Mon premier album est sorti en 1977. L'an prochain, j'aurai 67 ans. Quarante ans de carrière, ça va ! Il est temps de profiter de la vie. Grâce au public, j'ai pu m'acheter une jolie maison et de jolis sacs à main. Je veux maintenant profiter des années qui me restent avec mes chats.
C'est peut-être à cette époque qu'elle a appris à renoncer à son genre : mâles ou femelles, les gros sont soumis à une exclusion similaire. On a le droit de les mépriser. Et s'ils se plaignent des traitements qu'on leur [...] ► Lire la suite
Le succès se mesure au bonheur personnel.
Une femme qui passe toute la journée à laver, à cuisiner et à repasser ne veut pas aller au cinéma pour regarder un film sur une femme qui passe toute la journée à laver, cuisiner et repasser.
Un seul arbitre au monde est incorruptible : celui que vous essayez d'acheter.
La plupart des parents ne se font aucun souci pour leur fille jusqu'au matin où elle n'est pas là pour le petit déjeuner. Et là c'est trop tard.
Proportionner la jouissance à l'effort et l'assouvissement au besoin.
L'histoire se fait au fil des calendriers ; mais les histoires sont hors du temps.
L'imagination ne peut pas être au pouvoir, elle est même pas dans la rue.
Est-il possible de faire avec la multitude une collectivité d'hommes libres au lieu d'un rassemblement d'esclaves ?
La conscience n'est qu'un mot que les lâches utilisent, conçu au début pour garder les forts en admiration.
Tout le monde fait l'idiot au moins une fois dans la vie. Mais se marier, c'est le faire toute la vie.
Le signe doit tenir lieu de la chose en l'absence de celle-ci, la représenter au loin, à la fois détaché de la chose mais aussi suffisamment attaché pour ne renvoyer qu'à elle.
Je pense que la conception selon laquelle la femme a le devoir de mettre des enfants au monde se modifiera au cours du prochain siècle et fera place à du respect et de l'admiration pour celle qui, sans renâcler et sans faire de grandes phrases, prend de tels fardeaux sur ses épaules !
C'est un réseau sans issue, un vrai filet à poissons que je tends autour de lui, une robe au faste perfide.
Tel me chante au matin, qui me drape le soir ; lorsque l'ode a dit blanc, l'épigramme dit noir.
Ces vieux matelas en laine, une fois qu'ils sont creusés au centre... Il faut choisir : camper chacun sur la bordure, ou alors sombrer ensemble dans la fosse commune.
Si j'avais bien peint toute ma vie, jamais je n'aurais pu être heureux. Maintenant, il me semble que je suis au même stade que Goethe arrivant à Rome et s'exclamant : "Enfin, je vais naître !"
La passion amoureuse est une manière d'entrer en résonance avec l'autre, corps et âme, et avec lui ou elle seuls. Nous sommes en deçà et au-delà de la philosophie.
Maintenant, vous commencez à penser par vous-même au lieu de laisser les autres penser à votre place. C'est le début de la sagesse.
Rarement un renard se laisse prendre au filet.
Quoi qu'il arrive dans ma vie à partir de maintenant, je sais que le jour où je mourrai enfin - le dernier acte de mon scénario - les gens feront toujours référence au travail que j'ai fait avec Almodovar.
Aller au théâtre est très important : entendre des choses rares, belles, profondes, est très enrichissant. C'est la vie redessinée.
Botte - Souvent secrète au singulier ; au pluriel, on n'en fait plus guère mais on ne les en lèche pas moins.
Pleure tes morts après la bataille, disait le sergent Melton. Mais quand tu es au combat, combats !
L'homme est envoyé dans le monde pour accomplir son devoir même au prix de sa vie.
Rencontrer des athlètes sportifs qui sont les meilleurs au monde est un plaisir à ce jour.
Il y avait une forme d'aliénation, qui fait que, je le crois, il faut un minimum de liberté pour aimer. Et ma mère, en définitive, n'a aimer qu'une personne au monde et c'est mon père.
Au fond, ma vie est tellement ennuyeuse, c'en est embarrassant.
Ça m'a pris au moins deux ans avant de m'en remettre. Je m'en suis remis en regardant la situation différemment. Au lieu de me dire : "J'ai perdu ma mère", je me suis dit "Quelle chance j'ai eu d'avoir cette femme formidable dans ma vie !
L'abeille va au soleilLe soleil brille dans le cielMaman est belleIl est quelle heure ?Maman voudrait des fleursJe l'aime de tout mon coeurMaman fait du bateauElle adore les cadeauxElle part dans le ventPour remonter le temps.
Un écrivain - ou tout au moins un romancier - a souvent des rapports difficiles avec la parole.
Nu, je suis venu au monde, et, nu, je le quitterai.
Être aimé ne guérit pas, de rien, soulage peut-être, quand aimer nous porte tant, au contraire.
Nul au monde n'a puissance sur le jugement intérieur ; si l'on peut te forcer à dire en plein jour qu'il fait nuit , nulle puissance ne peut te forcer à le penser.
Martine : Pourquoi ne restez-vous pas au lit ? Don Juan : La dernière maîtresse y resterait aussi. Or c'est la prochaine que je préfère.
Les prières sont pour les hommes ce que sont les poupées pour les enfants. Elles ne manquent ni d'utilité, ni d'agrément, mais il est difficile de les prendre au sérieux.
Pour t'avoir guetté à toute heure,Je sais mon souvenir empire,Je sais mon magique pouvoirDe bannir au loin des ennuis
La procréation, bien trop importante pour qu'on l'abandonne au hasard des chromosomes, n'était plus l'affaire du corps.
J'ai eu du mal approcher le bonheur, le mien, avec cette putain d'envie que les autres aient le même au moins. Ce songe lointain. Bonheur humain où l'amour sera roi.
Si vous suivez votre penchant naturel, vous irez certainement au paradis.
Au pays des aveugles tous les borgnes sont sourds.
Lorsque le fils ou la fille d'un scientifique devient un scientifique, ils disent "Merveilleux ! Merveilleux !" Alors, pourquoi, au nom de Dieu, une mère serait-elle jalouse de voir sa fille devenir un écrivain à succès ?
Je suis comme toutes celles et ceux nés en 1945, un enfant de la guerre [...] un enfant qui a dû sa naissance au Paris de l'Occupation.
Si les chiens, au lieu de couiner tout le temps, pleuraient franchement, ils pisseraient moins souvent et seraient moins chiants.
Dans les bistrots, on ne buvait pas avec le patron, c'était la loi. On savait mépriser le chef. Tout cela a disparu, en même temps que l'amour du travail bien fait. Il n'y a plus de conscience ouvrière. Tout ce qui les intéresse, les gars d'aujourd'hui, c'est ressembler au chef.
Le grand attrait qui porte au célibat, c'est la liberté.
Tout ce que j'ai obtenu dans ma carrière je l'ai eu grâce au travail acharné.
Je n'ai pas pris de surdose de somnifères et appelé mon agent. Je n'ai pas été en prison, et je ne vais pas au psychiatre toutes les deux minutes. C'est un succès aujourd'hui
C'est millimétré, c'est au pied à coulisse que Van Bronckhorst a mis le ballon.