Ce drame au-dedans de nous, qui ne comporte pas de cris, ne crée-t-il pas le climat même de la poésie ?
On est bien forcé de croire au doigt de Dieu quand on voit comme il se le met dans l'oeil.
Suicide : monter au ciel par une corde de pendu.
Pour être humain faut-il absolument ressembler au reste de la terre ?
Ce que je reproche à la religion catholique, c'est l'importance qu'elle accorde au sexe.
Je crois au rose. Je crois que rire est le meilleur exercice possible. Je crois qu'il faut s'embrasser, s'embrasser beaucoup. Je crois qu'il faut rester fort quand tout semble aller mal. Je crois que les filles heureuses sont les plus belles. Je crois que demain est un autre jour et que les miracles existent.
La queue de cheval de Betty est iconique et au-dessus de tout reproche.
Au cours des quatre dernières années, nous avons eu un président qui a exprimé clairement son mépris de notre démocratie, de la Constitution, de l'Etat de droit dans tout ce qu'il a fait. Donald Trump n'est pas au-dessus des lois.
On fait comme si la fraternité devait rester un bel idéal de fronton, alors qu'elle devrait être au coeur de notre projet de civilisation.
Si tu te trompes de chapeau, assure-toi au moins qu'il te va.
L'oeil n'aime pas ce qui est au-dessus de lui.
La conversation générale la plus bruyante tombe toujours au moment précis où l'on allait profiter du brouhaha pour dire à sa voisine quelque chose de confidentiel.
Quand on aime vraiment, ne doit-on pas tout sacrifier au bonheur de l'être aimé.
Traçons le vrai portrait de Paris : au nord, le mont Martre ; au sud le mont Parnasse, entre les deux la Seine, et sur la Seine, la piscine Deligny.
Depuis que toutes les chaînes se livrent cette bataille pour l'audimat, parler de l'intelligence à la télévision, c'est comme si l'on distribuait des guides gastronomiques au Sahel.
Toute une histoire d'amour se retrouve dans les yeux. Au début c'est l'amour au premier regard, puis des étoiles dans les yeux apparaissent... et ça se finit toujours par des larmes.
Au nom de qui, au nom de quoi Verser le sang d'un innocent. Au nom de qui, au nom de quoi Vouloir du mal à un enfant.
Au début, on croit mourir à chaque blessure. On met un point d'honneur à souffrir tout son soûl. Et puis on s'habitue à endurer n'importe quoi et à survivre à tout prix.
Un homme va au Savoir comme il part pour la guerre. Bien réveillé, avec de la peur, du respect et une assurance absolue.
On me donna la méthode de Le Carpentier. Au bout d'un mois, j'étais arrivé à la fin de la méthode ! On ne pouvait faire travailler le piano à un marmot de cette espèce, et je criais comme un perdu [...] ► Lire la suite
S'il est un chagrin dans ce monde qui ne peut être soulagé, c'est le poids au coeur de l'indicible.
Nous ne sentons le prix de nos amis qu'au moment où nous sommes menacés de les perdre. Nous sommes même assez insensés quand tout va bien pour croire que nous pouvons impunément nous éloigner d'eux.
Il faut vivre vieux, et même très vieux, et même excessivement vieux. Ainsi on a eu le plaisir, au fil des années, d'enterrer les gens qui se moquent de vous.
Ah ! Si tout le jour je me sentais aussi bien qu'au sortir du bain
Le clown érige l'imbécillité au rang d'art. Il vous invite à faire ce que vous voulez, comme vous le voulez, à la seule condition que ça plaise au public.
L'homme qui réclame la liberté, c'est au bonheur qu'il pense.
L'esclave a sa vanité, il ne veut obéir qu'au plus grand des despotes.
Chacun a horreur de son propre visage. On ne regarde jamais sa vérité en face qu'au prix d'une certaine gêne.
Le tact, c'est le bon goût appliqué au maintien et à la conduite ; le bon ton, c'est le bon goût appliqué aux discours et à la conversation.
Nous pouvions presque tout mettre en commun parce que nous n'avions rien au départ. Il suffisait que je consente à vivre ce que je vivais, à aimer plus que tout ton regard, ta voix, ton odeur, tes doigts fuselés, ta façon d'habiter ton corps pour que tout l'avenir s'offre à nous.
Au pays des cyclopes, les borgnes sont aveugles.
Il en faut que quelques grelots ajoutés au bonnet de la liberté pour en faire le bonnet de la folie.
Se coucher tôt et être matinal au travail est une bonne chose.
Au revoir Beni.
Une chose en tout cas est certaine : c'est que l'homme n'est pas le plus vieux problème ni le plus constant qui se soit posé au savoir humain.
Ah ! Que ne suis-je riche, pour venir en aide au pauvre que je suis !
La ressemblance n'est pas propice à la domination de l'Un sur l'Autre. Au contraire, elle incite plutôt à la paix des sexes.
Aller au bout de soi-même, c'est toujours ce que j'ai voulu.
Le bon sens est la denrée la plus largement partagée au monde, car tout homme est convaincu d'en être bien pourvu.
Pour beaucoup de Français, j'étais, sans doute possible, du nombre de ceux qui avaient déboulonné la statue de François Mitterrand au soir de sa vie, alors que ce n'était pas mon objectif. Une Jeunesse française avait pour ambition de décrire [...] ► Lire la suite
La vertu, immuable, ne quitte pas l'homme avec la mort, elle retourne au nourrisson.
Un homme d'un certain âge, c'est un homme qui, au restaurant, fait plus attention aux plats qu'aux servantes.
Au lieu de vouloir corriger les hommes de certains travers insupportables à la société, il aurait fallu corriger la faiblesse de ceux qui les souffrent.
Le roman offre d'immenses possibilités : les lois romanesques ne sont ni morales comme dans la vie, ni rationnelles comme au théâtre ; elles sont purement esthétiques.
L'esprit est à peu près, à l'intelligence vraie, ce qu'est le vinaigre au vin solide et de bon cru : breuvage des cerveaux stériles et des estomacs maladifs.
Entouré d'un univers de choses tangibles et visibles : les animaux, les végétaux, les astres, l'homme, de tout temps, perçoit qu'au plus profond de ces êtres et de ces choses réside quelque chose de puissant qu'il ne peut décrire, et qui les anime.
L'amour est insaisissable. C'est un vide intérieur qui se comble. La beauté retrouvée grâce au regard d'un autre. C'est vivre au présent, pour l'avenir, en brûlant le passé. C'est la seule façon de se sentir vivant.
La capacité humaine à supporter les épreuves ressemble au bambou ; beaucoup plus souple qu'on ne le croirait jamais à première vue.
La cohérence ne convient qu'au ridicule.
Un conseil : Ne buvez pas au volant, vous pourriez en renverser !