Loin de les placer sur la cime de l'élégance aristocratique, je les ravalais au plus bas de la vulgarité.
C'est un réseau sans issue, un vrai filet à poissons que je tends autour de lui, une robe au faste perfide.
La tragédie n'est pas que nous soyons seuls, mais que nous ne pouvons pas l'être. Parfois je donnerais n'importe quoi au monde pour ne plus être relié par rien à cet univers d'hommes.
Lorsque le fils ou la fille d'un scientifique devient un scientifique, ils disent "Merveilleux ! Merveilleux !" Alors, pourquoi, au nom de Dieu, une mère serait-elle jalouse de voir sa fille devenir un écrivain à succès ?
T'en as plein, il leur vient une connerie, il faut qu'ils la disent. Quand ils peuvent l'écrire, ils l'écrivent. Et s'ils sont au pouvoir, ben, ils la font.
La plupart des parents ne se font aucun souci pour leur fille jusqu'au matin où elle n'est pas là pour le petit déjeuner. Et là c'est trop tard.
Les ignorants succombent dans n'importe quelles conditions, tandis que les sages, au contraire, qui savent comment travailler, progressent dans les pires épreuves.
Je vins dans les villes au temps du désordreQuand la famine y régnait.Je vins parmi les hommes au temps de l'émeuteEt je m'insurgeai avec eux.Ainsi se passa le tempsQui me fut donné sur terre.
Il y avait une fois - cela commence comme un conte - un julot et ses deux nanas. Le julot n'était pas Prince charmant et l'une des deux filles travaillait au bois de Boulogne, en voiture.
Rencontrer des athlètes sportifs qui sont les meilleurs au monde est un plaisir à ce jour.
Les gens qui cessent de croire en Dieu ou en tout ce qui incarne le bien continuent de croire au diable. Je ne sais pas pourquoi. Non, vraiment, je ne vois pas pourquoi. Le mal, c'est quelque chose de toujours possible. Et le bien, c'est quelque chose d'éternellement difficile.
La conscience n'est qu'un mot que les lâches utilisent, conçu au début pour garder les forts en admiration.
Je ressemble au pape Paul VI en vacances.
Tout ce que j'ai obtenu dans ma carrière je l'ai eu grâce au travail acharné.
Je ne mène pas un combat en particulier, mais j'essaie en revanche d'aider au maximum à mon niveau.
Je crois profondément que la musique, plus que toute autre forme d'art, peut nous emmener jusqu'au firmament.
Les assemblées politiques sont le dernier endroit au monde où il n'est pas éliminatoire d'appartenir au troisième et même au quatrième âge.
Baiser. Que de misères n'oublions-nous pas dans ces secondes de vertiges ! Et le châtiment, au sortit de ces enlacements, c'est le retour à la lucidité, le reflux du passé qui revient, de l'avenir qui se dessine.
Il n'y a qu'une façon, au fond, de s'accorder, c'est de penser librement.
Pour t'avoir guetté à toute heure,Je sais mon souvenir empire,Je sais mon magique pouvoirDe bannir au loin des ennuis
C'était la forêt qui regardait.Elle regardait cette ville insolente qui lui avait pris sa place au bord du fleuve, et trois milles d'arbres gigantesques. Tout Wood'stown était fait avec sa vie à elle.
On ne peut pas raconter le Mexique. On doit croire au Mexique. Avec passion, avec rage, avec un abandon total...
On peut assurément soutenir que le fait de donner raison au réel constitue le problème spécifique de la philosophie: en ce sens que c'est son affaire, mais aussi qu'elle n'est, en tant que telle, jamais tout à fait capable d'y faire face.
Je me suis dit que nous devions enfin vivre notre présent au lieu de nous projeter toujours dans l'avenir.
De tous temps, le mélange de l'idéologie et de la technocratie a abouti au pire. L'idéologie de la mondialisation heureuse associée à la technocratie d'organisations non-élues ne déroge pas à la règle.
Faire quelque chose sans effort est la chose la plus cool au monde.
Les femmes nous embarrasseraient bien si, au lieu d'une grande preuve d'amour, elles se contentaient de nous demander qu'une toute petite preuve d'amitié.
Au reste, il n'y a aucun vice qui nuise tant à la félicité des hommes que l'envie.
L'abeille va au soleilLe soleil brille dans le cielMaman est belleIl est quelle heure ?Maman voudrait des fleursJe l'aime de tout mon coeurMaman fait du bateauElle adore les cadeauxElle part dans le ventPour remonter le temps.
L'amour d'une épouse ressemble au devoir. Le devoir à la contrainte. La contrainte tue le désir.
Un seul arbitre au monde est incorruptible : celui que vous essayez d'acheter.
Les mots sans les pensées ne vont jamais au ciel.
Les entraîneurs entraînent au jeu, les meilleurs entraînent des hommes.
C'est en vain qu'au Parnasse un téméraire auteur,Pense de l'art des vers atteindre la hauteur,S'il ne sent point du ciel l'influence secrète,Si son astre en naissant ne l'a formé poète.
Je ne travaille pas avec l'inspiration. L'inspiration est pour les amateurs. Je me mets juste au travail.
Au fond, ma vie est tellement ennuyeuse, c'en est embarrassant.
Au lieu de pleurer lorsqu'une tragédie survient dans la vie d'un oiseau chanteur, il chante son chagrin. Je crois que nous pourrions bien suivre le modèle de nos amis à plumes.
Au lieu de mettre de l'huile sur le feu, n'est-il pas plus important de susciter la réflexion, de combattre les préjugés ?
J'aime mieux être ridicule aux courtisans que lourd au peuple.
Les vieilles histoires : elles ressemblent à des roses fanées qui s'effeuillent au moindre contact.
Il n'y a pas de bonheur pour nous. Nous ne devons que travailler : quant au bonheur, il appartient à notre lointaine progéniture.
En fait, au fond, toujours ceci : comme si j'étais comme mort.
La passion amoureuse est une manière d'entrer en résonance avec l'autre, corps et âme, et avec lui ou elle seuls. Nous sommes en deçà et au-delà de la philosophie.
J'aime les portraits intimes, j'aime l'émotion au cinéma, par exemple les films d'Almodovar sur les femmes. Ses portraits de femmes sont magnifiques. Les films de Xavier Dolan, comme Mommy (...). Et puis j'adore le cinéma d'un François Truffaut intimiste, délicat, [...] ► Lire la suite
Nul ne peut être au goût de tout le monde.
J'ai grandi à la campagne, au milieu d'hommes qui savaient faire quelques choses de leurs dix doigts. Changer une roue de voiture, bricoler dans la maison... Pour moi, c'était ça un homme.
Je n'ai pas pris de surdose de somnifères et appelé mon agent. Je n'ai pas été en prison, et je ne vais pas au psychiatre toutes les deux minutes. C'est un succès aujourd'hui
Je suis comme toutes celles et ceux nés en 1945, un enfant de la guerre [...] un enfant qui a dû sa naissance au Paris de l'Occupation.
Chacun des livres d'Aristote a détruit une partie de la science que la chrétienté avait accumulée tout au long des siècles.
L'amour-propre est ce qu'il y a au monde de plus inflexible.