Je refuse de céder au triste réflexe de l'envie française car cette envie paralyse notre pays.
Je vis au présent. Je passe à autre chose. Je ne pense pas à ce qui s'est passé hier. Si je pense trop, ça me dérange.
Celui qui a vécu jusqu'au bout l'orgueil de la solitude n'a plus qu'un rival : Dieu.
L'assistant-réalisateur est au comédien ce que l'infirmier est au dément, mais en plus brutal.
La télévision ne produit pas de stars. Elle porte momentanément au pinacle de la notoriété, des journalistes et des animateurs. Que ces vedettes quittent leur emploi, elles sont vite oubliées.
C'est bizarre, un voeu. Ça meurt, comme un flocon sur le doigt. Au début c'est inoffensif et les dieux ne se vengent pas.
Le chagrin est une soupe au sel. Elle laisse l'estomac bien creux.
C'est l'homme qui avance doucement étape par étape... qui doit réussir au plus haut degré.
Marcher au Paradis ou dans l'Eden, O tentation : Accorde-moi une seconde pour succomber.
Au fond, la femme, je le vois partout, n'est occupée que de l'homme et de l'humanité de l'homme. La femme : deux paires d'ailes autour d'un phallus.
L'amour, quel autre mot pourrait donc venir donner une enveloppe verbale adaptée de nos spiritualités à l'intime accord qui compose la nature des choses et au rythme grave et grand qui réalise tout l'univers.
Celui qui veut se souvenir ne doit pas rester au même endroit et attendre que les souvenirs viennent tout seuls jusqu'à lui ! Les souvenirs se sont dispersés dans le vaste monde et il faut voyager pour les retrouver et les faire sortir de leur abri !
- Je bois au beau sexe des deux hémisphères. - Et moi, je bois aux deux hémisphères du beau sexe !
Mes mots ne viennent pas aujourd'hui. Comme le lièvre au fond du terrier, ils se cachent. Grand-père connaît le chemin qui y mène et me sourit d'une seule dent.
Conseil désintéressé : ne vous tuez pas au travail ! Achetez un revolver, c'est moins fatigant !
La conversation et la télévision se placent au même niveau que la lune de miel... c'est inutile.
Quand on prend tout d'un coeur léger,Il paraît qu'on vit sans danger,Que la mort longtemps nous évite,Mais j'ai voulu croire au bonheur,Et j'ai pris tant de chos's à coeur,Que mon coeur a battu trop vite.
Demeurer immobile, à écouter... c'est la tranquillité de l'axe au centre de la roue...
Tendre l'autre joue est une incitation au meurtre.
La mort, c'est personnel. Tout le monde meurt, mais les détails sont personnels. Au fond, c'est une question de détails.
Qu'importe que nous empruntions des itinéraires différents pourvu que nous arrivions au même but.
C'est un des problèmes les plus poignants d'une guerre, de choisir par avance lesquels de ses défenseurs-nés une nation doit offrir les premiers au sacrifice.
Une culture naît au moment où une grande âme se réveille.
Des millions de fleurs s'ouvrent sans force. Vous aussi, ne forcez rien, toute chose arrive au bon moment.
Alliance au doigt : on est un pigeon bagué.
Au chaudron des douleurs, chacun porte son écuelle.
Pour la plupart des gens, aimer est un détail de l'existence, au même titre que le sport, les vacances, les spectacles. L'amour a intérêt à être pratique, à cadrer avec la vie que l'on s'est choisie.
On parle toujours de rencontrer la femme de sa vie. Mais le jour de son enterrement, en allant au cimetière, on peut parfaitement croiser la femme de sa mort.
C'est au malheur à juger du malheur.
Au fond... la vie est une sorte de machine à voyager dans le temps.
La philosophie ne s'apprend pas ; la philosophie est la réunion des sciences acquises au génie qui les applique.
L'Algérie est un pays subjugué par le mythe de la nation arabe, car c'est au nom de l'arabisation que l'on réprime le tamazight. En Algérie, comme dans le monde entier, on croit que l'arabe est la langue des Algériens.
Les écologistes ne s'intéressent pas qu'au cul des oiseaux et à la chlorophylle !
Si l'on va au fond des choses, on se rend compte que le monde n'a jamais été plus ou moins brutal qu'il ne l'est aujourd'hui ; tout cela dépend du regard que tu portes et de la vie que tu as choisi de vivre.
Travailler est une bénédiction quand cela nous aide à penser à ce que nous sommes en train de faire. Mais cela devient une malédiction quand cela n'a d'autre utilité que de nous éviter de penser au sens de notre vie.
Il est aisé d'écraser, au nom de la liberté extérieure, la liberté intérieure de l'homme.
Elle sentait distinctement et décidément le savon. Au diable. Autant coucher avec une machine à laver.
Il y a plus d'une sagesse, et toutes sont nécessaires au monde ; il n'est pas mauvais qu'elles alternent.
Les livres ont conduit plus d'un au savoir et plus d'un à la folie.
Appeler un amant, c'est demander au téléphone qu'il te renvoie cette splendeur divine de ton désir.
Une petite ville est l'endroit où, si vous voyez, au restaurant, une jeune fille dîner avec un homme assez vieux pour être son père, il est son père.
Qui donne au pauvre prête à Dieu.
Au dernier jour, on ne vous demandera pas ce que vous aurez su, mais ce que vous aurez fait.
La possession diminue souvent au lieu de la compléter la connaissance que l'on avait l'un de l'autre.
Au cinéma, bon dialogue ne se paie pas de mots.
Le zen nous ramène, par notre travail sur nous-mêmes, au monde ordinaire pour devenir tout simplement des gens ordinaires.
Au surnom connaît-on l'homme.
Il faut avoir bien de la bêtise pour prétendre au génie.
La voix est le principal témoin de nos émotions, du premier cri jusqu'au dernier souffle qui demeure un son, jusqu'au silence si particulier qui règne après la mort.
Entrer dans le cycle de la consommation et de la mode, ce n'est pas seulement s'environner d'objets et de services au gré de son propre plaisir, c'est changer d'être et de détermination.