L'Ecriture nous dit que les années de l'homme sur la terre sont de soixante-dix. Il faut en conclure qu'au-delà, c'est du temps emprunté à l'éternité.
Ici et maintenant, je ne résiste plus, je lâche prise et j'apprends à faire confiance à l'Univers. J'avance avec patience, car je sais que tout arrive au bon moment sur mon chemin.
Le malheur a un bord et un fond. On attend que nous soyons au fond pour nous demander comment nous sommes arrivés au bord.
La médecine est née du mal, si elle n'est pas née de la maladie et si elle a, au contraire, provoqué et créé de toutes pièces le malade pour se donner une raison d'être.
Il faut savoir remettre au lendemain ce qu'il est impossible de faire dans le présent.
C'est le rêve français que je veux réenchanter, celui qui a permis à des générations durant toute la République de croire à l'égalité et au progrès.
Tout le monde fait des bêtises. Le fin du fin, c'est de les faire au moment où personne ne regarde.
L'angoisse, au fond, n'est qu'un dérivé de l'espoir.
La réalité est une chose au-dessus de laquelle il faut s'élever.
Lorsqu'on a l'impression que l'être que vous aimez le plus au monde risque de vous échapper à tout jamais, on analyse chaque mot, chaque geste, chaque silence aussi.
Je m'éclaire longuement avec l'or que je trouve au fond d'une étreinte.
Honneur au slogan, véritable fumier qui fait pousser le désir et transforme les hommes tranquilles en clients passionnés.
Pour agir sur la jeunesse, il faut comprendre son ardeur à vivre et, pour la comprendre, il faut en professer le culte jusqu'au bout.
L'altérité est le concept le plus antipathique au bon sens.
J'ai dit un jour qu'écrire un roman c'est un peu comme construire les montagnes d'Edom avec des Lego. Ou comme édifier entièrement Paris, avec ses monuments, ses places, ses boulevards, ses tours, ses banlieues et jusqu'au dernier banc public, à l'aide d'allumettes.
Le manga travaille sur la vitesse de lecture, la bande-dessinée demande au lecteur de s'arrêter sur les détails de chaque case.
La vie est la seule chose au monde pour laquelle il vaille la peine de mourir. Et l'amour est la seule chose qui nous permette de mériter pleinement la mort.
Ce que je reproche au golf ? Il vous entraîne trop loin du bar du club-house.
On ne peut ni échapper au regard des dieux ni les contraindre.
Autrefois, quand on était las et dégoûté du monde, on entrait au couvent ; et lorsqu'on avait du bon sens, on y restait. Aujourd'hui, quand on est las et dégoûté du monde, on entre dans la révolution, et lorsqu'on est intelligent, on en sort.
On est toujours plus sincère quand on prend à témoin plusieurs au lieu d'un seul Dieu.
La spécialisation, cela met tôt ou tard un terme au progrès d'une espèce.
Au fond d'une grande déception, il y a encore de quoi se faire un petit bonheur.
Pas besoin d'être penseur, génie, ni grand pour dessiner ces chemins de lumière (...) Nous sommes tous des éclaireurs les uns pour les autres. Au fil d'une conversation, d'un geste ou d'un regard, ce que l'on voit briller, c'est la lumière que l'on a semée. Celle qui reste quand chacun a repris sa route.
Rouge au dehors, l'hypocrite est pourri en dedans.
On ne pourrait trouver mieux qu'un travail physique harassant comme dérivatif à un souci personnel. C'est un excellent antidote au repliement sur soi.
La pensée correspond au traitement des informations reçues du milieu par l'appareil sensori-moteur. Ce sont les corps et finalement les caractéristiques perceptibles du milieu elles-mêmes qui pensent.
Les gens attendent-ils de tousser pour aller au spectacle ou les spectacles font-ils tousser ?
Au printemps de quoi rêvais-tu ?Vieux monde clos comme une orangeFaites que quelque chose changeEt l'on croisait des inconnusRiant aux anges, au printemps de quoi rêvais-tu ?
J'ai pris, du premier au dernier jour, Nadja pour un génie libre, quelque chose comme un de ces esprits de l'air que certaines pratiques de magie permettent momentanément de s'attacher mais qu'il ne saurait être question de se soumettre.
Le langage est une peau. Je frotte mon langage contre l'autre. Comme si j'avais des mots en guise de doigts ou des doigts au bout de mes mots.
Le coeur a beau mentir, la blessure est au fond.
C'est clair qu'avec Sloan je risque pas d'aller loin. Et quand je rentre le soir, ma copine qui est en quatrième année a eu plus d'interventions que moi. Et quand elle me demande comment c'est passé ma journée, je réponds [...] ► Lire la suite
Au fond, c'est une jouissance que d'attendre l'épouvante.
Qu'est-ce qu'une femme amoureuse ? Un sexe ? Fi donc ! C'est un assemblage confus de rancoeurs, de revanches à prendre, de faiblesse, de narcissisme et de rêveries utopiques dont il faut savoir profiter au moment dévolu. Et avec brio, s'il vous plaît !
Aucun effort ne peut aboutir si la divinité en a décidé autrement mais l'inverse n'est pas vrai : aucune victoire ne peut être obtenue, quand les dieux lui sont favorables. Si l'homme ne va pas, le tout premier, au-devant de leurs désirs.
En amour, tout s'annule au fur et à mesure. Tout est à refaire à chaque instant.
Nietzsche avait vu juste, avec son flair de vieille pétasse, le christianisme était au fond une religion féminine.
On va au théâtre pour voir et savoir, pour sentir et ressentir. On se met en état d'attente, dans l'espoir d'attendre ou de comprendre quelque chose que l'on n'a pas su comprendre jusqu'alors.
Dans l'intérieur de notre corps vivent en permanence des milliards de microbes. Pourtant, quand on les regarde au microcospe, ils font tous semblant de ne pas nous reconnaître.
En quoi la télévision publique se distingue-t-elle des autres télévisions ? La différence la plus apparente s'apprécient au regard des émissions mises à l'antenne.
Le Ciel sera l'épanouissement de toutes les beautés, la vie nous y conduit par un chemin dont nous ignorons la longueur, mais pourquoi m'attrister d'avancer sur cette route puisque la lumière est au bout.
On ira tous au Paradis.
Peur, curieux comme ce mot revient souvent dans les confidences des hommes quand ils se racontent au lieu de plastronner.
Le pot-au-feu, c'est idéal pour travailler sur un dossier.
Dieu ne va jamais au secours que des gens qui savent nager.
Ici, point de hasard, chaque pas mène vers un résultat escompté; l'espoir se mesure au degré de combativité. Ambiance Technicolor, on marche autrement, vers un destin intériorisé, qu'on se fixe malgré soi, sans jamais s'en rendre compte.
Il n'y a pas de gâteau cuit au milieu de la pâte.
Au nom de la vérité, détrompez-vous, il y a de l'hypnose dans l'air et des gens qui se perdent à faire n'importe quoi.
Au sage, un signe suffit. Au sot, à peine le bâton.