Je suis très sérieux au sujet de pas d'alcool, pas de drogue. La vie est trop belle.
L'âge n'est qu'un simulacre. Au plus profond de soi, il n'y a de vif et de vrai que son enfance et sa jeunesse.
On ne profite d'aucune leçon parce qu'on ne sait pas descendre jusqu'au général et qu'on se figure toujours se trouver en présence d'une expérience qui n'a pas de précédents dans le passé.
Quand on représente une cause (presque) perdue, il faut sonner de la trompette, sauter sur son cheval et tenter la dernière sortie, faute de quoi l'on meurt de vieillesse triste au fond de la forteresse oubliée que personne n'assiège plus car la vie s'en est allée ailleurs.
Il n'est pas nécessaire de méditer au nom de Jésus, de Bouddha ou de qui que ce soit. Il suffit de méditer, tout simplement. Méditer.
Quand votre jeune voisine sonne chez vous à minuit parce qu'elle a perdu sa clé, téléphonez-vous au serrurier d'abord ?
Je crois que si vous pensez au pire, il finit par arriver.
Je pense qu'en affaires, il faut apprendre à être patient. Peut-être que je ne suis pas très patient moi-même. Mais je pense que ce que j'ai appris le plus, c'est d'être capable d'attendre quelque chose et de l'obtenir au bon moment.
Je ne vais pas au soleil, je m'ennuie. J'aime le regarder, mais faire le rôti un quart d'heure par livre, ça ne m'intéresse pas !
J'ai rêvé parfois d'élaborer un système de connaissance humaine basé sur l'érotique, une théorie du contact, où le mystère et la dignité d'autrui consisteraient précisément à offrir au Moi ce point d'appui d'un autre monde.
Je n'comprendrais jamais pourquoi Kate est morte alors que, nous, nous sommes en vie. Je suppose qu'il ne faut pas chercher d'explications. La mort, c'est la mort. C'est aussi simple que ça. Il y a longtemps, je croyais que j'avais [...] ► Lire la suite
J'arrive au temps des échéances. J'ai dépensé ma vie qui n'est jamais qu'un prêt et qu'il faut rendre à la mort usurière.
Oter l'espoir au vice, c'est donner des armes à la vertu.
Les seules personnes qui devraient gouverner sont celles qui s'intéressent plus aux gens qu'au pouvoir.
Autrefois, quand on était las et dégoûté du monde, on entrait au couvent ; et lorsqu'on avait du bon sens, on y restait. Aujourd'hui, quand on est las et dégoûté du monde, on entre dans la révolution, et lorsqu'on est intelligent, on en sort.
Un touriste se reconnaît au premier coup d'oeil. C'est un individu habillé d'une manière telle que, s'il se trouvait dans son propre pays, il se retournerait dans la rue en se voyant passer.
Moi j'y crois au Père Noël. J'y crois aussi, je crois à un jour par an où nous donnons à tout le monde pour le plaisir de donner en sachant que ce n'est pas nous qui serons remerciés ce sera le Père Noël. C'est cela qui est merveilleux, on n'a pas à remercier personne...
Les juges sont eux-mêmes exposés à tous les déséquilibres... Soumis au pouvoir exécutif, ils réduiraient la justice à être une auxiliaire de la police ; dressés contre lui ; ils transformeraient la séparation des pouvoirs en conflit des pouvoirs...
Regardons les choses en face, un merveilleux gâteau au chocolat peut faire beaucoup pour les gens. Ca marche pour moi.
Ce n'est pas tellement un problème de reconnaissance du chanteur. Au bout de cinquante ans de carrière, je n'en suis plus là. C'est plutôt le manque de reconnaissance à l'homme qui me chagrine.
Le mariage n'existe pas au Paradis. Sans doute pour éviter de troubler la félicité des lieux.
Le jour où vos chiffres sortiront au loto, ce sera la seule fois où vous ne les aurez pas joués.
Quand les lois sont obscures, les juges se trouvent naturellement au-dessus d'elles, en les interprétant comme ils veulent.
Au soir de la vie, il n'y a pas de plus grand bonheur que d'avoir aimé le Christ.
Au-dessus de la matière, il y a la pensée ; au-dessus de la pensée, il y a l'idéal.
Il y a des gens qui préfèrent au succès la satisfaction qu'ils trouvent en eux-mêmes.
Celui qui donne un conseil ne fait que céder au plaisir de faire une confidence.
Par l'amour, il peut arriver qu'on livre et reçoive quelque chose d'essentiel, qu'on sente s'épanouir ce qui pouvait sommeiller de meilleur au fond de soi...
Dieu est si bon qu'il affaiblit notre vue au fur et à mesure que se creusent nos rides.
Tu regardes la télé parce que tu t'emmerdes. Tu vas au cinéma parce que tu cherches quelque chose.
Le sentiment de pouvoir du père traditionnel est lié au fait que la maisonnée dépend financièrement de lui. Si sa femme s'arrondit, c'est son pouvoir qui s'agrandit.
L'inconvénient avec le mot union, c'est que quand vous le mettez au pluriel, ça fait des unions...
Car le monde quand il vacille, ne tient qu'au fil des filles gentilles.
La beauté n'a qu'un type, la laideur en a mille. Le sublime accolé au sublime peine à faire contraste, et il faut faire une pause pour tout, même pour la beauté. La salamandre fait ressortir l'ondine ; le gnome rend plus beau l'éphèbe.
- Bon d'accord, elle peut rester, mais toi tu pars. - Pourquoi moi ? - Au revoir !
Ne fais jamais commerce qu'au comptant, car le crédit fait naître la brouille et rompt les relations.
On peut discuter des limites du beau, mais le chant du rossignol s'imite très bien au moyen d'un bouchon frotté contre un verre.
Dommage que pour aller au paradis, il faille le faire en corbillard !
L'art est au-dessus des petits scrupules et de l'insignifiance populaire.
Les questions restant sans réponses au cinéma sont celles qui ont le plus d'effets sur nous.
Au printemps de quoi rêvais-tu ?Vieux monde clos comme une orangeFaites que quelque chose changeEt l'on croisait des inconnusRiant aux anges, au printemps de quoi rêvais-tu ?
Au milieu de la route, la tortue ne regarde pas sa bosse de bossue.
Celui qui fait de la guerre son métier ne peut être que vicieux. La guerre fait des voleurs, et la paix les conduit au gibet.
Vous ne pouvez avoir de l'amitié pour quelqu'un qui n'a pas d'amitié pour vous. Ou elle est partagée, ou elle n'est pas. Tandis que l'amour semble au contraire se nourrir du malheur de n'être pas partagé. L'amour malheureux, c'est le ressort principal de la tragédie et du roman.
La justice est si sacrée, elle semble si nécessaire aux succès des affaires, que ceux-mêmes qui la foulent au pied prétendent n'agir que d'après ses principes.
Un homme ne comprend pas un livre profond avant d'avoir vu et vécu au moins une partie de ce qu'il contient.
Pour ceux qui ont cru au ciel, souvent la terre est trop petite.
Nos parents ne nous donnent pas plus que les animaux à leurs petits. Ils nous mettent au monde avec leur péché et ils ne s'inquiètent guère de notre rédemption.
Les modifications se créent d'elles-mêmes au fur et à mesure que nous vivons et que nous pénétrons au coeur des choses.
Face au chômage, la solution de la sagesse, c'est que les travailleurs travaillent moins.