La jeunesse tisse ses mythes généreusement.
On doit à chaque fois écrire comme si l'on écrivait pour la première et la dernière fois. Dire autant de choses que si l'on faisait ses adieux et les dire aussi bien que si l'on faisait ses débuts.
L'opposition fondamentale qui constitue l'armature de toutes les oppositions binaires dont l'homme se sert pour exprimer ses pensées et ses raisonnements prend sa source dans la confrontation de l'identique au différent.
Moins une oeuvre est comprise, moins vite elle ouvre ses pétales et moins vite elle se fane.
Que sont donc ces temps, oùParler des arbres est presque un crimePuisque c'est faire silence sur tant de forfaits !Celui qui là-bas traverse tranquillement la rueN'est-il donc plus accessible à ses amisQui sont dans la détresse ?
Je regarde en coin tes yeux qui font le pendant avec ses yeux merveilleux. L'enchantement, c'est surtout que tu sois indemne de sa miséricorde.
Nous sommes le seul pays au monde à détruire ses anciens bâtiments. Trop tard, nous réalisons à quel point nous en avons besoin.
L'habitude ! aménageuse habile mais bien lente, et qui commence par laisser souffrir notre esprit pendant des semaines dans une installation provisoire ; mais que malgré tout il est bien heureux de trouver, car sans l'habitude et réduit à ses seuls moyens, il serait impuissant à nous rendre un logis habitable.
Il vaut mieux savoir conserver ses amis que ses biens.
Beaucoup de ses mérites, le saint les doit à son expérience comme pécheur.
La vanité populaire est plus fière des légendes qu'elle crée que de celles qu'on lui impose et, partant, elle admire davantage ses champions que ses grands hommes.
Beaucoup croient imiter le style de Victor Hugo alors qu'en réalité ils imitent seulement celui de ses traducteurs.
En regardant l'immeuble, une terrasse. Personne n'y allait jamais, sauf Lucrezia qui avait pis l'habitude, par les belles journées, vers les cinq heures, d'y porter la petite Isabella. Elle la disposait à l'ombre des eucalyptus, dont l'odeur, on le sait, [...] ► Lire la suite
D'ailleurs, chacune de ses paroles était de vanité, et il me parut avoir, comme la plupart de ces hommes, un cerveau d'enfant dominé par des mots de spécialiste.
L'homme n'est riche que de la modération de ses désirs.
J'aimerais Dieu si ses croyants ne l'avaient pas fait à leur image.
Je ne comprenais pas cet homme qui s'économisait et réfrénait ses élans. Ne rien montrer de peur de se sentir affaibli, je n'ai jamais pu comprendre ça. Chez moi, on se touche et on s'embrasse comme on respire.
Nourrir ses semblables est l'une des missions les plus nobles qui soient.
Chacun de nous sent un jour le besoin d'exorciser ses démons, ceux qu'ils connaît et surtout ceux qu'il ignore et qui le poussent vers des ravins qu'il ne voit pas.
Sophie von La Roche ne cesse dans ses revues "pour les filles allemandes" de s'insurger contre le danger majeur de "trop savoir" qui ne peut mener qu'à la névrose et en tout cas au célibat forcé. La femme savante fait [...] ► Lire la suite
Je savais qu'on peut faire mentir même le soleil, mais on sentait que nulle manipulation de la lumière et de la pose n'aurait pu transmettre la délicate nuance de sincérité de ses traits.
Je ne blâme pas les génies qui prennent l'art à pleines mains, emploient à profusion toutes ses ressources. Je ne suis pas de ceux qui, admirant Ingres, croient devoir mépriser Delacroix, et réciproquement. Prendre les grands artistes tels qu'ils sont, [...] ► Lire la suite
Le tyran broie ses esclaves et ils ne se rebellent pas contre lui, ils écrasent à leur tour ceux en-dessous d'eux.
Quand une femme a un intérieur bien tenu, il est facile de trouver ses enfants : ils sont généralement chez le voisin.
L'homme ne s'aperçoit pas qu'on l'étouffe, mais en plus il revendique sa famille, son travail, son système politique et la plupart de ses prisons comme autant de formes "d'expression de sa personnalité".
Le pauvre qui s'élève fait des amis de ses ennemis.
J'aime mieux un fils qui marche sur ses deux jambes qu'un lion qui se traîne par terre.
Mieux vaut juger les actions d'un homme que de juger ses traits physiques.
Chaque époque laisse plus de traces de ses souffrances que de son bonheur : ce sont les infortunes qui font l'histoire.
Quel que soit le sexe, chacun a ses emmerdes.
La mémoire a bien ses raisons que l'on ne se souvienne plus.
Dans la vie, il faut apprendre à contrôler ses émotions. Vous devez connaître l'autodiscipline.
Le rêve de tout homme est de pouvoir couler dans les bras d'une femme sans tomber entre ses mains.
L'histoire d'une famille, c'est l'élément d'une chaîne qui déroule ses maillons jusqu'à nous, c'est l'assise de nos intuitions, l'affirmation de soi dans le choix d'un moyen d'expression.
La mort, gendarme féroce, est inflexible dans ses arrêts.
C'est par la parole, par la création, que l'être humain arrive à dépasser son sentiment d'impuissance; il est voué à la souffrance, à cause de la disparité entre ses désirs, qui sont incommensurables, et l'impossibilité de les satisfaire. Il y a donc une souffrance fondamentale et nécessaire, que nous n'éviterons jamais.
La loi, si ridicule parfois par ses injustices, l'est encore plus par ses contradictions.
L'enfant veut apprendre à vivre, il a besoin de connaître et d'agir ; c'est pour cela qu'il observe et qu'il compare ; ses facultés tendent naturellement à se fortifier et à s'étendre : plus on le laissera s'en servir, plus [...] ► Lire la suite
La nature semblait avoir moulé sa tête pour l'Empire ou pour le gibet, taillé ses bras pour étreindre une nation ou pour enlever une femme.
Malheur à l'incroyant qui, face à ses insomnies, ne dispose que d'un stock réduit de prières !
D'un homme politique : chacune de ses mains ignore celles que serre l'autre.
C'est être sage que de n'accuser que soi de ses malheurs.
La lutte se poursuivait corps à corps, à l'épée et à la masse. Les coups se concentraient sur le casque. Le heaume était si hermétiquement clos que le combattant ainsi harnaché risquait l'asphyxie s'il s'approchait trop près d'un feu de [...] ► Lire la suite
Si l'homme résiste à ses passions, c'est plus par leur faiblesse que par la force de sa volonté.
Quel est le plus grand héros ? Celui qui est maître de ses désirs.
J'aime assez les beaux diamants, mais j'ai horreur des pendeloques qui me montrent une femme portant à une oreille le pain de ses enfants et à l'autre l'honneur de son mari.
On doit publier ses oeuvres posthumes de son vivant. Ne serait-ce que pour voir l'effet que ça fait !
J'aime le sol qu'il foule, l'air qu'il respire, et tout ce qu'il touche, et tout ce qu'il dit. J'aime tous ses regards, et tous ses gestes, je l'aime entièrement et complètement. Voilà !
Pauvre étoile brillante à l'abri des pêcheurs elle étend voluptueusement ses cinq branches délicates et fait tant que l'huître libère à la fin la perle dont le temps et la maladie lui avaient fait don.
Bébé Cadum, ou plutôt le Cristi, puisqu'il faut, à notre époque, l'appeler par son nom, avait trente-trois ans. La barbe eût donné à son visage un aspect sinistre sans le sourire enfantin que dessinaient ses lèvres.