Comtesse de Feuillide : Que pensez-vous de M. Lefroy ? Jane Austen : [Ironique] Ah sa présence est un honneur pour nous. Comtesse de Feuillide : Vous trouvez ? Jane Austen : En tout cas c'est son avis. Avec ses airs affectés [...] ► Lire la suite
Tout métier - et même le mien - est une sorcellerie, avec ses rites, ses mots de passe, son langage, incompréhensibles pour les autres.
Oui, c'est une troisième, et peut-être la plus juste, définition de la méditation : voir ses pensées comme elles sont. Voir les choses comme elles sont.
Point n'est besoin d'écrire pour avoir de la poésie dans ses poches.
L'homo consumens vit dans l'illusion du bonheur, tout en souffrant inconsciemment de son ennui et de sa passivité. Plus il détient de pouvoir sur les machines, et plus il devient impuissant en tant qu'être humain ; plus il consomme et plus il devient l'esclave de ses besoins croissants créés et manipulés par le système industriel.
Ils quittent un à un le paysPour s'en aller gagner leur vieLoin de la terre où ils sont nés.Depuis longtemps qu'ils en rêvaientDe la ville et de ses secretsDu formica et du ciné.
Qui souffre ses mépris les veut bien recevoir.
L'amour exige qu'on le flatte, les faveurs sont ses aliments, mais l'Amitié, plus délicate, vit de la fleur des sentiments.
Le ciel tourne au-dessus de vous, vous montrant ses gloires éternelles, et vos yeux sont toujours sur le sol.
L'homme conserve dans l'amour ses traits particuliers. Une femme est toujours transformée par l'amour.
Rien ne révèle autant un homme que ses mains et une femme que sa bouche.
Celui qui a senti une fois dans ses mains trembler la joie ne pourra plus jamais mourir.
On voudrait de grandes causes pour ses moindres malchances afin de s'en consoler plus facilement.
Quiconque flatte ses maîtres, les trahit.
On éprouve un plaisir qu'on n'a jamais connu avec aucune femme. La politique dévore ses serviteurs. On peut l'aimer et survivre. On peut en mourir aussi. Cela vous ronge de l'intérieur, cela vous pompe tout votre amour propre. Et l'individu qu'on a été n'est plus qu'un homme politique.
Personne ne devrait placer ses espoirs dans un miracle.
L'homme qui a des épreuves, accroît son savoir ; celui qui vit sans épreuves, accroît ses fautes.
Le courage inutile a cela de mauvais, outre ses inconvénients immédiats, qu'il ôte le moyen d'être courageux inutilement.
Ni épées, ni grands éléphants, ni cavalerie, ni fantassins, n'aident autant qu'intelligence pour réussir dans ses desseins.
Il y a les très beaux et les très laids. Quant à la peau et ses histoires de couleurs, ce sont des caprices de la géographie, rien de plus.
Tous les professeurs sont des écrivains futurs ou manqués. Rien ne fait plus plaisir à un professeur que de convaincre un de ses élèves qu'il n'y a rien de plus beau que la littérature.
Tous les progrès sociaux de l'humanité, et nombre de progrès scientifiques, sont le fruit d'utopistes qui ont montré le chemin. Ce sont des hommes et des femmes que l'on a moqués, marginalisés, emprisonnés, assassinés pour avoir osé remettre en cause l'ordre établi en pointant ses aberrations ou sa stupidité.
N'examine pas le renne que t'a donné le riche, à moins qu'il n'ait pas ses bois.
Il est curieux que ce soit toujours la femme qui "accorde ses faveurs" à l'homme. Ce n'est pourtant qu'un échange de bons procédés ?
Je crois n'avoir jamais ressenti de manière aussi forte combien un romancier est aveugle vis-à-vis de ses propres livres.
Le directeur musical ne peut plus se contenter de diriger ses concerts et s'en aller. Il doit s'impliquer dans la vie de l'orchestre et dans son rayonnement à l'extérieur.
