Heureux les croyants, mais je préfère mon angoisse et ses yeux grands ouverts.
Ah ! Gringoire, qu'elle était jolie la petite chèvre de M. Seguin ! qu'elle était jolie avec ses yeux doux, sa barbiche de sous-officier, ses sabots noirs et luisants, ses cornes zébrées et ses longs poils blancs qui lui faisaient une houppelande !...
N'imitez jamais les excentricités du génie, mais peinez-le dans ses véritables envolées. Ils ne sont pas si faciles à suivre, mais ils mènent à des régions plus élevées.
Se lever à l'aube, nourrir sa maisonnée, soigner les animaux, ensemencer la terre et récolter ses fruits, puiser l'eau à boire et ramasser, des journées entières, l'herbe sauvage sur la montagne, tandis qu'on est baigné de soleil et balayé par le vent ; cela lui suffisait.
J'en chie de cette usineDe son rythme à la conDe ses trucs insensés à faire tous les soirs
On n'a rien compris à la maladie, tant qu'on n'a pas reconnu son étrange ressemblance avec la guerre et l'amour : ses compromis, ses feintes, ses exigences, ce bizarre et unique amalgame produit par le mélange d'un tempérament et d'un mal.
Elle entendait au loin son mari qui jouait imperturbablement de son livre ; ses doigts ne se lassaient jamais des anciens chants. En secret, elle souhaita que revienne un jour où il passerait autant de temps à l'étreindre et à la caresser comme une petite harpe qu'il en consacrait à ses invraisemblables livres.
La véritable modestie ignore ses talents, et en même temps s'ignore elle-même.
En bornant ses désirs, on borne ses besoins ; Le plus riche est celui qui désire le moins.
Le seul facteur qui motive la peine de mort est la vengeance, et non la justice, et je suis fermement convaincu qu'un gouvernement qui interdit le meurtre de ses citoyens ne devrait pas se consacrer lui-même à la mort.
Si seulement Adam avait pu mourir avec toutes ses côtes dans le corps.
Quand l'écolier se déshabille De ses habits tombent des billes.
Il vient, tenant dans ses mains - sales, sales, sales,Un marteau lourd, un grand clou - pointu, pointu, pointu,Un peloton de ficelle - gros, gros, gros.
Ah ! si vous connaissiez ma poule,Vous en perdriez tous la bouleSes petits seins perversQui pointent au traversDe son pull-overVous mettent la tête à l'envers !Elle a des jambes faites au mouleDes cheveux fous, frisés partoutEt tout et tout...
Il faut opposer aux hommes une surface lisse, leur livrer l'apparence de soi-même, être absent. De qui a-t-on dit qu'il regardait tous les citoyens comme ses égaux, ou pour mieux dire comme égaux entre eux, ce qui fait qu'il plaisait assez naturellement à la masse ?
Tréville entendait admirablement bien la guerre de cette époque, où quand on ne vivait pas aux dépens de l'ennemi, on vivait aux dépens de ses compatriotes.
Heureux l'homme quand il n'a pas les défauts de ses qualités.
Il est difficile de rendre la beauté visible. Les gens ne reconnaissent que ses caricatures.
- Finalement, c'est quoi un homme ? C'est un chien qui se tient sur ses pattes arrière...- Mais qui dit « pardon » quand il pète !
Je pense que la meilleure carrière que quelqu'un peut avoir est celle qui est le reflet de ses goûts personnels.
Vous croyez que ça me rend heureuse, que toutes les deux vous le détestiez ? Je sais, j'ai compris, ses antécédents ne sont peut-être pas glorieux mais je le déteste pas, je peux pas, il... je crois que je suis en train de tomber amoureuse de lui...
Tant de conducteurs de peuples ont été, sont et seront des fanatiques, des frénétiques. La révolution chinoise s'est déroulée sous l'égide d'un homme doué d'une intuition et d'une puissance d'assimilation peu communes, méditant sans arrêt, lecteur infatigable, écrivain clair, poète sensible, élégant calligraphe, animé dans ses propos par le sens de l'équilibre et de l'humain.
N'humiliez pas un mendiant ; Dieu est à ses côtés.
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,Ou comme cestui-là qui conquit la toison,Et puis est retourné, plein d'usage et raisonVivre entre ses parents le reste de son âge.
