La nature semblait avoir moulé sa tête pour l'Empire ou pour le gibet, taillé ses bras pour étreindre une nation ou pour enlever une femme.
Une chatte, ça ne se remonte pas ; pas plus que ses moustaches ne se mettent à l'heure.
En regardant l'immeuble, une terrasse. Personne n'y allait jamais, sauf Lucrezia qui avait pis l'habitude, par les belles journées, vers les cinq heures, d'y porter la petite Isabella. Elle la disposait à l'ombre des eucalyptus, dont l'odeur, on le sait, [...] ► Lire la suite
Moi je n'étais rienEt voilà qu'aujourd'huiJe suis le gardienDu sommeil de ses nuitsJe l'aime à mourirVous pouvez détruireTout ce qu'il vous plairaElle n'a qu'à ouvrirL'espace de ses brasPour tout reconstruirePour tout reconstruireJe l'aime à mourir.
La vie de dirigeant est une succession de mauvaises nouvelles. Si l'on doit se souvenir de tous ses échecs, on ne s'en sort pas.
La télévision, à l'instar du livre, n'est qu'un outil parmi d'autres, utile sans aucun doute, parfois même indispensable, à condition seulement d'être utilisé là où ses performances se justifient, et pas ailleurs.
Vous pouvez juger du vrai caractère d'un homme par la façon dont il traite ses semblables.
L'homme ne saurait connaître la loi, mesurer ses limites, qu'en passant outre.
Les livres ont les destinées Que leur fait, d'après ses idées Et ses goûts, celui qui les lit.
Nourrir ses semblables est l'une des missions les plus nobles qui soient.
J'aime assez les beaux diamants, mais j'ai horreur des pendeloques qui me montrent une femme portant à une oreille le pain de ses enfants et à l'autre l'honneur de son mari.
Celui qui a peur de ses ennemis rêve qu'ils l'entourent.
Quand une femme a un intérieur bien tenu, il est facile de trouver ses enfants : ils sont généralement chez le voisin.
Ce n'est pas dans ses effets qu'on attaque un mal, c'est dans sa cause.
L'argent ne se souvient de rien. Il faut le prendre quand il est là et le jeter par les fenêtres. Ce qui est salissant, c'est de le garder dans ses poches, il finit toujours par sentir mauvais.
Lorsque mon fils Noah sera à l'école avec ses amis qui lui montreront des photos de moi en bikini, il sera horrifié.
Mieux vaut juger les actions d'un homme que de juger ses traits physiques.
Un vieux boxeur perd d'abord ses jambes, puis ses réflexes, et enfin ses amis.
Comme tous ceux qui essaient d'épuiser un sujet, il épuisait ses auditeurs.
Le goût frénétique de l'homme pour toutes les substances saines ou dangereuses, qui exaltent sa personnalité, témoigne de sa grandeur. Il aspire toujours à réchauffer ses espérances et à s'élever vers l'infini.
L'homme ignore les trois quarts de ses ressources et il meurt sans les avoir employées, comme il meurt sans avoir joué de la centième partie des combinaisons intellectuelles que lui permettrait la souplesse infinie de son cerveau. Nous sommes comparables [...] ► Lire la suite
La mode est un berger guidant ses moutons.
Un artiste ne peut attendre aucune aide de ses pairs.
Pour juger un acte politique, se demander toujours ce qu'ont voulu ses auteurs : c'est rarement ce qu'on pense, ce n'est jamais ce qu'ils disent.
J'aimerais Dieu si ses croyants ne l'avaient pas fait à leur image.
La vanité populaire est plus fière des légendes qu'elle crée que de celles qu'on lui impose et, partant, elle admire davantage ses champions que ses grands hommes.
Elle est grise et se dit folle,Et danse à fermer les yeux,Un coeur bat dans ses paroles,Nul ne sait où sont ces cieux.
La suprême ironie de l'amour n'est-elle pas de croire qu'il y a toujours un vainqueur et un vaincu, alors que l'amour se joue bien des amants et en fait ses esclaves.
L'âne, après avoir jeté ses paquets, a dit "Maintenant, je peux oublier mes fardeaux d'autrefois".
Chaque jour qui passe ajoute une plaie à ses blessures.
Il y a chez toute courtisane quelque chose de religieux qui porte ses clients aux confidences.
L'homme ne s'aperçoit pas qu'on l'étouffe, mais en plus il revendique sa famille, son travail, son système politique et la plupart de ses prisons comme autant de formes "d'expression de sa personnalité".
Le but d'entreprendre est là : changer le monde sans doute, mais déjà se changer soi, apprendre sur soi, de ses erreurs comme de ses bonnes décisions, de se réaliser à travers un projet qui fait sens et qui nous porte au quotidien.
Sophie von La Roche ne cesse dans ses revues "pour les filles allemandes" de s'insurger contre le danger majeur de "trop savoir" qui ne peut mener qu'à la névrose et en tout cas au célibat forcé. La femme savante fait [...] ► Lire la suite
Je ne comprenais pas cet homme qui s'économisait et réfrénait ses élans. Ne rien montrer de peur de se sentir affaibli, je n'ai jamais pu comprendre ça. Chez moi, on se touche et on s'embrasse comme on respire.
La littérature est un art inégalable qui relate la vie réelle d'une communauté, ses moeurs.
Tout le monde peut sympathiser avec les malheurs de ses amis. Il faut une nature vraiment exceptionnelle pour sympathiser avec leur succès.
On écrit toujours ses livres trop tôt.
On doit publier ses oeuvres posthumes de son vivant. Ne serait-ce que pour voir l'effet que ça fait !
Je savais qu'on peut faire mentir même le soleil, mais on sentait que nulle manipulation de la lumière et de la pose n'aurait pu transmettre la délicate nuance de sincérité de ses traits.
D'ailleurs, chacune de ses paroles était de vanité, et il me parut avoir, comme la plupart de ces hommes, un cerveau d'enfant dominé par des mots de spécialiste.
Notre hypothèse est que le ressort du développement réside en définitive dans la confiance accordée à l'initiative personnelle, à la liberté exploratrice et inventive - à une liberté qui connaît ses contreparties, ses devoirs, ses limites, bref sa responsabilité, c'est-à-dire sa capacité à répondre d'elle-même.
En vieillissant, on apprend à troquer ses terreurs contre ses ricanements.
Pauvre étoile brillante à l'abri des pêcheurs elle étend voluptueusement ses cinq branches délicates et fait tant que l'huître libère à la fin la perle dont le temps et la maladie lui avaient fait don.
Bébé Cadum, ou plutôt le Cristi, puisqu'il faut, à notre époque, l'appeler par son nom, avait trente-trois ans. La barbe eût donné à son visage un aspect sinistre sans le sourire enfantin que dessinaient ses lèvres.
Quel que soit le sexe, chacun a ses emmerdes.
Le pauvre finit toujours par comprendre que la pauvreté n'est pas un vice. Ce n'est pas un vice mais un état qu'il faut remplir, tout comme un autre. Il a ses règles qu'il faut accepter et ses lois auxquelles il faut obéir pour ne pas être un mauvais pauvre.
Le pauvre qui s'élève fait des amis de ses ennemis.
Le rêve de tout homme est de pouvoir couler dans les bras d'une femme sans tomber entre ses mains.
L'homme n'est riche que de la modération de ses désirs.