On passe très souvent à l'ennemi pour fuir ses amis !
Un balai est robuste parce que ses poils sont solidement attachés.
Le mot "connerie" a dérivé loin de ses racines physiologiques et il a plus de force que le mot "bêtise" ou "stupidité". Mais juger de la connerie des autres supposerait qu'on est soi-même dénué de toute connerie. Donc, son usage doit inciter à l'auto-examen préalable.
Ses mensonges remontent à la surface, la vérité s'impose peu à peu. Il admet que la liaison est plus ancienne. D'un mois, nous passons à trois, six, neuf et enfin un an
Ne pas employer ses défauts ne signifie pas qu'on ne les a pas.
Selon la loi qui veut qu'on ne prêche que des convertis, un critique ne peut avoir d' « influence » sur ses lecteurs que pour autant qu'ils lui accordent ce pouvoir parce qu'ils sont structuralement accordés à lui dans leur vision du monde social, leurs goûts et tout leur habitus.
En vieillissant, on perd pas mal de ses défauts, ils ne nous servent plus à rien.
C'est à l'homme de réparer, lorsque ses moyens le lui permettent, les petites injustices du bon Dieu.
D'elle tu as voulu être amoureux ;Et puis te plains que tu es douloureux !Sais-tu pas bien qu'amour a de coutumeD'entremêler ses plaisirs d'amertume ?Refus, oubli, jalousie, et langueur,Suivent amours.
Plus un art est contestable, plus ceux qui s'y livrent tendent à se croire investis d'un sacerdoce et à exiger qu'on s'incline devant ses mystères.
Un État trop cher en lui-même, ou du fait de ses dépendances, finit par tomber en décadence.
Les conquêtes sont faciles à faire parce qu'on les fait avec toutes ses forces : elles sont difficiles à conserver parce qu'on ne les défend qu'avec une partie de ses forces.
Grâce à ses prélèvements et à ses transferts économiques, l'instance sociale (c'est-à-dire l'ordre établi) se donne le bénéfice psychologique de la générosité, se donne comme instance secourable. Tout un lexique maternel, protectionniste désigne ces institutions : Sécurité sociale, assurances, protection de l'enfance, de la vieillesse, allocations chômage.
J'ai un profond respect des dates d'anniversaires, Ces portes que le temps dispose autour de nous, Pour ouvrir un instant nos coeurs à ses mystères, Et permettre au passé de voyager vers nous.
L'existence elle-même, comme par l'effet d'une intentionnalité, est animée d'un sens, du sens ontologique primordial du néant. Il ne dérive pas de ce qu'on peut savoir sur la destinée de l'homme, ou sur ses causes, ou sur ses fins; l'existence [...] ► Lire la suite
Ma mère et mon père ont toujours été très pudiques. A l'époque, ils avaient les défauts de notre métier. Ils pensaient surtout à leur boulot. De plus ma mère a écrit dans ses mémoires que je n'étais pas un enfant désiré. Je suis un garçon du hasard.
C'est encore adorer ses Dieux que de leur jeter des pierres.
On dit que, lorsqu'une ville est prise, ses dieux eux-mêmes l'abandonnent.
Au cours de cette soirée, Harry avait fait ses débuts dans un monde nouveau, alors que d'autre jetaient un coup d'oeil en arrière vers un monde ancien. Quand le passé et l'avenir se rejoignaient, l'espace d'un instant étincelant, quand le temps s'arrêtait, la tristesse se dissipait et était oubliée, et la vie commençait.
Peu après notre mariage, je compris que si ses yeux avaient cette merveilleuse sérénité propre aux simples d'esprit, c'est en réalité parce qu'elle en était une.
Carnivore. Qui s'adonne à l'action cruelle de manger l'infortuné végétal, ainsi que ses usufruitiers et continuateurs.
Celui qui pleure ses peines en reste captif.
Personne ne veut être plain de ses erreurs.
Mieux vaut blâmer ses propres fautes que celles d'autrui.