Le coeur a ses prisons que l'intelligence n'ouvre pas.
L'homme est un gros sot pensant, mes amis ! Conscient de l'absurdité de son existence et de l'absence de toute finalité, il se couvre les yeux d'un voile anesthésique afin d'échapper à ses angoisses.
Toute défense, dans la limite de ses forces, a pour but de passer à l'offensive dès qu'elle a porté ses fruits.
Une mère qui annonce les temps modernes, qui pleure ses enfants morts, s'angoisse quand ils sont malades, se sent coupable de tout ce qui les concerne, et coupable aussi de toutes leurs difficultés.
Je déteste la discrimination raciale le plus intensément et dans toutes ses manifestations. J'ai tout combattu durant ma vie ; Je le combats maintenant, et je le ferai jusqu'à la fin de mes jours.
La paix a ses victoires. Non moins célèbres que celles de la guerre.
Oh quel bien-être, quel bien-être indicible que de se sentir en sécurité avec quelqu'un à l'abri de tout danger, sans avoir à peser ses pensées, à mesurer ses paroles.
Un véritable réaliste, s'il est incrédule, trouve toujours en lui la force et la faculté de ne pas croire, même au miracle, et si ce dernier se présente comme un fait incontestable, il doutera de ses sens plutôt que d'admettre le fait.
Le théâtre partage ses limites avec la religion. La religion n'est que du théâtre qui veut être vrai.
Combien il vaut mieux souffrir de l'oppression de ses ennemis que rougir des excès de ses alliés.
Lorsqu'un gouvernement se prépare à la guerre, il décrit ses adversaires comme des monstres.
C'est le pays qui engendre ses enfants et non l'inverse. Chaque fois que dans l'histoire un homme a voulu dépasser le pouvoir de son pays, il n'a réussi qu'à installer le chaos et la catastrophe.
On n'est pas uniquement en ce monde pour y accomplir ses tâches quotidiennes, mais aussi pour accorder de la place aux rêveries de l'âme qui l'élèvent et la reposent.
On nous a dressés à attrister la vie en trouvant la Nature hostile dans la plupart de ses phénomènes familiers.
Un sexagénaire, c'est un homme qui se souvient encore du temps où l'on dansait avec ses pieds.
Il ne faut jamais renoncer, mais lécher ses plaies et se redresser fièrement.
On regarde en l'air et l'on ne voit pas ce que l'on a à ses pieds.
Les paroles d'un poète sont déjà ses actions.
L'esprit le plus pénétrant a besoin du secours du temps pour s'assurer, par ses secondes pensées, de la justice des premières.
L'homme solitaire prend une fois pour toutes l'habitude de s'occuper de ses propres rêves.
Le plus souvent, on cherche son bonheur comme on cherche ses lunettes : quand on les a sur le nez.
Quel mal a éprouvé la France à stabiliser ses institutions !
Il est tellement facile d'écrire ses souvenirs quand on a une mauvaise mémoire.
On juge de la vertu d'une femme à ses dessous.
Tous ceux qui me connaissent savent qu'il ne faut pas mettre ses mains dans ma nourriture, particulièrement quand c'est près de ma bouche !
On doit mieux aimer ses amis pour leurs défauts que pour leurs qualités.
Je devine le passé d'une femme à la façon dont elle tient ses cigarettes, et l'avenir d'un homme à la façon dont il tient la boisson.
On a beau se donner du mal, l'ordre est le plus fort et retrouve toujours ses droits.
Chaque passion donne au monde une chance supplémentaire de briser les murailles d'indifférence derrière lesquelles l'humanité a pris ses quartiers d'hiver - une chance supplémentaire d'entrer enfin dans la ferveur.
C'est en se heurtant à du silence qu'on épuise le plus sûrement ses dons d'éloquence et de persuasion.
Le pauvre comédien : même ses partenaires ne l'écoutent pas.
Habit : Le dimanche, on sort avec ses habits. On peut aussi inviter ses habits à manger.
Déférence gardée envers Paul Valéry,Moi l'humble troubadour sur lui je renchéris,Le bon maître me le pardonne.Et qu'au moins si ses vers valent mieux que les miens,Mon cimetière soit plus marin que le sien,Et n'en déplaise aux autochtones.
Puisse le Grand Esprit vous envoyer ses présents les mieux choisis. Puisse le Père soleil et la Mère lune vous éclairer de leurs plus doux rayons.
L'arbre se sauve en faisant tomber ses feuilles.
Pourquoi voudrais-je être Caton qui déchire ses entrailles, plutôt que César triomphant ?
Dès qu'une politique est au pouvoir, elle montre ses faiblesses.
Quand le venin de la malveillance s'insinue dans un coeur, il double le fardeau de celui qui nourrit ce mauvais sentiment: il sent le poids de ses propres malheurs et la vue du bonheur d'autrui le fait gémir.
La liberté est l'ensemble des droits, qu'aucune société régulière ne peut ravir à ses membres, sans violer la justice et la raison.
Un grand auteur est celui dont on entend et reconnaît la voix dès qu'on ouvre l'un de ses livres. Il a réussi à fondre la parole et l'écriture.
Chacun a ses propres instants de bonheur : il s'agit simplement d'en multiplier la conscience et les occasions.
Quand l'homme perd son esprit, il perd tous ses moyens.
On pense toujours connaître ses enfants jusqu'au jour où l'on découvre qu'ils sont faits de chair et d'os comme les autres humains.
C'est là le plus beau cadeau que la télévision - une certaine télévision - peut offrir à nos sociétés : permettre à chaque professeur d'enseigner, comme Socrate, de pratiquer, comme lui, la maïeutique avec ses élèves.
La prévoyance ne doit pas stériliser l'avenir ; elle doit préparer ses voies.
Être auteur, c'est assumer ses idées pour le meilleur et pour le pire.
Il faut beaucoup de courage pour affronter ses ennemis, mais il en faut encore plus pour affronter ses amis.
Emporter avec soi son accent familier, C'est emporter un peu sa terre à ses souliers ; Avoir l'accent, enfin, c'est chaque fois qu'on cause, Parler de son pays en parlant d'autre chose.
Le groupe pense, sent, et agit tout autrement que ne feraient ses membres s'ils étaient isolés.
Un consultant est une personne qui fait épargner à son client juste de quoi payer ses prestations.