Une parole, avant de se couvrir de mots, doit séjourner, en mammifère douloureux, au fond d'un ventre : elle en acquiert le droit d'avoir un sens, d'avoir un son, d'avoir un sang.
Nous voilà au fond du paradoxe de l'acculturation. Comment se faire admettre d'un peuple sans adopter sa mentalité ? Mais si vous adoptez cette mentalité, au nom de quoi pourriez-vous le convertir à vos idées ? N'est-il pas autorisé à [...] â–º Lire la suite