L'obligation au bonheur est totalitaire, et c'est la tyrannie de l'époque.
Le jeûne préserve de l'enfer tel un bouclier au combat.
Mademoiselle ! Je t'aime encoreJ'aime la passion au fond de nousTu es l'astre qui luit dans mon corpsQuand je pense à toi, je te dis Vous.
Nous sommes au futur. Voici demain qui règne aujourd'hui sur la terre.
Alors moi je ris doucement,Comme on rit aux enterrements,En me disant qu'au fond mourir,C'est ne plus s'arrêter de rire.
Tu dois vivre dans le présent, te lancer au-devant de chaque vague, trouver ton éternité à chaque instant.
Nous avons beau enfler nos conceptions au-delà des espaces imaginables, nous n'enfantons que des atomes, au prix de la réalité des choses.
La démocratie, cela ne consiste pas à s'unir, comme l'annoncent sans cesse les conservateurs attardés. C'est au contraire l'art de se diviser.
Ce n'est pas toujours au même l'assiette au beurre.
Je ressens un besoin sans fin d'apprendre, d'améliorer, d'évoluer, non seulement pour plaire au coach et aux fans, mais aussi pour me sentir satisfait de moi.
Au pays du rêve, nul n'est interdit de séjour.
On lit comme on aime, on entre en lecture comme on tombe amoureux : par espérance, par impatience. Sous l'effet d'un désir, sous l'erreur invincible d'un tel désir : trouver le sommeil dans un seul corps, toucher au silence dans une seule phrase.
La place du père dans la famille urbaine moderne est restreinte, particulièrement si ce dernier joue au golf.
L'avenir ressemble à une femme enceinte ; qui sait ce qu'elle mettra au jour ?
A supposer qu'une femme déclare son amour à un homme au cours des cinq actes d'une pièce, celle-ci n'est monotone que s'il s'agit du même homme.
Ceux qui semblent voués au mal, peut-être étaient-ils élus avant les autres, et la profondeur de leur chute donne la mesure de leur vocation.
Trois choses ne s'obtiennent pas grâce aux trois autres : la richesse grâce au désir, la jeunesse grâce au fard, la santé grâce aux médicaments.
Penser longtemps le texte au lieu de pouvoir l'écrire est le meilleur des tamis.
Je tiens à exprimer ma tristesse pour les attentats terroristes qui ont ensanglanté la France, tard vendredi, faisant de nombreuses victimes. J'adresse l'expression de ma souffrance, mes condoléances au président de la République française et à tous les citoyens. Je [...] ► Lire la suite
La médecine doit avoir le dernier mot et lutter jusqu'au bout pour empêcher que la volonté de Dieu soit faite.
Au bout de la corde, la tente ; au bout de l'homme, la trace.
Au premier mariage, on cherche la perfection, au second on cherche la vérité.
Dans la vie, il faut partager. Au plus qu'on donne, au plus qu'on reçoit...
Elle est le phare qui me ramène au port.
Il y a de ces hasards cachés de par le monde qui font des signes étoilés au bout de notre espoir. Et la plupart du temps, à l'heure où l'on s'y attend le moins.
Pour bien écrire le mot amour, il y faudrait plus d'encre qu'il n'y en a au monde.
L'héroïsme, c'est comme le soufflé au fromage : ça ne supporte pas d'attendre.
C'est seulement par la connaissance des gouffres que l'on peut atteindre la vérité et par l'exploration des marges et de la nuit que l'on peut atteindre au mythe.
Celui qui a pitié du pauvre prête au Seigneur à intérêt, et il lui rendra ce qu'il lui aura prêté.
Celui qui doit baiser quelqu'un au derrière, à retarder ne gagne rien.
Ce fut le moment le plus héroïque de toute ma vie. Au moins jusqu'à cet instant.
Reine des anges au pécheur indulgente, Tournez vos yeux, maternelle régente, Vers vos enfants.
On perd tout sens de la mesure quand on pénètre dans cette étrange arène journalistique où la victoire revient toujours au plus braillard.
On a dit que la révolution n'avait pas besoin de l'art mais que l'art avait besoin de la révolution. Ce n'est pas exact. Oui, la révolution a besoin d'un art révolutionnaire. L'art n'est pas pour le révolutionnaire ce qu'il était [...] ► Lire la suite
Je suis vivant, bien portant et indifférent aux rumeurs sur ma mort. Mais si j'étais mort, je serais le dernier au courant !
L'art est d'arriver au rendez-vous juste à temps pour s'indigner du retard de l'autre.
La vie est courte ; c'est la consolation des misérables et la douleur des gens heureux ; et tout viendra au même but.
Voilà comment sont les yeux des anges, ils peuvent voir jusqu'au fond du coeur.
La peau et la chair nous exposent autant au regard de l'autre qu'au contact et à la violence.
Si tonnerre au mois d'avril, cercle bonbonnes et barriques.
Au jugement dernier, on te demandera : "Quels sont tes actes ?" et non : "Qu'est-ce que tu bois ?"
Ce n'est pas la mort qui nous prend ceux que nous aimons ; elle nous les garde au contraire et les fixe dans leur jeunesse adorable : la mort est le sel de notre amour ; c'est la vie qui dissout l'amour.
Dieu a établi l'âme dans la libre détermination d'elle-même, en sorte qu'il ne veut rien lui imposer au-dessus de sa libre volonté, ni exiger d'elle quelque chose qu'elle ne veut pas.
On ne croit plus au Prince Charmant. On s'assume. On sait bien qu'on ne pourra pas tout trouver dans un seul homme.
Les biens essentiels sont l'ensemble des biens nécessaires à chaque personne pour pouvoir choisir librement son temps, pour avoir accès au "bon temps".
Il faudrait d'abord étudier comment la colonisation travaille à déciviliser le colonisateur, à l'abrutir au sens propre du mot, à le dégrader.
L'attachement aux vues est le plus grand obstacle au chemin spirituel.
Le tennis c'est comme le ping-pong, sauf qu'au tennis, les joueurs sont debout sur la table.
Il y a à parier que toute idée publique, toute convention reçue, est une sottise, car elle a convenu au plus grand nombre.
Le vase donne une forme au vide, et la musique au silence.