Le bien et le mal attendent l'homme au sortir de l'enfance : celui qui choisit le mal est en fuite de l'homme et celui qui choisit le bien est sur le chemin de sa libération !
Lorsque vous commencez un travail d'importance, vous ne pouvez espérer le finir de suite : c'est la raison pour laquelle il ne faut laisser personne vous forcer à vous hâter ou vous décourager tant que vous n'êtes pas allés au bout de votre tâche.
Presque tous les plaisirs de l'imagination et du sentiment tiennent au souvenir. Ce qui revient à dire qu'ils appartiennent plus au passé qu'au présent.
La langue laissée au panthéon des écritures et des politiques est une langue morte.
La solitude est la plus terrible des souffrances qui puisse éprouver l'homme au cours de sa vie.
Si vous venez d'Espagne, vous devez jouer au football.
Rien ne communique plus de courage au peureux que la peur d'autrui.
Au royaume des petits caractères, les microscopes sont rois. Et nous vivons, condamnés à la myopie par la loi, dans une société de notes de bas de page.
Les héritiers des milliardaires versent peu de larmes. Ceux qui sanglotent au fond des nefs, près du bénitier, ne sont pas de la famille... c'est pour cela qu'ils pleurent.
Le secret des grandes batailles consiste à savoir se déployer et se concentrer au bon moment.
"La misère ne s'empreint pas seulement sur les vêtements ; elle s'empreint sur la beauté. Cela se mêle au point qu'on pourrait dire que le vêtement devient maigre et le visage pauvre."
Tout ce que vous employez au-delà des besoins et des bienséances de votre état est une inhumanité et un vol que vous faites aux pauvres.
Comme il y a des fièvres qui viennent et partent au rythme du voyage, il y a des paroles et des pensées qui jugent et condamnent au rythme de la vie.
Croire en l'au-delà, ça ne suffit pas. Il faut croire aussi en la vie.
Les citations sont à la lecture ce que les bandes annonces sont au cinéma...
L'art, une bien belle chose, mais que change-t-elle au monde, sinon la couleur de sa misère ?
On devrait couler au fond de la mer, probablement, et vivre seul avec ses paroles.
On demande volontiers au polyglotte : "En quelle langue pensez-vous ?" Je lui pose plutôt cette question : "En quelle langue souffrez-vous ?" Celle-là, c'est la vraie, la maternelle.
Désir. C'est que les hommes traînent en venant au monde et remportent en mourant. C'est pourquoi ils ne sont jamais contents.
La psychanalyse. Cette science qui donne au patient la fausse impression qu'il peut se passer de la confession.
On va au théâtre pour voir et savoir, pour sentir et ressentir. On se met en état d'attente, dans l'espoir d'attendre ou de comprendre quelque chose que l'on n'a pas su comprendre jusqu'alors.
Aimer, ce n'est pas s'installer une fois pour toutes au sommet de ses certitudes. C'est douter toujours, trembler toujours. Et puis, demeurer vigilant pour éviter que le poison mortel de l'habitude ne s'insinue et nous tue, ou pire : nous anesthésie.
Au moment où vous arrêterez de vous inquiéter de ce qui va se passer, vous commencerez à profiter de ce qui se passe.
La véritable nature d'un individu ne se manifeste jamais aussi clairement qu'au moment où il subit une vexation, un outrage ou une offense.
Et je l'aimais comme j'aime ce sonAu creux duquel rajeunirait le monde,Ce son qui réunit quand les mots divisent,Ce beau commencement quand tout finit.
Chirac : voila un monsieur affublé d'un sourire à faire passer son hoquet au yéti.
Faire simple, ce n'est pas faire médiocre, ou même banal, c'est au contraire avoir le respect des français... être exemplaire.
Si je devais faire un cadeau à la génération suivante, je lui apprendrais à ne pas se prendre au sérieux.
Il faut compter au nombre des plus grandes découvertes faites tout récemment par la raison humaine l'art de juger les livres sans les avoir lus.
Peur, curieux comme ce mot revient souvent dans les confidences des hommes quand ils se racontent au lieu de plastronner.
Quand l'amour tarde, il monte au nez.
La liberté naturelle consiste dans le droit de faire tout ce qui ne nuit pas au droit d'autrui.
La science naît au moment où la société décide de dominer son monde ou de le reconstruire.
Ne faites pas rire au point de prêter à rire.
Le XXè siècle a été celui des guerres conduites au nom d'idéologies mortes. Restent à inventer les institutions qui feront vivre la liberté.
Etre femme, c'est justement servir à faire passer le temps. Donner au père le fils qui lui assure l'éternité.
Aller au théâtre est une habitude essentielle pour le développement de l'esprit.
Au galop ! Jouir, vivre ! Nous sommes mortels !
Les villes et les nations les plus attachées au culte divin ont toujours été les plus durables et les plus sages.
Les gens de ma génération, en particulier ceux qui étaient enfants pendant la guerre, ont développé un rapport méfiant aux humains. Moi aussi, pendant la guerre, j'ai préféré la compagnie des objets et des animaux. Les humains sont imprévisibles. Un [...] ► Lire la suite
Le coeur a beau mentir, la blessure est au fond.
Au fond, c'est une jouissance que d'attendre l'épouvante.
Tout le monde fait des bêtises. Le fin du fin, c'est de les faire au moment où personne ne regarde.
On peut choisir son régiment, mais partout il faut marcher au pas.
La vérité attend au bout de soi. Et aller au bout de soi, c'est aimer et comprendre.
Que redoute-t-on quand un homme fixe sa vie avant d'avoir "mené la vie de garçon" ? On craint que la solidité du mariage ne résiste pas au déchaînement subit de l'instinct viril. Juste crainte, mais qui n'est pas moins fondée pour la femme.
Ce n'est pas la taille de l'armée mais le pouvoir au sein de l'armée.
Il n'y a point au monde un si pénible métier que celui de se faire un grand nom : la vie s'achève que l'on a à peine ébauché son ouvrage.
On ne pourrait trouver mieux qu'un travail physique harassant comme dérivatif à un souci personnel. C'est un excellent antidote au repliement sur soi.
Beaucoup de pourquoi au malheur, pas de pourquoi au bonheur.