Le monde change, bien sûr, mais un de ses traits ne varie pas: tant qu'il y aura des hommes, ils aspireront à autre chose.
Quand on est enfant, on n'a pas de mains, on a des menottes, alors on est très attaché à ses parents.
Un médecin qui se vante de ses succès devrait changer de métier.
Jamais on n'aimera celui qu'on a mis en nourrice comme celui qu'on a nourri sous ses yeux.
Le dévouement a cela d'affreux dans ses suites, qu'il ne sert ordinairement ni à celui qui l'a offert, ni à celui qui l'a reçu.
Le bourgeois n'a d'autre rêve que de posséder alors que l'artiste n'a d'autre possession que ses rêves.
Le poète épouse la nature, et la nature lui offre ses fruits, qu'il met en mots.
L'industrialisation avait très vite imposé ses contraintes - tâches mécaniques, routinières et parcellaires - et les travailleurs étaient dépossédés de tout contrôle sur l'organisation et les résultats de leur travail.
- Personne ne reste totalement immobile pendant une IRM. - Ah oui c'est vrai il était un peu fatigué alors il a fait bouger l'un de ses hémisphères cérébraux dans une position plus confortable !
La facilité n'explique pas tout ; et le vice a ses sentiers aussi ardus que ceux de la vertu.
Toute idée nouvelle a besoin, comme une plante, d'enfoncer ses racines.
Mystère insondable du coeur humain qui s'attache à une créature malgré ses vices !
La modestie doit être la réaction naturelle de l'homme qui reçoit les acclamations que lui ont valu le sang versé par ses subordonnés et le sacrifice de ses amis.
Peut-être Paris ne vaut-il que par ses provinciaux ?
Il arrive qu'en refermant un ouvrage on se sente jaloux de ses futurs lecteurs, pour la simple raison que cette expérience leur reste à découvrir.
C'est uniquement à travers le roman qu'on peut réellement découvrir les véritables aspirations d'un peuple en devenir. C'est en même temps la seule façon de comprendre ses réactions.
On juge quelqu'un par le bruit de ses pas : seul résonne le pas de celui qui est suivi.
L'homme se distingue de l'animal par plusieurs traits remarquables. Il paie des impôts, écoute du rock'n'roll, rase les poils de son visage et fait cuire une bonne partie de ses aliments.
L'écrivain a ce singulier pouvoir de créer de la réalité avec des sornettes, de faire passer pour rouge ce qui est bleu, de transformer les vessies en lanternes. Qu'il ait du talent, et ses mensonges, deviennent plus vrais que des certitudes.
La tâche première d'un commandant d'hommes est de préserver ses hommes de la mort. Autrement, de commandant on devient gardien de cimetière.
La fortune à ses lois asservit tous les temps.
Un homme est plus franc et sincère avec ses émotions qu'une femme.
Un sexagénaire, c'est un homme qui se souvient encore du temps où l'on dansait avec ses pieds.
Comme homme, accepter tous les devoirs, comme écrivain, s'accorder tous les droits, et même celui de se moquer de ses devoirs.
Oh quel bien-être, quel bien-être indicible que de se sentir en sécurité avec quelqu'un à l'abri de tout danger, sans avoir à peser ses pensées, à mesurer ses paroles.
La France ne s'en sortira pas en alignant ses salaires sur ceux des pays émergents.
C'est surtout ce qu'on ne comprend pas qu'on explique. L'esprit humain se venge de ses ignorances par ses erreurs.
La meilleure façon qu'on ait de ramener toutes ses peines à leur juste valeur, c'est de se croire déjà passé.
On peut éprouver ses habitudes. On peut les varier, les nuancer, les envoyer paître, les perdre, les renouveler.
Le luxe et l'éclat de la fleur affirment que le bonheur est au bout de la passion satisfaite ; son affaiblissement et ses pâles couleurs, que la souffrance est au bout de la passion comprimée.
On est bien que libre, et cacher ses opinions est encore plus gênant que de couvrir sa peau.
C'est un personnage blâmable qui use mal de ses moments.
On fait avec le vieux parent comme on a fait avec ses enfants. On fait ce qu'on sait faire. On devient tyrannique.
La guerre n'existerait pas, sans la littérature. Et il n'y aurait plus de crime possible, si le meurtrier ne pouvait pleurer un peu sur ses victimes.
Chaque mercier prise ses aiguilles et son panier.
C'est rarement dans les endroits où on finit ses nuits qu'on trouve celle avec qui on va finir ses jours.
Ne cherchez pas à écrire l'Histoire, contentez-vous de rendre ses droits à la Géographie.
Il faut douter de tout même de ses soupçons.
Dominer ses entraves, se libérer ou alors la vie est trop torturante et vivre n'est plus supportable.
La mer a ses perles, le ciel a ses étoiles, mais mon coeur, mon coeur a son amour.
Il y a, chez l'enfant qui naît, un impact de l'inconscient de ses parents sur celui de l'embryon au moment de sa conception, ou qui marque le foetus au cours de sa gestation.
Je rêve de la réalisation de l'unité de l'Afrique, où ses dirigeants unissent leurs efforts pour résoudre les problèmes de ce continent. Je rêve de nos vastes déserts, de nos forêts, de toutes nos grandes étendues sauvages.
Un grand auteur est celui dont on entend et reconnaît la voix dès qu'on ouvre l'un de ses livres. Il a réussi à fondre la parole et l'écriture.
La pintade étale ses coloris sur son plumage et l'homme garde les siens dans son coeur.
Modifier le passé n'est pas modifier un seul fait: c'est annuler ses conséquences qui tendent à être infinies.
Calendrier : il perd ses feuilles en toutes saisons.
Plaideur. Personne qui se prépare à abandonner sa peau dans l'espoir de sauver ses os.
Le Petit Chose s'arrachant aux étreintes de ses amis franchit bravement la passerelle.
Une bonne parole est comme un bon arbre dont la racine est solide et dont les branches vont jusqu'au ciel.Il donne ses fruits en toute saison avec la permission de son Seigneur.
On pense, on pense encore A celle qu'on adore, Et l'on revient toujours A ses premiers amours.