Un homme s'identifie peu à peu avec la forme de son destin ; un homme devient à la longue ses propres circonstances.
Un homme qui possède de grandes richesses ne devrait donc laisser qu'une petite partie à ses parents.
Si la France, pour son compte, s'applique, comme vous le savez, à associer à son oeuvre économique et à son développement scolaire toutes les catégories de ses citoyens, je pense qu'avec le concours de son université, l'Argentine en fait autant.
Ne jamais se laisser guider par l'opinion de ses contemporains. Continuez résolument sur son chemin.
Une mère gratte le sol avec ses dents pour trouver à son enfant de quoi bouffer.
Insensible à l'agitation habituelle à chaque nuit de la mousson, le père dormait tranquillement, également oublieux de ses espoirs, de ses malheurs, de ses amis et de ses ennemis ; et, à la lueur de chaque éclair, la fille, debout, immobile, parcourait avidement la large rivière d'un lourd regard inquiet.
Qui meurt paie ses dettes.
Qui borne ses désirs est toujours assez riche.
Paris impose à l'Europe attardée ses révolutions et ses modes ; Paris est le Panthéon des vivants, le temple où l'homme devient dieu pour un siècle ou pour une heure, le foyer brûlant qui éclaire et consume toute renommée.
Les Italiens, depuis des siècles, aiment la musique avec transport. Le Dante dans le poème du Purgatoire rencontre un des meilleurs chanteurs de son temps ; il lui demande un de ses airs délicieux, et les âmes ravies s'oublient en l'écoutant jusqu'à ce que leur gardien le rappelle.
Si je porte aujourd'hui encore sur les épaules un tel fardeau d'insatisfaction et d'amertume, je le dois entièrement et justement à ces hospitalisations longues et répétées, qui m'ont quasiment réduite à l'état de pantin dépourvu de volonté et doutant perpétuellement de ses valeurs morales et sociales.
Chacun ses ambitions.
Il y a des moments dans la vie des nations et des peuples où des personnes qui ont sagesse et ampleur de vue doivent regarder au-delà du passé avec toutes ses complications et ses séquelles, et oser se lancer vers de nouveaux horizons.
Quand on écrit ses mémoires, on se fait deux sortes d'ennemis. Ceux dont on parle. Et ceux dont on ne parle pas.
L'homme : un animal sociable qui déteste ses semblables.
Ma mère me disait toujours que, de ses trois garçons, 'Chris, tu étais la fille !' Je lui parlais de bien plus de choses (que mes frères ne le feraient) et de bien plus de choses qu'elle n'avait besoin d'entendre aussi. J'étais un enfant bavard.
O vains espoirs, telle est la pire des épreuves : porter le poids de ses propres souhaits.
Il se pourrait qu'on jugeât mieux un homme d'après ses ennemis que d'après ses amis.
Nul ne doit être inquiété pour ses opinions mêmes fondamentales.
L'intellectuel colonisé assiste, dans une sorte d'autodafé, à la destruction de toutes ses idoles : l'égoïsme, la récrimination orgueilleuse, l'imbécillité infantile de celui qui veut toujours avoir le dernier mot.
Souvent pour un bon mot on perd un bon ami,Et tel par ses bons mots croit (tant il est enfant)S'estre mis sur la teste un chapeau triomphant,À qui mieux eust valu estre bien endormi.
On oublie trop facilement qu'il a séduit deux cent-quatre-vingt trois femmes en quatre ans. D'après ses mémoires Casanova n'aurait que cent quatre-vingt-deux femmes à son palmarès en trente-neuf ans. Landru me parait le recordman toutes catégories.
Il lui faut se maintenir constamment en état de saisir que ce sont les rapports sociaux qui constituent le monde de l'activité humaine, la praxis, avec ses limites. Il s'agit de comprendre que ce monde a toujours des limites qui sont les limites de la pensée.
Il faut vraiment être courageux dans ses instincts et ses idées. Sinon, vous ne ferez que tomber et les choses qui auraient pu être mémorables seront perdues.
Le moment est venu pour Paris de libérer ses énergies.Les commerces parisiens ont été très durement touchés par le confinement que nous venons de traverser.
Quel étrange plaisir de réaliser ses mensonges !