La prévoyance ne doit pas stériliser l'avenir ; elle doit préparer ses voies.
La vertu n'est pas de la vertu si elle n'est pas accompagnée de douceur et de miséricorde.
L'artiste romantique doit se transcender. Il lui faut être plus qu'un créateur. Il lui faut être la conscience de la nation, un prophète, une institution sociale.
L'arbre qui fait sa fleur doit être défendu,mais l'arbre couvert de ses fruits,qu'on y aille sans se gêner avec lui.
Il ne suffit pas d'avoir un designer talentueux ; la direction doit aussi s'en inspirer. Le processus créatif est très désorganisé ; le processus de production doit être très rationnel.
Ce n'est point le perfectionnement des machines qui est la vraie calamité ; c'est le partage injuste que nous faisons de leur produit.
Une femme est comme un trésor qu'on se doit de convoiter.
La guérilla doit se déplacer parmi les gens comme un poisson nage dans la mer.
Reste assis là et nie tout: le cigare entre tes dents, le jour dans tes yeux, la peau sous tes vêtements. Nie, nie, nie, et recueille-toi comme une bombe dans chacun de tes non, et ne t'arrête jamais d'être sur le point d'éclater, et n'éclate jamais.
Le chemin le plus court d'un point à un autre est la ligne droite, à condition que les deux points soient bien en face l'un de l'autre.
Gaudium : Plaisir que l'âme ressent quand elle considère la possession d'un bien présent ou futur comme assurée ; nous sommes en possession d'un tel bien quand il est de telle sorte que nous puissions en jouir quand nous le voulons.
Malheur à celui sur lequel se referme la porte d'une prison et qui n'a point de vie intérieure, qui ne saura s'en créer !
Et cependant, ces chefs deviennent nécessairement les oppresseurs des peuples et renforcent cette oppression jusqu'au point où l'inégalité, poussée à son comble, se retransforme en son contraire, devient cause de l'égalité : devant le despote tous sont égaux, à savoir égaux à zéro.
Celui qui s'est frappé par sa main ne doit pas pleurer.
Le sexe est devenu le dernier snobisme, celui auquel chacun doit souscrire sous peine de mort sociale.
Pour tout homme, la gloire qui découle de sa vertu est plus grande que la gloire de sa lignée.
Quand on veut amuser les autres, on se doit d'être douloureux soi-même.
La mémoire des bienfaits ne doit pas vieillir.
L'épargne est le soin et le scrupule dans la dépense de ses moyens. Ce n'est pas une vertu et elle ne requiert ni compétence ni talent.
Chaque homme qui se met à l'écart et qui semble sujet à l'affliction est pourtant un homme en qui s'éveille un principe. L'autonomie doit commencer par être affectée. Toute morale débute en étant affectée -- Elle exige une affectation. Tout commencement est maladroit.
Un homme doit être sûr de sa morale pour la simple raison qu'il doit souffrir pour elle.
Il ne faut point parler de corde dans la maison d'un pendu.
Ma plus grande frustration jusqu'à présent est le fait que cette société n'a pas été disposée à prendre certaines mesures de base pour garder les armes à feu hors des mains de personnes qui peuvent faire des dégâts incroyables. Nous [...] ► Lire la suite
Il n'est pas difficile de trouver une personne dont je pourrais tomber amoureux, de lui donner une romance. Mais il est difficile de trouver une telle personne qui comprendrait votre point de vue sur la vie, accepterait qui vous êtes vraiment et qui prendrait vraiment soin de vous.
Il n'est pas bon de chasser le ventre trop plein. Le chasseur doit toujours avoir un peu faim, car la faim avive les sens.
Le temps présent est semblable à la boule d'argile, le temps passé à la poussière de la terre, et le temps futur à la cruche.
Tout vient à point à qui peut attendre.
Tout organisme social qui doit se réformer le fait plus facilement par additions que par soustractions.
Un acteur sur la scène, c'est une buche dans le feu. Quand la flamme du dialogue le quitte, il doit lui rester la braise de la situation. Mauvais bois qui s'éteint dès qu'il ne flambe plus. Faut-il donc que le poëte souffle toujours dessus ?
Un soldat doit être prêt à mourir pour sa patrie. Même au prix de sa vie.
Je pense souvent à Venise. Quelle ville étonnante, tout enroulée sur elle même, lovée autour de son grand canal, repliée sur ses ruelles, tortueuses, propice, truquée comme un théâtre, bourrée comme un bas de sorcière. Point de voitures, point de [...] ► Lire la suite