Mais je ne pense pas au futur, ni au passé, je me régale de l'instant. C'est le secret du bonheur, mais seulement atteint maintenant à l'âge mûr.
Le sentiment qui ne s'accompagne pas de discernement est une boisson fadasse, c'est un fait, mais le discernement que ne tempère pas le sentiment constitue une bouchée trop amère et trop sèche pour que l'homme parvienne à l'avaler.
A vouloir balancer trop loin le crapaud, on finit par le jeter dans le bonheur d'une mare.
Les biens de la fortune encore faut-il avoir du sentiment pour les savourer. C'est jouir, non le posséder, qui nous rend heureux.
La nécessité de rechercher le véritable bonheur est le fondement de notre liberté.
La culpabilité n'est, après tout, qu'un sentiment de compassion à l'égard de la détresse et du malheur que l'on a causés.
Le courage est un muscle comme les autres : il faut l'exercer de temps en temps pour ne pas en perdre l'usage.
A vingt ans, la rupture entre le plein et le vide est brutale. On ne sait pas se prévenir de la souffrance. Le bonheur qui nous arrive, on le croit éternel. Puis un jour on s'aperçoit que l'un et l'autre se remplace : la souffrance, le bonheur.
Perdre son temps avec soi-même est aussi une manière de s'aimer.
L'ouvrage le plus plat a, chez les courtisans,De tout temps rencontré de zélés partisans ;Et, pour finir enfin par un trait de satire,Un sot trouve toujours un plus sot qui l'admire.
Je suis arrivé au cinéma par hasard. J'en ai gardé un sentiment d'imposture.
Peu d'hommes ont la vertu de résister au plus offrant.
C'est le temps passé dans les salles d'attente qui fait des malades des patients.
Emmanuel Macron ne peut pas promettre pour demain le contraire de ce qu'il a fait pendant 5 ans.
La science des occasions et des temps est la principale partie des affaires.
On peut brusquement se retrouver là où on aurait jamais cru finir. Parfois c'est agréable parfois ça demande un temps d'adaptation. On sait que de toute façon il faut faire avec et qu'il y a toujours quelque chose à prendre. [...] ► Lire la suite
Ceux qui agissent ont la chance de pouvoir être ce qu'ils font : ils plongent ainsi dans le temps qui est à la fois leur vie et leur élément.
Le temps n'est pas une courbe lisse mais une série de cahots, de bonds et de pauses.
Ne peut rien pour le bonheur d'autrui celui qui ne sait être heureux lui-même.
Des gens se mêlent de nos vies pour nous empêcher au travail, pour nous empêcher à l'amour, pour nous empêcher au bonheur et même à nos droits.
L'éternité n'est pas du temps allongé, c'est l'absence de temps.
Il n'y a pas qu'un jour, demain aussi le soleil brillera.
Il ne sert à rien de fuir le bonheur sous prétexte qu'il peut finir un jour.
La femme, qui, à toutes les époques, eut la vertu fâcheuse de rendre bavards les imbéciles, renferme de bons éléments qu'un délicat parfois utilise pour se faire à soi-même une belle illusion. Toutefois, elle fait un divertissement qui peut nuire à notre concentration et compromettre les expériences que nous voulons tenter.
La patience est la vertu des mendiants.
Dans la vie de l'esprit comme dans la vie pratique, celui dont les connaissances tiennent progresse toujours et réussit. Celui, au contraire, piétine qui perd son temps à réapprendre ce qu'il a oublié.
Le vrai bonheur coûte peu ; s'il est cher, il n'est pas d'une bonne espèce.
Le symbole est au sentiment ce que l'allégorie est à la pensée.
L'urgent, c'est le pressant avenir immédiat, le futur en train de se faire au présent.
Le christianisme fut, en un sens, favorable au monde du travail. Il valorisa le travail, aux dépens de la jouissance. Sans doute, il fit du paradis le royaume de la satisfaction immédiate - en même temps qu'éternelle... Mais il en fit pour commencer le dernier résultat d'un effort.
Quand vous dites aux gens que le bonheur est une question simple, ils vous en veulent toujours.