Quand on représente une cause (presque) perdue, il faut sonner de la trompette, sauter sur son cheval et tenter la dernière sortie, faute de quoi l'on meurt de vieillesse triste au fond de la forteresse oubliée que personne n'assiège plus car la vie s'en est allée ailleurs.
Faire simple, ce n'est pas faire médiocre, ou même banal, c'est au contraire avoir le respect des français... être exemplaire.
C'est un fait que nous sommes de faibles créatures, mais aussi qu'il existe une force créatrice. Vouloir le nier, c'est de la sottise. Celui qui croit à quelque chose de faux est encore au-dessus de celui qui ne croit en rien.
Si je devais faire un cadeau à la génération suivante, je lui apprendrais à ne pas se prendre au sérieux.
La nature n'abandonne personne au point de lui ôter tout moyen d'autodéfense.
C'est en plein tintamarre qu'il faut prêter l'oreille au chuchotement imperceptible de Dieu.
Nous ne pouvons ajouter au langage impunément le mot qui dépasse les mots, le mot Dieu ; dès l'instant où nous le faisons, ce mot se dépassant lui-même détruit vertigineusement ses limites.
Si l'on pense, on ose critiquer au lieu d'obéir ; l'indépendance de l'esprit devient un crime.
Il y a des limites sévères au bien que le gouvernement peut faire pour l'économie, mais il n'y a presque aucune limite au mal qu'il peut faire.
Tout au vainqueur, rien au donneur !
La publicité reste l'art de vendre quelque chose au client de la maison de publicité.
Oter l'espoir au vice, c'est donner des armes à la vertu.
Il ne suffit pas au modèle d'être exemplaire, il faut que nous en soyons saisis ; alors il prend valeur apostolique.
Personne ne nous impose de savoir. Il le faut, un point c'est tout, fût-ce au prix de mal comprendre.
Le bâton au milieu est celui qui est le plus tordu.
Au lieu de regarder le passé, je me mets en avant vingt ans et j'essaie de regarder ce que je dois faire maintenant pour y arriver.
Créer n'est pas un jeu quelque peu frivole. Le créateur s'est engagé dans une aventure effrayante, qui est d'assumer soi-même, jusqu'au bout, les périls risqués par ses créatures.
Je mets Dieu au pluriel, pour m'assurer de sa fragmentation. Je le mets aussi en mots. Il est ce qui en moi ne saurait se contenter du peu que je suis.
On demande volontiers au polyglotte : "En quelle langue pensez-vous ?" Je lui pose plutôt cette question : "En quelle langue souffrez-vous ?" Celle-là, c'est la vraie, la maternelle.
Tu es un être humain doué d'un libre arbitre. Ce qui te place au-dessus du niveau des animaux. Mais si tu traverses la vie sans pitié et sans compassion pour ton semblable, tu es comme un animal.
La colère est un acide qui peut faire plus de mal au récipient dans lequel il est stocké qu'à tout ce sur quoi il est versé.
L'amour est un partage singulier d'égoïsmes au pluriel.
Rien ne communique plus de courage au peureux que la peur d'autrui.
Quand les sages sont au bout de leur sagesse, il convient d'écouter les enfants.
Les premiers de classe qui se prennent au sérieux sont des cancres qui s'ignorent.
L'âge n'est qu'un simulacre. Au plus profond de soi, il n'y a de vif et de vrai que son enfance et sa jeunesse.
Le plaisir d'un texte, le ravissement d'une interprétation ne sont pas liés au prix du livre ou de la chaine hi-fi.
Les haines de races ne sont jamais au fond, que des haines de places.
L'homosexualité est la solution la plus réaliste au problème de la surpopulation mondiale.
Merci ma mère ! Grâce à vous, je suis celui qui marche, une vipère au poing.
Qui sait aimer et s'occuper est au dessus de tout.
Il n'y a rien de meilleur au monde que ces amitiés merveilleuses que Dieu éveille et qui sont comme le reflet de la gratuité et de la générosité de son amour.
Les chemins tortueux ont au moins l'avantage de te garder éveillé.
C'est un fait que les morts les plus chers, au bout de quelques mois, seraient, s'ils revenaient, des intrus dans l'existence des vivants.
Celui qui donne un conseil ne fait que céder au plaisir de faire une confidence.
Au moment où vous arrêterez de vous inquiéter de ce qui va se passer, vous commencerez à profiter de ce qui se passe.
Le salariat est une forme nouvelle de l'esclavage. La mine doit être au mineur, comme la mer est au pêcheur, comme la terre est au paysan... Entendez-vous ! la mine vous appartient, à vous tous qui, depuis un siècle, l'avez payée de tant de sang et de misère !
Souvenez-vous, si vous avez un jour besoin que l'on vous tende la main, que vous en avez une au bout de votre propre bras. En vieillissant, souvenez-vous que vous en avez une seconde: la première sert a s'aider soi-même et la seconde à aider les autres.
Le mieux dans la vie, ce sont les passions qu'on peut pousser jusqu'au bout de ses ambitions.
Le mariage n'existe pas au Paradis. Sans doute pour éviter de troubler la félicité des lieux.
Dieu est le possible qui réside au-delà de l'actuel. Dieu n'existe pas. Dieu est une création car l'éternité ne suffit pas.
Rien ne suscite autant l'amour de la littérature que d'apprendre que l'écrivain a été fourré au gnouf pour avoir réveillé la libido de millions d'individus...
Au poète trop épris de lui qui manie le revolver et la fronde Rendons le verbe pour le verbe A la fois matière et pensée A la fois granit et temple.
Je crois au pouvoir des femmes. En tant que nourricieres, nous avons une capacité unique à prendre soin et à partager et à rendre le monde meilleur.
Inspirer l'amour est la plus grande ambition d'une femme, croyez-moi. C'est la seule chose dont les femmes se soucient et il n'y a pas de femme si fière qu'elle ne se réjouisse au fond de ses conquêtes.
Qui a peur des feuilles n'aille pas au bois
Les sacs à main des femmes étaient sans doute les seuls objets qui avaient résisté, au cours des âges, aux perfectionnements mécaniques.
Prête l'oreille à tous, mais tes paroles au petit nombre.
On peut choisir son régiment, mais partout il faut marcher au pas.
Et je l'aimais comme j'aime ce sonAu creux duquel rajeunirait le monde,Ce son qui réunit quand les mots divisent,Ce beau commencement quand tout finit.