Se tuer, dans un sens, c'est comme au mélodrame, c'est avouer. C'est avouer qu'on est dépassé par la vie ou qu'on ne la comprend pas.
Internet ressemble à une méduse géante. On ne peut pas marcher dessus. On ne peut pas en faire le tour. Il faut passer au travers.
On commande au valet et le valet au chat et le chat commande à sa queue.
L'amour, c'est le consentement de l'homme au bien voulu par la femme.
Le bien c'est l'intelligible au sens le plus élevé, le mal est l'expression d'une ignorance.
L'aristocratisme du désintéressement est sans doute au principe de nombre de condamnations de la «société de consommation» qui oublient que la condamnation de la consommation est une idée de consommation.
La vie est comme la rosée au bout d'un brin d'herbe.
Cela ne me dérange pas si ma vie est au service de la nation. Si je meurs, chaque goutte de mon sang vivifiera la nation.
Je rigole face au danger, ensuite je cherche un trou pour me cacher.
Personne ne survit au fait d'être estimé au-dessus de sa valeur.
Le corps de la femme est comme le garde-manger des plaisirs de l'homme : quoi de plus simple que de mettre un cadenas au garde-manger.
Les moniteurs d'auto-école à la main baladeuse ont une nette préférence pour le changement de vitesse au plancher qui permet quelques excès.
Le critique a toujours le mérite imbécile de se prendre au sérieux. Il n'a d'ailleurs souvent que celui-là.
Il faut revenir au théâtre pour redevenir attentif à notre destin dans la langue et saisir le grand mouvement de nos vies, que la scène restitue et rend visible.
Si les hommes sans valeur sont parfois à la tête des affaires, c'est, je crois, parce que les hommes sans valeur sont à la queue et au milieu.
Le cerveau de l'imbécile n'est pas un cerveau vide, c'est un cerveau encombré où les idées fermentent au lieu de s'assimiler, comme les résidus alimentaires dans un colon envahi par les toxines.
Crains surtout le jugement de ceux qui te jugent au nom de Celui qui a dit : "ne jugez point".
Tous les gens qui se prennent au sérieux me font éclater de rire...
Ce qui me tue, dans l'écriture, c'est qu'elle est trop courte. Quand la phrase s'achève, que de choses sont restées au-dehors !
C'est toujours les voix qui restent, au final, c'est aussi toujours par elles que ça commence, une voix plus une oreille ; deux fils de soie impalpables et un pavillon !
La Gastronomie est vraiment une Religion au véritable sens de ce mot qui veut dire un lien entre les hommes.
L'histoire est une parenthèse au coeur de l'éternité.
La tête d'une femme est comme la girouette Au haut d'une maison, qui tourne au premier vent.
L'enfant est à l'adulte ce que la fleur est au fruit. La fleur n'est pas certitude du fruit.
La première condition pour être heureux est de se croire indispensable au bonheur d'un autre ; cela fait accepter la vie.
La route de l'excès mène au palais de la sagesse.
Au lieu de raturer sur un passé que l'on ne peut abolir, essayez de construire un présent dont vous serez ensuite fier.
Quand on écrit à la première personne, au moins c'est clair : tout est subjectif.
Confrontés au fameux "vertige de la page blanche", certains auteurs sont manifestement tombés dans le vide !
Il faut partir ou bien rester, cela revient au même gris. Je t'écris ça ce soir avec cette envie de mourir, la fatigue si longue ; le chagrin seul me tient ici, brûlure au creux de la poitrine.
L'optimisme est une forme de courage qui donne confiance aux autres et mène au succès.
L'effet miroir est vécu par la personne qui désire toujours connaître comment il est perçu par les autres. Au lieu de se montrer critique, il émet des critiques, et se sent exposé à la critique comme sur une scène de théâtre.
Quand une situation est au pire, il faut qu'elle cesse ou qu'elle se relève...
Le seul vrai langage au monde est un baiser.
Si je devais un jour me suicider, je le ferais le matin plutôt que le soir. Au moins, ça fera une journée de boulot en moins.
L'humain évolue au même rythme que les cycles économiques. Il monte en flèche pour se planter en masse par après.
Chaque jour que Dieu me donne, soirs d'hiver matins d'été, au printemps ou en automne, tu ne m'as jamais quitté. À travers d'autres amours, c'est toujours toi que je fuis ; e n'ai plus assez de jours, e n'ai plus assez de nuits, pour pouvoir t'oublier mon amour.
Je crois au destin et je crois que les choses se passent pour une raison, mais je ne pense pas qu'il y ait forcément un pouvoir élevé. Je crois beaucoup au karma cependant.
Le désespoir est à la mort ce que le beurre de cacao est au suppositoire : un excipient qui rend plus facile le passage.
L'illusion des avares est de prendre l'or et l'argent pour des biens, au lieu que ce ne sont que des moyens pour en avoir.
Un inconnu qui, au cours d'une discussion d'intérêts, tentait de soulever une énorme difficulté a été écrasé par celle-ci.
L'ombre à l'horreur s'accouple et le mauvais au pire.
Dans un même appartement, on peut toujours cohabiter sans être obligé au concubinage.
Dire je t'aime au lieu de dire je te désire, c'est se proposer une tâche infinie.
- T'as des couilles pour un chinois.- J'suis coréen.- C'est du pareil au même !
Ce n'est pas la plus forte des espèces qui survit, ni la plus intelligente. C'est celle qui est la plus adaptable au changement, qui vit avec les moyens disponibles et qui coopère contre les menaces communes.
Danse temps sur tes mots. Et toi, océan, permets au soleil de défaire ses tresses entre tes mains.
De tous les animaux qui s'élèvent dans l'air, Qui marchent sur la terre, ou nagent dans la mer, De Paris au Pérou, du Japon jusqu'à Rome, Le plus sot animal, à mon avis, c'est l'homme.
Il faut définir l'orgueil : une passion qui fait que, de tout ce qui existe au monde, l'on estime que soi.
Tout métier utile au public n'est-il pas honnête ?