de faire ce qu'elle voudrait faire, forcez-la à faire ce qu'elle voudrait faire.
Faites monter l'adrénaline,Faites monter le mercure,Faites monter l'aventure,Au-dessus de la ceinture.
Qui attend longtemps au puits finira par y trouver un seau à puiser.
La mode est comme la nourriture. Vous n'êtes pas obligé de vous en tenir au même menu tous les jours.
Une des causes des guerres, c'est qu'on touche à l'humanité des gens, au respect qu'on doit aux peuples.
Hollywood : une plantation d'orangers où se promènent des acteurs au chômage.
Au commencement était le Verbe.
Ceux qui prétendent vivre totalement au jour le jour sont de fieffés menteurs.
Au pire des passions les hommes conservent un sens de l'équité qui manque aux femmes. Celles-ci, même scélérates, sont toujours intimement convaincues qu'elles ont raison. De là leur supériorité dans le combat.
Avant on allait plutôt au cinéma pour voir un film. Aujourd'hui il semble qu'on y aille plutôt pour manger.
La responsabilité majeure d'un président est d'extorquer au contribuable jusqu'à son dernier sou.
Un son ne doit jamais venir au secours d'une image, ni une image au secours d'un son.
Le changement technologique est une occasion extraordinaire de repenser le travail et d'améliorer la qualité de vie au travail.
Marchez toujours vers les portes ouvertes. Et si elles vous claquent au visage, enfoncez-les et continuez.
Il faut toujours que j'égare mon stylo au moment où je vais écrire la pensée de ma vie.
Dans sa volonté de supprimer les intermédiaires, il cherchait le moyen de passer directement du foin au lait sans passer par la vache.
L'homme de science le sait bien, lui, que seule la science, a pu, au fil des siècles, lui apporter l'horloge pointeuse et le parcmètre automatique sans lesquels il n'est pas de bonheur terrestre possible.
Couple, au sens mécanique du mot : système de forces parallèles et de sens contraires.
Une même robe est provocante dix ans avant son époque, audacieuse un an avant, chic à son heure, démodée trois ans après, hideuse vingt ans plus tard et comique au bout de trente ans.
Connaître une chose et en vivre une autre est une erreur, un contresens. A partir de là, une tension apparaît. Elle est due au conflit de la pensée et du sentiment. Connaître, c'est être.
Le sot est en deçà de la vérité, le fou est au-delà.
L'écologie ne dénonce ni la compréhension ni la maîtrise de la nature, mais simplement l'utilisation de la technologie et de l'industrie lorsque ces dernières sont au service exclusif d'une espèce humaine spoliatrice et vorace, indifférente aux maux qu'elle occasionne.
Lorsque nous vivons notre vie au quotidien, nous sommes confrontés à des opportunités, et la plupart d'entre nous ne les reconnaissons même pas.
Il est peu d'hommes enclins à rendre hommage, sans quelques mouvements d'envie, au succès d'un ami.
L'Allemande à l'étable, la Tchèque à la cuisine, la Française au lit.
L'enfer est en nous. Nous le portons au fond de nous-mêmes et nous le subissons chacun à notre manière.
On n'échappe au désir que pour être repris par le désir.
Commettre au moins une folie par an pour ne pas devenir fou.
Nous devrions sécréter une gomme spéciale effaçant au fur-et-à-mesure nos oeuvres et leur souvenir.
Pourquoi les églises sont-elles fermées la nuit, au moment où l'on en a le plus besoin ?
Sur la balance de la mondialisation, une tête d'enfant du tiers-monde pèse moins lourd qu'un hamburger. Et les femmes persévèrent! Aveugles ou aveuglées, elles courent au sacrifice, sur l'autel de la maternité.
On perd trois choses au jeu de boule : son temps, son argent et ses jurements.
Jusqu'à aujourd'hui, j'ai vécu 40 ans qui en valent au moins 70. Ma vie a été bien remplie : je suis sorti de Fiorito pour atteindre le toit du monde, là haut, tout en haut de la célébrité. Mais une fois arrivé là, j'ai dû me démerder tout seul.
Ne pas épouser une artiste, pour trois raisons : 1/ parce qu'elle est au public ; 2/ parce que, si elle a du talent, elle s'attribuera la supériorité ; 3/ parce qu'elle gagnera la vie commune et qu'elle ne devra rien à son mari.
Un écrivain peut finir par devenir un simple jongleur de mots plus ou moins adroit. Il peut en arriver à oublier l'essentiel : cette source qui coule au fond de nous et qui est le véritable lieu de rencontre des êtres.