Putain : personne publique qui racole, fait des promesses, monnaie ses avantages, se fait payer d'avance et vous baise. Député : idem.
Un homme est toujours la proie de ses vérités.
Il faut toujours tâcher de former ses projets de façon que leur réussite même soit suivie de quelque avantage.
Le Petit Chose s'arrachant aux étreintes de ses amis franchit bravement la passerelle.
L'industrialisation avait très vite imposé ses contraintes - tâches mécaniques, routinières et parcellaires - et les travailleurs étaient dépossédés de tout contrôle sur l'organisation et les résultats de leur travail.
La fortune à ses lois asservit tous les temps.
Le bourgeois n'a d'autre rêve que de posséder alors que l'artiste n'a d'autre possession que ses rêves.
Cette manière d'élever le journalisme à la hauteur d'un spectacle permet à ses promoteurs de laisser croire qu'ils ont du talent.
Tout art a ses racines dans le primitif ou alors il devient décadent.
Fêtes nationales ?... Fêtes religieuses ?... Le peuple n'est pas toujours tellement regardant, quant à l'origine de ses joies. Pourvu qu'il s'amuse, il n'en demande pas davantage.
Nul n'est puni à cause de ses pensées.
On pense, on pense encore A celle qu'on adore, Et l'on revient toujours A ses premiers amours.
Un prêtre qui convertit un mourant ressemble à celui qui a longtemps courtisé une femme sans arriver à ses fins ; pour finir, il la saoule et couche avec elle.
L'argot est un langage qui tombe la veste et crache dans ses mains, mais fait le boulot.
Personne n'est propriétaire du bonheur, on a parfois la chance d'avoir un bail, et d'en être locataire. Il faut être très régulier sur le paiement de ses loyers, on se fait exproprier très vite.
Il n'avait pas eu encore le temps de prendre un tailleur et un chapelier parisiens. Avec ses cheveux longs et son petit chapeau, son ample redingote et son parapluie de famille, on l'aurait pris volontiers pour un bon paysan en [...] ► Lire la suite
Chaque réalisation valable, grande ou petite, a ses étapes de corvée et de triomphe : un début, une lutte et une victoire.
La modestie doit être la réaction naturelle de l'homme qui reçoit les acclamations que lui ont valu le sang versé par ses subordonnés et le sacrifice de ses amis.
Le grand théâtre des passions, qu'il s'agisse de politique, de philosophie ou de religion, intéressera Courbet juqu'à sa mort, le dernier jour de l'année 1877. Une illustration particulière en est donnée avec la section sur le « Fait religieux » [...] ► Lire la suite
La guerre n'existerait pas, sans la littérature. Et il n'y aurait plus de crime possible, si le meurtrier ne pouvait pleurer un peu sur ses victimes.
Puisse le Grand Esprit vous envoyer ses présents les mieux choisis. Puisse le Père soleil et la Mère lune vous éclairer de leurs plus doux rayons.
La vertu de la science qui l'empêche de sombrer dans le délire, c'est que sans arrêt des données nouvelles arrivent et l'aménent à modifier ses visions et ses idées.
Hier lors de notre rencontre Je libérais mon âme de la nuit de ses chaînes
Qui peut compter ses millions n'est certainement pas milliardaire.
On fuit plutôt les moeurs corrompues de son siècle que les bons exemples de ses aïeuls.
C'est surtout ce qu'on ne comprend pas qu'on explique. L'esprit humain se venge de ses ignorances par ses erreurs.
Le scélérat a ses vertus, comme l'honnête homme a ses faiblesses.
La meilleure façon qu'on ait de ramener toutes ses peines à leur juste valeur, c'est de se croire déjà passé.
Calendrier : il perd ses feuilles en toutes saisons.
Le sommeil est le fleuve souverain de la vie et le rêve ses alluvions !
Un homard, c'est autre chose qu'un poisson ! Vivre dans une carapace, autrement dit avoir ses os autour de soi, quel changement radical cela doit être dans la façon de comprendre la vie.
Affreuse condition de l'homme ! Il n'y a pas un de ses bonheurs qui ne vienne d'une ignorance quelconque.
Il est encore plus facile de juger de l'esprit d'un homme par ses questions que par ses réponses.
La tâche première d'un commandant d'hommes est de préserver ses hommes de la mort. Autrement, de commandant on devient gardien de cimetière.
Dominer ses entraves, se libérer ou alors la vie est trop torturante et vivre n'est plus supportable.
La connaissance de quelque chose, puisque toutes choses ont des causes, n'est acquise ou complète que si elle est connue par ses causes.
L'artiste est un joueur qui réserve sa plus grosse mise pour ses écrits.
L'homme asservit tout ce qu'il touche, la nature, ses semblables, et davantage encore celui qu'il accable de son amour, homme ou femme.
Pour se faire excuser ses bassesses, ou pour les justifier, l'homme a besoin de savoir qu'il y a pire que lui.
On juge quelqu'un par le bruit de ses pas : seul résonne le pas de celui qui est suivi.
Un acte de vertu, un sacrifice ou de ses intérêts ou de soi-même, est le besoin d'une âme noble, l'amour-propre d'un coeur généreux, est, en quelque sorte, l'égoïsme d'un grand caractère.
Mystère insondable du coeur humain qui s'attache à une créature malgré ses vices !
D'où vient à l'homme la plus durable des jouissances de son coeur, cette volupté de la mélancolie, ce charme plein de secrets, qui le fait vivre de ses douleurs et s'aimer encore dans le sentiment de sa ruine ?
Être auteur, c'est assumer ses idées pour le meilleur et pour le pire.
On fait avec le vieux parent comme on a fait avec ses enfants. On fait ce qu'on sait faire. On devient tyrannique.
C'est rarement dans les endroits où on finit ses nuits qu'on trouve celle avec qui on va finir ses jours.
Un homme est plus franc et sincère avec ses émotions qu'une femme.
Une nation est une société unie par des illusions sur ses ancêtres, et par la haine commune de ses voisins.
La richesse, le confort et, accessoirement, l'ineptie d'une nation se mesurent aux sujets de préoccupation de ses élites.
La pintade étale ses coloris sur son plumage et l'homme garde les siens dans son coeur.